Symphonie nº 35 de Mozart

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La Symphonie no 35 en ré majeur, KV 385, est une symphonie composée par Wolfgang Amadeus Mozart en juillet-août 1782.

Historique[modifier | modifier le code]

En juillet 1782, Mozart, résidant à Vienne, venait de célébrer son mariage avec Constance Weber, contre l’avis de son père qui n’appréciait pas la jeune femme. Il reçut alors une commande de la part de Sigmund Haffner, maire de Salzbourg, qui venait d’être anobli et désirait une sérénade pour célébrer l’évènement (Mozart lui avait déjà consacré une œuvre, la Sérénade no 7 en ré majeur « Haffner », KV 250, en 1776).

Le 27 juillet, Mozart expédiait à Salzbourg deux menuets et promettait le plus rapidement possible le reste de la sérénade. Mais, alors que le compositeur avait presque achevé son travail, Haffner annula probablement sa commande et la partition tomba dans l’oubli.

En décembre, Mozart reprit sa partition pour l’un de ses concerts à venir. Il la modifia légèrement en fonction de sa nouvelle destination : la Symphonie no 35 en ré majeur « Haffner » était née.

Orchestration[modifier | modifier le code]

Instrumentation de la symphonie nº 35
Cordes
premiers violons, seconds violons,
altos, violoncelles, contrebasses
Bois
2 flûtes,
2 hautbois,
2 clarinettes en la,
2 bassons
Cuivres
2 cors en ré,
2 trompettes en ré
Percussions
timbales (en ré et la)

Structure[modifier | modifier le code]

Cette symphonie conserve en grande partie son caractère original de sérénade. Elle est légère et gaie comme la Symphonie no 4 en la majeur « Italienne » de Felix Mendelssohn. Son découpage habituel est le suivant :

  1. Allegro con spirito (en ré majeur, 4/4, 204 mesures)
  2. Andante (en sol majeur, 2/4, 84 mesures)
  3. Menuet et Trio (en ré majeur, 3/4, 52 mesures)
  4. Presto (en ré majeur, 4/4, 264 mesures)

Cette symphonie dure environ 22 minutes.


\relative c' {
  \override Score.NonMusicalPaperColumn #'line-break-permission = ##f
  \tempo "Allegro con spirito"
  \key d \major
  \time 2/2
  <<
    { d1\f | } \\
    { d1 | }
  >>
  \appoggiatura { d32[ d'] } d'2~ d4.. d,,16 |
  cis4-. cis''-. r r8. cis,,16 |
  b4 b8. b16 b4.\trill( a16 b) |
  a4-. a''-. r2 |
  g,4\p g8. g16 g4 g |
  d'2( cis8) r r4
}

Le premier mouvement noté Allegro con spirito, est dramatique et brillant ; d’une violence peu ordinaire, il semble l’échafaudage d’un drame échappant aux lois galantes de Salzbourg, se profilant dans de nouveaux horizons et repoussant les limites de la musique de cour.

Le mouvement lent, noté aujourd’hui Andante, est d’une grâce lyrique prononcée. Tout comme le reste des mouvements de la symphonie, il est très court, mais non moins agréable.

Le menuet, très joyeux et animé, ne présente pas d’autre intérêt que de préparer l’oreille du spectateur au finale, véritable explosion de bonne humeur qui doit être joué « le plus vite possible ».

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-René Tranchefort, Guide de la musique symphonique, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique »,‎ 1998 (1re éd. 1986), 896 p. (ISBN 2-213-01638-0), p. 514