Swing Low, Sweet Chariot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Partition de la chanson (1873)

Swing Low, Sweet Chariot est une chanson de type Negro spiritual qui vient des États-Unis. La chanson a également un lien important avec l'équipe d'Angleterre de rugby à XV et elle est régulièrement chantée lors des matches de cette équipe.

Historique[modifier | modifier le code]

Swing Low, Sweet Chariot a été composé par Wallis Willis, ancien esclave indien Choctaw affranchi et vivant dans les anciens territoires indiens. Il s'est inspiré de la Rivière Rouge (Mississippi), qui lui rappelait le Jourdain, et du prophète Élie qui aurait rejoint le paradis dans un chariot.

Certaines sources suggèrent que cette chanson et Steal Away Jesus (aussi composé par Wallis Willis) comportent des références cachées au Chemin de fer clandestin (Underground Railroad).

C'est peu probable puisque ni l'une ni l'autre chanson n'a été entendue en dehors de la nation Choctaw jusqu'après la fin de la guerre de Sécession américaine. C'est à cette époque que Alexander Reid, pasteur dans une école du territoire Choctaw, entend chanter la chanson de Willis et retranscrit les paroles et la mélodie.

Il l'envoie aux Fisk Jubilee Singers (groupe de chanteurs noir-américain des années 1870) de l'Université de Fisk à Nashville, Tennessee. Les Jubilee Singers rendent populaire cette chanson durant leur tournée aux États-Unis et en Europe. Plus tard, d'autres groupes célèbreront cette chanson en l'adaptant quelquefois. Parmi eux, le groupe "les Mariners", Elvis Presley, Eric Clapton, Joan Baez.

Les paroles initiales[modifier | modifier le code]

(Chorus)

Swing low, sweet chariot
Coming to carry me home
Swing low, sweet chariot
Coming to carry me home
I looked over Jordan and what did I see
Coming for to carry me home
A band of angels coming after me
Coming for to carry me home

(Chorus)

If you get there before I do
Coming for to carry me home
Tell all my friends I'm coming too
Coming for to carry me home

(Chorus)

Sometimes I'm up and sometimes I'm down
Coming for to carry me home
But still my soul feels heavenly bound
Coming for to carry me home

(Chorus)

Traduction:

Balance toi doucement, doux chariot

Venu me porter chez moi

Balance toi doucement, doux chariot

Venu me porter chez moi

Je regardais le Jourdain et qu'ai je donc vu

Venu pour me porter chez moi

Une bande d'ange arrivait vers moi

Venu pour me porter chez moi

Les paroles des Mariners[modifier | modifier le code]

Swing low, Sweet Chariot
Comin' for to carry me home;
Ô, Swing low, sweet chariot
Comin' for to carry me home.
I looked over Jordan, and what did I see,
Comin' for to carry me home ?
A band of angels comin' after me,
Comin' for to carry me home.
If you get there before I do
Comin' for to carry me home,
Tell all my friends I'm comin' too
Comin' for to carry me home.
Ô, Roll the all, chariot along,
Roll the all, chariot along,
Roll the all, chariot along,
And I won’t be left behind.
All over
Roll the all, chariot along
Roll the all, chariot along
Roll the all, chariot along
And I won’t be left behind
Swing low, sweet chariot,
Comin' for to carry me home;
Ô swing low, sweet chariot,
Comin' for to carry me home.

L'usage au rugby à XV[modifier | modifier le code]

Cette chanson fit son apparition lors du dernier match de l'Angleterre de la saison 1987-88 contre l'Irlande au Stade de Twickenham. L'Angleterre avait alors perdu 15 de ses 23 derniers matches dans le Tournoi des cinq nations et les spectateurs de Twickenham n'avaient vu qu'un seul essai anglais en deux ans[1]. L'Irlande menait 3-0 à la mi-temps, mais les Anglais se réveillèrent en seconde période, et inscrivirent 6 essais pour gagner 35-3. Trois des essais vinrent de Chris Oti, un joueur noir qui faisait ce jour-là ses débuts à Twickenham. Un groupe venu de l'école bénédictine de Douai (en Angleterre) commença à chanter l'hymne gospel favori de leur club de rugby, le Swing Low, Sweet Chariot, en honneur de leur nouveau héros, et tout le stade se joignit à eux. Depuis, les spectateurs anglais, entonnent ce chant, devenu l'hymne officieux du XV de la Rose, dès que leur équipe prend le dessus dans un match. L'Équipe d'Angleterre est revenue de sa victoire à la Coupe du Monde 2003 en Australie dans un avion où l'on pouvait entendre le fameux Sweet Chariot.

Il existe également une version gestuelle de Sweet Chariot qui devient ainsi une chanson à boire.

Évocation Littéraire[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage biographique Mon éducation - Un livre des rêves, l'écrivain William S. Burroughs rêve de la chanson[2].

Versions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://lespetiteshitsoiresdusport.over-blog.net/article-la-petite-histoire-de-swing-low-sweet-chariot-66873827.html
  2. trad. par Sylvie Durastanti, parue chez Christian Bourgois éditeur (2007) (ISBN 978-2-267-01882-0) in Le cabanon sur le lac