Sylvia Bourdon

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Sylvia Bourdon

Nom de naissance Sylvia Bourdon
Surnom Sylvia Bourbon
Naissance 1949
Cologne, Allemagne
Nationalité Drapeau de la France France

Sylvia Bourdon, née en 1949 à Cologne en Allemagne, est une actrice pornographique française d'origine allemande et une militante européenne.

Carrière[modifier | modifier le code]

Au cinéma comme actrice du X[modifier | modifier le code]

Sylvia Bourdon fait ses premières apparitions comme actrice du X dans des loops tournés aux Pays-Bas et distribués clandestinement en France (Cake Orgy de Lasse Braun en 1972). En 1975, elle interprète la femme mûre et insatiable nommée Barbara dans le film pornographique Le Sexe qui parle. Son succès d'actrice est couronné par un film compilation qui porte son nom : Sylvia dans l'extase. Elle apparaît aussi aux côtés de Claudine Beccarie, une autre pionnière du X en France dans le documentaire Les Pornocrates. Sa renommée devient internationale avec le succès du film Candice Candy en 1975, où elle joue Candice, une éditrice frigide. Ce film a été distribué aux États-Unis sous le titre Candy's Candy. Elle fait sa dernière apparition au cinéma en 1977[1]. En 1987, elle est filmée par Gérard Courant pour son anthologie cinématographique Cinématon.

Comme galeriste[modifier | modifier le code]

Après sa carrière d'actrice du X dans les années 1970, Sylvia Bourdon se reconvertit dans le milieu artistique[2]. En 1978, elle qui aime s'entourer d'artistes et d'écrivains inaugure la première galerie d'art érotique[3] en Europe.

Les artistes contemporains les plus célèbres y exposent comme Recalcati, Sandorfi, Schlosser, Jean-Jacques Lebel, Bona, Ljuba, Rustin, Mimo Rotella, Pardo, Roussille, Journiac, Moretti, Neiman, Opan (Roger Talon, designer du TGV) des photographes tels que Irina Ionesco, Jean-François Bauret, Claude Alexandre y sont exposés, ainsi que Bellmer et parfois quelques dessins de Picasso. André Pieyre de Mandiargues, Philippe Sollers, Pierre Bourgeade, Isaure de Saint Pierre collaborent régulièrement.

L'exposition la plus originale est « Erotical Portrayal of Sylvia Bourdon » où plusieurs artistes de renom exécutent son portrait érotique. Le texte de Pierre Bourgeade qui accompagne l'exposition fait scandale.[réf. nécessaire]

Engagements[modifier | modifier le code]

Pour l'Union européenne[modifier | modifier le code]

À partir de 1985, Sylvia Bourdon s'engage pour la monnaie unique en organisant dans tous les États membres de l'Union européenne, le « concours graphique pour la monnaie unique » sous l'égide de Icograda (International Council of Graphic Designers), la Commission européenne et le Parlement européen[4].

La chercheuse Oriane Calligaro, du Robert Schuman Center for Advanced Studies de San Domenico di Fiesole, près de Florence, évoque l'initiative de Sylvia Bourdon en faveur de la monnaie unique dans sa thèse de doctorat soutenue en 2011[5].

Autres[modifier | modifier le code]

Elle devient PDG de la société Vactec en décembre 2010.[réf. nécessaire], société en cours de liquidation judiciaire[6]

Depuis 2011, elle se rapproche de la mouvance identitaire. Elle devient notamment rédactrice occasionnelle pour le site Riposte laïque.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Amour est une fête, éditions Belfond, 1976, réédité aux éditions Blanche en 2001
  • Le Sceau de l'infamie, 2001, Mango Documents

Notes et références[modifier | modifier le code]

Autorité[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Filmographie sur imdb.com.
  2. Christophe Deloire, Christophe Dubois, Sexus Politicus, Albin Michel,‎ 2006 (ISBN 2226172556), p. 94
  3. « La bataille pour l'écu de l'ex-star du X », sur liberation.fr.
  4. L'Express, « Le témoignage de Sylvia Bourdon », 15 décembre 2001.
  5. Oriane Calligaro, « Negotiating Europe: EU Promotion of Europeanness and Non-Institutional Actors since the 1950s », thèse de doctorat, Florence, Institut universitaire européen, 2011, pp. 266-275.
  6. « Fiche Societe.com de la société Vactec »