Suzuki Shin'ichi I

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Suzuki Shin'ichi I est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Suzuki, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).

Shin'ichi Suzuki
鈴木 真一

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Vue du mont Fuji. Photographie à l'albumine colorée à la main. XIXe siècle.

Naissance Juillet 1835
Flag of Japan.svg Iwashina, Japon
Décès Décembre 1918 (à 83 ans)
Nationalité Flag of Japan.svg Japonaise
Profession
Photographe

Suzuki Shin'ichi I (鈴木 真一?, 1835–1918[1]) est le plus ancien photographe japonais reconnu comme tel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Troisième fils d'une famille appelée Takahashi[2] à Iwashina (岩科村) (aujourd'hui Matsuzaki dans la préfecture de Shizuoka) en juillet 1835. Ses deux parents meurent pendant son enfance, et, en 1854, il entre dans la famille Suzuki de Shimoda en épousant la fille de Yoshichi Suzuki qui travaillait dans l'entreprise familiale de aramono[3]. La même année, un important tsunami (provoqué par l'un des grands tremblements de terre d'Ansei) détruit le bâtiment et met fin à son activité.

Travaillant tout d'abord dans la sériciculture, Suzuki se rend souvent à Yokohama où il devient apprenti dans le studio photographique de Shimooka Renjō en 1867[4]. En 1872–1873, il est commissionné par John Reddie Black, l'éditeur du périodique The Far East, pour réaliser une série de photographie illustrant la vie dans les campagnes. Ces clichés continuent à paraitre dans les albums de Suzuki jusqu'aux années 1880[5]. En novembre 1873, Suzuki fonde son propre studio, réalisant des portraits et des albums de souvenirs. La même année, Keizō Okamoto 岡本圭三[6], le successeur de son studio à Shimooka, épouse la fille de Suzuki et il entre ainsi dans la famille Suzuki. Okamo devient alors Suzuki Shin'ichi II, et le vieux photographe change son propre nom[7]. À cette époque, Suzuki étudie la photographie auprès de Yokoyama Matsusaburo[8]. En 1884, il s'installe dans un studio tout neuf dans un bâtiment de style occidental à deux étages. Un studio annexe est ouvert dans le quartier de Kudanzaka à Tokyo, dirigé par Suzuki II[9]. Les photographies de Suzuki sont très appréciées et il gagne une récompense en 1877, et, en 1889, lui et Maruki Riyō sont commissionnés pour photographier l'empereur Meiji et sa femme. Les acheteurs de ses clichés sont pour la plupart des touristes ou des étrangers vivant au Japon, et, en plus de ces ventes, ses photographies sont distribuées par Sargent, Farsari & Co.[10]. Son studio publie au début des années 1880 dans le Guide Keeling du Japon, et dans le Japan Directory jusqu'en 1908, proposant des daguerréotypes, des photographies (dont des grands formats à l'albumine colorés à la main) et de la photographie imprimée sur de la porcelaine (une idée de Suzuki), en vente pour 12 yens chacune[11]. À partir de 1893, le studio de Yokohama est dirigé par Izaburō, le fils de Suzuki[12]. Suzuki Shin'ichi se retire de la vie active en 1892 et meurt en décembre 1918 à l'âge de 83 ans[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bennett donne la date de 1919 pour la mort de Suzuki, OJP, 291.
  2. Écrit 高橋. Son nom complet s'écrit 高橋真一; cela pourrait se prononcer Shin'ichi Takahashi mais le nom de famille a une prononciation complètement différente; il n'y a par contre pas de spécificités à la lecture. Bennett donne le nom, sans kanji, de "Yujiro Takahashi" (i.e. Yūjirō Takahashi; le livre de Bennett dispense des macrons). PiJ, 169.
  3. Fabrication de produits en bois, en osier, etc
  4. En 1866 selon Bennett
  5. Bennett, OJP, 291; PiJ, 171.
  6. Bennett, PiJ, 169.
  7. En 鈴木真, mais aucun référence n'indique la lecture de 真. C'était probablement Shin; peut-être Makoto ou quelque chose d'autre.
  8. Ou alors l'élève de Yokoyama était Shin'ichi Suzuki II, les rapports de l'époque ne sont pas clairs. Yokoe, 183; Bennett, PiJ, 83.
  9. Bennett, OJP, 236. Il n'y a plus de traces de ces studios de Tokyo après 1903. Bennett, PiJ, 171.
  10. Bennett, PiJ, 169; OJP, 233.
  11. Bennett, OJP, 236, 253, 274; PiJ, 171.
  12. Bennett, OJP, 253, 274.
  13. Bennett, PiJ, 171.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bennett, Terry. Old Japanese Photographs: Collector's Data Guide London: Quaritch, 2006. (ISBN 0955085241) (relié)
  • Bennett, Terry. Photography in Japan: 1853–1912 Rutland, Vermont : Charles E. Tuttle, 2006. (ISBN 0804836337)= (relié)
  • (ja) Nihon no shashinka (日本の写真家) / Biographic Dictionary of Japanese Photography. Tokyo : Nichigai Associates, 2005. (ISBN 4-8169-1948-1). p. 223–4. Malgré le titre alternatif en langue anglaise, tout le texte est en japonais.
  • (ja) Kaneko Ryūichi. Suzuki Shin'ichi'. Nihon shashinka jiten (日本写真家事典) / 328 Outstanding Japanese Photographers. Kyoto : Tankōsha, 2000. (ISBN 4-473-01750-8). p. 186. Malgré le titre alternatif en langue anglaise, tout le texte en japonais.
  • Yokoe, Fuminori. 'Part 3-3. Yokoyama Matsusaburo (1838-1884).' In The Advent of Photography in Japan/Shashin torai no koro, musée métropolitain de photographie de Tokyo et musée d'art de Hakodate, Hokkaido, eds. (Tokyo: Tokyo Metropolitan Foundation for History and Culture; musée métropolitain de photographie de Tokyo; Musée d'art de Hokkaido, 1997).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (ja) Suzuki within the Matsuzaki town site

Source de la traduction[modifier | modifier le code]