Susville

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Susville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton La Mure
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais
Maire
Mandat
Émile Buch
2014-2020
Code postal 38350
Code commune 38499
Démographie
Population
municipale
1 383 hab. (2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 00″ N 5° 46′ 52″ E / 44.9166666667, 5.7811111111144° 55′ 00″ Nord 5° 46′ 52″ Est / 44.9166666667, 5.78111111111  
Altitude 910 m (min. : 874 m) (max. : 1 600 m)
Superficie 10 km2
Localisation

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Liens
Site web susvilleinfo.canalblog.com

Susville est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Susvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le terroir est à risque d'effondrements karstiques liés à l'exploitation minière de la deuxième moité du XXe siècle.[1]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Peychagnard

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Motte-d'Aveillans Pierre-Châtel Saint-Honoré (Isère) Rose des vents
N Sousville
O    Susville    E
S
La Mure La Mure

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Susville est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit « La Roche Paviotte » la présence d'une maison forte : « Domus fortis de rupe paviota - Redditus dicte domus sequitur… - Propriatates dicte domus sunt hee… » (ADI B 3120, f° 185 v°) et « Castrum ruppis paviote » décrite comme : « Dictum autem castrum situatum est in loco satis eminentie » (ADI B 4443, f° 2)[2]. Elle possédait une tour carrée et deux salles superposées, le tout clos dans un mur d’enceinte.

C'est une ville minière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 décembre 1985 Georges Maugiron PCF Conseiller général du Canton de La Mure (1979-1985)
décembre 1985 juin 1998 Jean Lozier[3] PCF Mineur
septembre 1998 en cours Philippe Brun PS  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 383 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374 377 336 340 422 455 442 480 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
473 531 600 570 556 535 578 576 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
665 734 860 987 1 115 1 406 1 256 1 446 2 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 863 1 611 1 299 1 540 1 430 1 472 1 437 1 443 1 402
2011 - - - - - - - -
1 383 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, une importante exploitation minière d'anthracite se développe au site minier de Villaret.

À partir du 2004, un débat public a eu lieu pour ou contre le projet d'un parc éolien au Col du Senépi, au lieu dit Pierre Plantée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Puits du Villaret : Foré en 1948 jusqu'à 270 m, son chevalement date de 1953. Sa fermeture en 1997 met un terme à l'exploitation du charbon dans le bassin du Dauphiné. Il est le dernier vestige du carreau du Villaret non loin de l'imposant magasin en pierre. Le Site minier du Villaret a été labellisé Patrimoine en Isère[6].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • l'étang du Crey

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Rapport de monsieur le Maire de Susville », sur http://susvilleinfo.canalblog.com (consulté le 5 août 2014)
  2. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  3. « Les obsèques du Maire Jean lozier », L'Humanité, 24 juin 1998.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Communes de l'Isère

Liens externes[modifier | modifier le code]