Symphonie nº 1 de Beethoven

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Symphonie no 1 en do majeur
Opus 21
Genre Symphonie
Nb. de mouvements 4
Musique Ludwig van Beethoven
Effectif Orchestre symphonique
Durée approximative env. de 27 à 30 min
Dédicataire Van Swieten
Création 2 avril 1800
Burgtheater Drapeau du Land de Vienne Vienne

La symphonie no 1 en do majeur opus 21 du compositeur allemand Ludwig van Beethoven, est la première de ses neuf symphonies. Elle a été composée en 17991800[1] et créée le 2 avril 1800 au Burgtheater à Vienne. Elle est dédiée au baron Van Swieten, mélomane, ami de Wolfgang Amadeus Mozart et de Joseph Haydn, et l'un des premiers protecteurs de Beethoven à Vienne[2]. Bien reçue par le public, l'œuvre fut cependant critiquée pour son aspect novateur: importance des cuivres, ouverture ne débutant pas par la tonalité principale, nombreuses modulations, troisième mouvement (faussement intitulé Menuetto) trop rapide, etc., malgré une structure très classique.

Sommaire

[modifier] Histoire de l'œuvre

Beethoven livre sa première symphonie en pleine maturité, il a trente ans[3] et a déjà produit quelques chefs-d'œuvre (concertos, sonates pour piano, trios et quatuors). Élève de Joseph Haydn et admirateur de Mozart, il reste marqué par leur influence dans l'écriture de la première symphonie comme la seconde qui restent proches de l'esthétique classique du XVIIIe siècle.

[modifier] Orchestration

Elle est écrite pour orchestre symphonique.

Instrumentation de la 1re symphonie de Beethoven
Cordes
premiers violons, seconds violons,
altos, violoncelles, contrebasses
Bois
2 flûtes, 2 hautbois,
2 clarinettes en ut, 2 bassons
Cuivres
2 cors en ut et en fa, 2 trompettes en ut
Percussions
2 timbales en do et en sol

[modifier] Structure

La première symphonie de Beethoven, comme la plupart des symphonies classiques, comprend quatre mouvement et son exécution dure un peu moins d'une demi-heure.

I
Adagio molto -
Allegro con brio
- 4/4 -
- 2/2 -
croche = 88
blanche = 112
do majeur
II
Andante cantabile con moto - 3/8 -
croche = 120
fa majeur
III
(Menuetto) Allegro molto e vivace - 3/4 -
blanche pointée = 108
do majeur
IV
(Finale) Adagio -
Allegro molto e vivace
- 2/4 -
croche = 63
blanche = 88
do majeur

[modifier] Analyse

[modifier] I - Adagio molto – Allegro con brio

À la manière de Haydn, il débute par une introduction lente Adagio molto de douze mesures créant une certaine ambiguïté dans la tonalité de l'œuvre. Le ton d'ut majeur n'est affirmé que dans l'Allegro con brio de forme sonate classique. Le premier thème, impétueux et jubilatoire, contraste avec le second, plus mélodieux. Le développement est très modulant, exclusivement construit sur le premier thème. La réexposition reprend les deux thèmes, le premier varié, le second textuel, mais à la tonique au lieu de la dominante. Le mouvement s'achève sur une coda assez conventionnelle.

[modifier] II - Andante cantabile con moto

Andante cantabile con moto, ce mouvement de forme sonate reprend certains procédés de la Symphonie n° 40 de Mozart. Le premier thème de l'exposition est exploité en fugato à quatre voix. Les entrées successives sont largement espacées, ce qui donne une sensation de clarté à la polyphonie. Le second thème est une sorte de conséquent. Après une codetta où les timbales jouent un rôle d'ostinato, Beethoven recommandait une reprise da capo que la plupart des chefs d'orchestre occultent aujourd'hui. Le développement met en valeur de nombreuses modulations et l'ostinato rythmique. La réexposition est variée et se conclut par une coda, elle-même variée.

[modifier] III - Menuetto (Allegro molto e vivace)

C'est le mouvement le plus original de la symphonie. Malgré son intitulé, c'est un véritable scherzo. L'Allegro molto e vivace est d'ailleurs un tempo trop rapide pour un menuet. Le thème du menuet est développé, puis repris sous une forme variée. Celui du trio est un deuxième scherzo enchâssé dans le premier et qui adopte la même structure que le précédent.

[modifier] IV - Finale (Adagio – Allegro molto e vivace)

L'Allegro molto e vivace de forme sonate débute par un court Adagio, montée progressive de la gamme de sol. C'est un mouvement dans le plus pur style haydnien. Les deux thèmes sont allègres, en notes piquées et répétées pour le premier, en dialogue syncopé pour le second. Le développement est exclusivement sur le premier thème, lequel sera écourté dans la réexposition alors que le deuxième thème est allongé et suivit d'une coda.

[modifier] Repères discographiques

[modifier] Références monophoniques

[modifier] Références stéréophoniques

[modifier] Notes et références

  1. Le manuscrit ayant été perdu, on ne connaît pas la date exacte d'achèvement. Selon Marc Vignal une ébauche était réalisée en 1796 qui sera reprise sous une forme modifiée pour le finale de la première symphonie
  2. Beethoven avait prévu de dédicacer l'œuvre à Maximilien François d'Autriche avant le décès accidentel de ce dernier
  3. Mozart compose sa première symphonie à neuf ans, Schubert à seize ans

[modifier] Sources

  • Guide illustré de la musique symphonique de Beethoven par Michel Lecompte - Fayard 1995 (ISBN 2-213-03091-X)
  • Guide de la musique symphonique sous la direction de François-René Tranchefort - Fayard 1992 (ISBN 2-213-01638-0)

[modifier] Liens externes

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