Swami Chidvilasananda

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Le portrait de Gurumayi Chidvilasananda devant celui, plus grand, de Swami Muktananda, dans un « ashram » à Sydney

Swami Chidvilasananda, appelée communément Gurumayi Chidvilasananda (née Malti Shetty le 24 juin 1955 à Mumbai, Inde) est la responsable hindoue actuelle du Siddha Yoga, dans la lignée de Swami Muktananda.

Biographie[modifier | modifier le code]

Swami Chidvilasananda a un frère, Swami Nityananda[1], (Subhash Shetty, né en 1962). Elle rencontre Swami Muktananda à l'âge de 10 ans[2]. Elle reçoit de Muktananda l'initiation traditionnelle dite Shaktipat à l'âge de 14 ans[2], commence à suivre formellement son enseignement[3] puis devient sa traductrice pour l'anglais dès l'âge de 15 ans[4].

En mai 1982, Swami Chidvilasananda est choisie par Swami Muktananda pour lui succéder[2] (avec son frère Nityananda, mais celui-ci renonce à la fonction trois ans plus tard suite à un conflit entre les deux[2]). Elle devient le seul leader officiel de la lignée du Siddha Yoga.

Des journalistes de salon.com et du New-York Post pensent que le gourou présenté dans l'ouvrage d'Elizabeth Gilbert Mange, prie, aime : La quête spirituelle d'une femme à travers l'Italie, l'Inde et l'Indonésie[5] et son adaptation cinématographique est inspiré de Swami Chidvilasananda[6],[7]

Meg Ryan[8], Melanie Griffith, Isabella Rossellini, Diana Ross et Don Johnson[6],[9] font partie des célébrités qui se rendent à son ashram.

Cette association aux célébrités est parfois critiquée, puisque Swami Chidvilasananda est une sannyasin, une renonçante, ayant en particulier fait vœu de pauvreté. Linda Johnsen considère que cet écart est acceptable, citant un prêtre hindou dans son ouvrage qui lui aurait dit "La Déesse est beauté et richesses. La prospérité est un don de la Mère Divine » [10]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Graceful Guru: Hindu Female Gurus in India and the United States, Karen Pechilis, Oxford University Press US, 2004, pg. 225
  • (en) Linda Johnsen, Daughters of the Goddess: The Women Saints of India, Yes International Publishers,‎ 1994 (ISBN 0-936663-09-X) Google Books

Références[modifier | modifier le code]

  1. à ne pas confondre avec le Bhagawan Nityananda
  2. a, b, c et d Douglas Brooks, Swami Durgananda, Paul E. Muller-Ortega, Constantina Rhodes Bailly, S.P. Sabharathnam. Meditation Revolution: a History and Theology of the Siddha Yoga lineage. (Agama Press) 1997, p.62
  3. The Graceful Guru: Hindu Female Gurus in India and the United States, Karen Pechilis, Oxford University Press US, 2004, pg. 225
  4. Sarah Caldwell, « The Heart of the Secret: A Personal and Scholarly Encounter with Shakta Tantrism in Siddha Yoga », Nova Religio, vol. 5, no 1,‎ 2001, p. 9–51 (DOI 10.1525/nr.2001.5.1.9, lire en ligne [Reprint]) PDF - page 22
  5. Mange, prie, aime : La quête spirituelle d'une femme à travers l'Italie, l'Inde et l'Indonésie, Paris, Éditions Calmann-Lévy, 2008, 453 p. (ISBN 978-2-7021-3904-2)
  6. a et b Shah, Riddhi. The "Eat, Pray, Love" guru's troubling past." Salon.com, August 14, 2010. Retrieved November 07, 2011
  7. Stewart, Sara. "Eat pray zilch." The New York Post, 2010-08-10.
  8. (en) « NYTimes:Style:New York », This Year, the Jet Set Is Seeking Nirvana, New York Times,‎ June 7, 1998 (consulté le November 7, 2011)
  9. (en) Harris, Lis, « New Yorker », O Guru, Guru, Guru, NewYorker.com,‎ November 14, 1994 (consulté le November 8, 2011)
  10. Linda Johnsen, Daughters of the Goddess: The Women Saints of India, page 78

Liens externes[modifier | modifier le code]