Symphonie nº 3 de Scriabine

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La Symphonie en do mineur op. 43 « Le divin Poème » est la dernière des trois symphonies écrites par Alexandre Scriabine.

Cette symphonie a été écrite entre 1903 et 1904, soit deux ans après sa deuxième symphonie. Elle fut créée à Paris le 29 mai 1905 par l’Orchestre Colonne sous la direction d'Arthur Nikisch. Une partie de l'œuvre fut écrite dans la datcha, été 1903, voisine de celle des parents de Boris Pasternak, le futur Prix Nobel était fasciné par Scriabine "j'avais douze ans, je ne comprenais pas la moitié de leurs arguments, mais Sciabine me conquit par la fraicheur de son esprit. Je l'aimais à la folie"[1].

Elle se compose de trois mouvements et son exécution demande environ cinquante minutes.

  1. Introduction et Luttes : allegro, mystérieux, tragique-sombre, haletant, précipité
  2. Voluptés : lento, sublime-vivo, divin essai
  3. Jeu divin : allegro, avec une joie éclatante

Les mouvements se sont unis par le motif de l’affirmation présenté pour la première fois dans l’introduction brève en mode mineur et d’une caractère sombre.

L'œuvre repose sur un programme censé décrire l'évolution, en trois étapes, de l'âme humaine : lutte libératoire, plaisir et joie de la liberté retrouvée[2].

Cette idée vraiment nietzschéenne est réalisée dans le cadre d’un forme assez traditionnelle (ressemblant à celle de la Symphonie de César Franck): l’allegro de sonate d’une grande ampleur, le mouvement central habilement orchestré et le finale terminant par une coda triomphale reprenant le motif d’introduction mais en majeur.

Scriabine attache beaucoup d’importance à cet œuvre, le considérant le manifeste de sa doctrine religieux et philosophique.

Notes et références[modifier | modifier le code]