Symphonie nº 40 de Mozart

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Symphonie nº 40 en sol mineur
KV. 550
Image décrite ci-après
Mozart par Doris Stock en 1789.

Genre Symphonie
Nb. de mouvements 4
Musique Wolfgang Amadeus Mozart
Effectif Orchestre symphonique
Dates de composition 25 juillet 1788
Partition autographe Société philharmonique de Vienne
Création inconnue
Versions successives
1791 (ajout d'une partie de clarinettes)
Représentations notables
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Symphonie no 40 en sol mineur,
KV 550

I. Molto allegro

II. Andante

III. Menuetto, Allegretto-Trio

IV. Allegro assai

La Symphonie no 40 en sol mineur, KV. 550 a été composée par Wolfgang Amadeus Mozart durant l'été 1788.

Historique[modifier | modifier le code]

Écrite par le musicien trois semaines après la Symphonie no 39, elle est achevée le 25 juillet 1788 (ses trois dernières symphonies, dont celle-ci, sont terminées en moins de deux mois). Les circonstances précises de sa composition restent inconnues. La partition a été remaniée après 1791 par l'ajout d'une partie de clarinettes ce qui est inhabituel dans la symphonie classique. La rumeur à propos du fait que cette symphonie n'ait pas été jouée semble fausse ; en effet, si Mozart a modifié sa nomenclature en ajoutant une partie de clarinette, c'est bien qu'il avait entendu sa première version et qu'elle lui convenait mieux en ajoutant la partie de clarinette.

Le manuscrit a appartenu un temps à Johannes Brahms.

La 40e Symphonie est dans un ton et une atmosphère tout différents. Après des moments épiques de spiritualité dans la 39e Symphonie en mi bémol majeur, Mozart développe dans la sol mineur un sentiment tragique et angoissé. Probablement, la perte d’une fille en bas âge et l’impopularité dont souffrait le compositeur l’ont-elles poussé à exprimer sa douleur dans sa symphonie. Elle est aujourd’hui immensément populaire, de loin la plus jouée du compositeur, et même l'une des œuvres de musique classique les plus jouées aujourd’hui ; la véhémence géniale de son artisanat furieux plaît énormément de nos jours, alors qu’il y a un siècle, on la considérait comme une charmante œuvre galante.

Orchestration[modifier | modifier le code]

Instrumentation de la symphonie nº 40
Cordes
premiers violons, seconds violons,
altos, violoncelles, contrebasses
Bois
1 flûte,
2 hautbois,
2 clarinettes en si bémol,
2 bassons
Cuivres
2 cors en si bémol et en sol

Structure[modifier | modifier le code]

Thèmes principaux, par mouvement
Thèmes des quatre mouvements

Elle comporte quatre mouvements et son exécution demande environ un peu moins d'une demi-heure.

  1. Molto allegro (à 2/2, en sol mineur, 299 mesures)
  2. Andante (à 6/8, en mi bémol majeur, 123 mesures)
  3. Menuet et Trio (à 3/4, en sol mineur, 84 mesures)
  4. Allegro assai (à 2/2, en sol mineur, 308 mesures)

Durée : environ 36 minutes

Analyse[modifier | modifier le code]

Cette symphonie se rapproche fortement de la Symphonie no 25 en sol mineur ; elle est d’ailleurs construite identiquement quant aux mouvements et c'est, avec cette dernière, la seule écrite en mineur. À noter que Mozart écrivit, dans sa prime jeunesse (à l'âge de 8 ans), une troisième œuvre symphonique en mineur, dite « Odense ».

Le début du premier mouvement est totalement différent des productions précédentes de Mozart. Pas de thème marquant, comme dans les symphonies nos  25, 30, 31, 32, 33, 34 et 35 ; pas d’introduction lente comme dans les numéros 36, 38 et 39. L’exposition, inexistante, laisse tout de suite place au développement du thème initial. Le Molto allegro est lancinant, pathétique en son centre, d’une atmosphère sombre. La gravité de l’Andante, résigné, mais nettement moins pathétique que celui de la no 25, obtient pour réponse un menuet pugnace, presque provocateur, et un trio volontairement naïf dont la mélancolie se fait ressentir.

Enfin, le finale Allegro Assai reprend les arpèges du premier mouvement, avec encore plus de violence. On y ressent une colère qu’aucune coda n’apaisera.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-René Tranchefort, Guide de la musique symphonique, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique »,‎ 1998 (1re éd. 1986), 896 p. (ISBN 2-213-01638-0), p. 520
  • Jean Massin et Brigitte Massin, Wolfgang Amadeus Mozart, Paris, Fayard, coll. « Bibliothèque des grands musiciens »,‎ 1990 (1re éd. 1970), 1195 p. (ISBN 978-2-213-00309-2), p. 1078