Syagrus romanzoffiana

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Syagrus romanzoffiana, parfois appelé Palmier Pindó, Ybá pitá ou palmier de la reine est une plante de la famille des arécacées.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un grand palmier pouvant atteindre 12 à 15 m de hauteur[1], au feuillage d'un aspect "plumeux". Le stipe, grisâtre, porte les cicatrices à l'aspect annelé des feuilles tombées. Les grandes feuilles persistantes sont pennées, d'aspect plumeux, pouvant mesurer jusqu'à 4,5 m de longueur environ[1].

Les fleurs du palmier reine sont de couleur blanc-crème et disposées en inflorescences ramifiées qui apparaissent entre les feuilles et mesurent jusqu'à 90 cm de long. Les fruits de Syagrus romanzoffiana mesurent de 2 à 3 cm, sont ovoïdes, jaunes, et ressemblent à de petites dattes non comestibles.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Natif du sud du Brésil, du Paraguay et du nord-est de l'Argentine, notamment dans le Gran Chaco. Comme c'est devenu une plante ornementale, il a été introduit à cet effet dans d'autres régions subtropicales du monde, étant d'usage courant en urbanisme. Il tolère bien les sols relativement pauvres et les températures relativement fraîches.

Systématique[modifier | modifier le code]

Synonymes :

  • Arecastrum romanzoffianum (Cham.) Becc.
  • Cocos romanzoffiana Cham. (basionym)

Culture[modifier | modifier le code]

C'est un beau palmier de croissance relativement rapide, mais à relativiser par rapport à lenteur de croissance des palmiers de manière générale. Son inconvénient est son manque de rusticité, qui réduit son aire de culture à la zone de l'oranger. En effet, des températures de --7 °C peuvent lui être fatales. Il est devenu populaire sur la Côte d'Azur depuis les années 2000.

Il reste de par ces qualités ornementales, un palmier qui bénéficie d'un engouement pour nos climats tempérés.

Des sujets peuvent être admirés au jardin botanique de Pamplemousses à Maurice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Juan-Alberto Rodriguez Pérez, Flore exotique dans les îles Canaries, Leon, Espagne, Editorial Everest,‎ 1990, 236 p. (ISBN 84-241-4668-9), p. 19

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :