Sushi
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| Sushi | |
Différents types de sushi |
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| Autre nom | Souchi |
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| Lieu d'origine | |
| Date | Ve siècle av. J.-C. |
| Place dans le service | Plat principal |
| Ingrédients | Riz, algue, poisson cru |
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Le sushi (寿司, sushi?, ou souchi[1]) est un plat japonais. C'est, hors du Japon, un des plats emblématiques de la cuisine japonaise. Il est difficile de dater avec certitude l'apparition des premiers sushis. Elle aurait eu lieu aux alentours du Ve siècle av. J.-C., date à laquelle la riziculture s'installa au Japon.
Historiquement, le riz servait à la conservation du poisson. Les chinois, inventeurs de la méthode (par fermentation du riz et production d'acide lactique) jetaient le riz après fermentation. Cette méthode disparut de Chine par la suite.
Sommaire |
Types [modifier]
Il y a plusieurs sortes de sushi, notamment :
Nigiri sushi [modifier]
- Le nigiri sushi (握り寿司, littéralement sushi tenu) consiste en une boule de riz vinaigré (shari) sur laquelle est posée un neta : une tranche de poisson cru ou cuit, mais aussi des crevettes, des oursins, du crabe, de l'omelette, des légumes et bien d'autres choses encore. Un peu de wasabi est aussi ajouté.
- Le gunkanmaki (軍艦巻, littéralement rouleau « Vaisseau de guerre ») est un type particulier de nigiri sushi proche du maki (巻, rouleau). Il consiste en une simple boule de riz enveloppée dans une bande d'algue nori d'environ 4 centimètres, sur lequel seront déposés des aliments au choix, le plus connu en Occident étant celui orné d'œufs de poissons.
- Le temari sushi (手まり寿司, littéralement sushi temari) est un sushi de forme sphérique. « Temari » (手まり littéralement balle de main, au même sens que handball) étant une balle japonaise traditionnellement destinée aux enfants. Bien que peu connu dans nos contrées, sa préparation est plus aisée, il est donc largement plus courant dans les repas de famille japonais « faits à la maison ».
Maki sushi [modifier]
- Le maki sushi (巻き寿司), est obtenu en prenant une feuille d'algue séchée (nori) en étalant dessus une couche de riz et sur le tout du poisson et des légumes. Il suffit alors de rouler l'ensemble et de « coller » la feuille d'algue en l'humidifiant. Le rouleau est ensuite découpé en tranches. Le modèle de petit diamètre s'appelle hoso-maki sushi (2 cm), des variantes de plus gros diamètres sont dénommées naka-maki sushi (3 cm) et futo-maki sushi (4 cm). Le ura-maki sushi est un modèle californien avec une couche de riz par dessus la feuille de nori.
Temaki sushi [modifier]
- Le temaki sushi (手巻き寿司, littéralement « sushi roulé à la main ») est un cône formé d'une feuille d'algue séchée remplie de riz et d'autres ingrédients (poissons, légumes, etc.). On mange des temaki sushi à la main.
Oshi sushi [modifier]
- Le Oshi sushi (lit. sushi pressé dans un moule puis coupé en carrés). Il est généralement constitué de deux couches de riz entre lesquelles on dispose les ingrédients (poissons, légumes, nori, etc.) et il est surmonté d'un autre ingrédient. Le tout est pressé dans un moule rectangulaire dont le dessus et le dessous sont démontables. On mange des oshi sushi à la main. C'est la plus ancienne forme de sushi. C'est le sushi le plus facile à assembler.
Le sushi a su s'adapter à certaines habitudes alimentaires des pays où il s’est implanté, ainsi les très populaires California rolls (« rouleaux californiens ») sont nés aux États-Unis pour faire passer l'idée du poisson cru : le riz est à l'extérieur, ce qui "cache" l'algue et fait qu'il goutte moins, et la chair animale est constituée de crabe ou de goberge (surimi). C'est un sushi idéal pour les personnes voulant essayer le sushi pour la première fois.
Consommation [modifier]
Le riz à sushi est assaisonné de vinaigre de riz, de sel et de sucre. Les sushi se mangent avec des baguettes ou avec les doigts. On peut leur ajouter du wasabi, puis les tremper dans une coupelle de sauce de soja. Entre chaque sushi différent, on peut manger une tranche de gingembre mariné pour retirer le goût du précédent. Les boissons servies en accompagnement peuvent être le thé vert (notamment le Bancha Hojicha), du saké frais ou tiède, ainsi que la bière. Il est déconseillé de boire de l'eau avec les sushis, car elle inhiberait les récepteurs de goût de la bouche.[réf. nécessaire]
Au Japon, on peut manger des sushi au restaurant, un sushiya luxueux mais aussi dans un bar à sushi au comptoir ou bien dans un kaiten sushi ou kaitenzushi (littéralement sushi tournant) où les plats bon marché de couleurs différentes suivant leur prix tournent tout autour de la table. Même dans ce pays pourtant réputé cher, on peut trouver dans les grandes villes des sushis tournants où les plus gros appétits seront satisfaits pour seulement une douzaine d'euros.
Il ne faut pas confondre les sushi avec les sashimi.
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Un kaitenzushi, restaurant japonais bon marché présentant des sushis sur un tapis roulant
Dans les restaurants japonais, les plats sont parfois présentés en vitrine, sous forme d'une copie en plastique. Cela permet au client de se rendre compte de l'aspect du plat qui lui sera servi. Certains amateurs collectionnent ces reproductions de tous les types de sushi.
Les Japonais digèrent plus facilement les sushi : leur microflore intestinale est équipée de porphyranase, enzyme dégradant le porphyrane (polysaccharide des parois de Porphyra utilisée dans les sushi). Cette porphyranase étant présente chez des bactéries marines, les chercheurs pensent que les Japonais, grands consommateurs de sushi depuis des siècles, ont probablement hérité de cette capacité à dégrader les fibres des algues par transfert latéral des gènes bactériens marins vers le génome des bactéries de la microflore intestinale[2].
Sushi et santé [modifier]
Le poisson est un aliment généralement considéré comme bon pour la santé, y compris les poissons gras riches en Omega 3, mais le poisson cru peut être à l'origine d'infections et de parasitoses (ex : Anisakis (Anisakidés, nématodes parasites), Staphylocoque doré, Bacillus cereus[3]), qui semblent, selon l'U.S. Food Drug Administration en augmentation aux États-Unis, suite à la consommation de poisson cru et certains poissons situés au sommet de la chaîne alimentaire (thon rouge par exemple) peuvent avoir bioconcentré certains polluants (PCB, dioxines, méthylmercure notamment).
Le risque de parasitose est diminuée par des moyens simples : éviscération précoce des poissons et lavage rapide (dans les trois heures suivant la mort, afin d'empêcher la migration du parasite dans les muscles). Une détection des parasites déjà présents dans la chair est facilitée par « mirage » des filets (observation par transparence à la lumière). Et si on ne veut pas cuire le poisson à cœur, une congélation (à au moins -20 °C durant au moins 72 heures, 24 heures suffisant pour certains[4]) permet de tuer les parasites, mais en restant sans effet sur les polluants métalliques (plomb, mercure, cadmium). En France, les professionnels de l'alimentation désirant vendre ce genre de produit ont pour obligation de faire un contrôle visuel pour s’assurer de l’absence d’infestation visible par des parasites et un traitement par la congélation à -20 °C pendant au moins 24 h pour les produits à risque[5].
Selon la diététicienne anglaise Rachel Beller, auteur de Eat to lose, Eat to win, "Un rouleau de sushi typique contient entre 290 et 350 calories. C'est aussi l'équivalent glucidique de deux à quatre tranches de pain". Les sushis contiennent une très faible quantité de poisson, et le riz qui les accompagne est trop sucré et trop salé. Les sashimi par contre contiennent des graisses omega-3, des vitamines et des minéraux, et peu d'hydrates de carbone[6] [7].
Impact environnemental [modifier]
Alors que de nombreux stocks de poissons sont en régression, la demande en thon rouge n’est pas sans conséquence sur les stocks halieutiques, notamment en Méditerranée où la surpêche de cette espèce préoccupe les ONG et la commission européenne.
Économie [modifier]
En 2010, on compterait en France 1 580 restaurants de sushis contre 1 750 fast-food de hamburgers[8]. Cependant le chiffre d'affaires annuel du premier serait de 864 millions d'euros contre 4,5 milliards d'euros pour le second[8]. En 2011, on compterait 1 600 restaurants de sushis, soit 1 % de la restauration commerciale, pour un chiffre d'affaires annuel de 690 millions d'euros[9]. 70 % des commandes sont à emporter, 66 % des restaurants sont à Paris[9]. Sushi Shop, fondé en 1998, est en 2011 la plus grosse chaine de sushis en France avec 70 restaurants, suivent Planet Sushi (39 restaurants), Eat Sushi (33), et O'Sushi (25)[9],[10].
Les restaurants japonais leaders en France ont régulièrement fait appel à des chefs français tels que Thierry Marx ou Cyril Lignac pour adapter leurs produits aux attentes des consommateurs français[11].
Notes et références [modifier]
- Office québécois de la langue française, « sushi », sur le Grand dictionnaire terminologique, 2010. Consulté le 14 aout 2012. « La variante graphique souchi est proposée pour correspondre à l'orthographe française. »
- Jan-Hendrik Hehemann et al., Transfer of carbohydrate-active enzymes from marine bacteria to Japanese gut microbiota, Revue Nature, 8 avril 2010.
- ADAMS A. M & al.Anisakid parasites, Staphylococcus aureus and Bacillus cereus in Sushi and Sashimi from Seattle area restaurants Fiche INIST/CNRS, Journal of food protection ; 1994, vol. 57, no4, pp. 311-317, avec 39 références. ISSN:0362-028X
- F.H. Bolnot et J.J. Benet, Bull.Soc.Vét.Prat. de France, Août/septembre/octobre 2000, T.84, n°4, 231-248 télécharger le document
- règlements (CE) n°178/2002, 853/2004 et 2074/2005
- Déborah Laurent, "Les sushis peuvent être aussi caloriques qu'un menu Big Mac", 7sur7, 12 mars 2013
- Juliette Kellow, "How sushi can make you FAT: It will shock skinny celebs who swear by it, but sushi can have more calories than a Big Mac and fries", Daily Mail, 10 mars 2013
- Cécile Baraille, « Le sushi rattrape le hamburger mais reste loin du produit de masse », AFP sur Google News, le 5 février 2011
- Mathilde de Visseyrias, « Europe : la France, plus grand consommateur de sushis », Le Figaro, le 25 décembre 2011
- Liste des restaurants, Planet Sushi, consulté le 27 décembre 2011
- Le marché du sushi: Se regénérer ou se réinventer?, L'industriel, 10 octobre 2012
Voir aussi [modifier]
- Sashimi
- Maki sushi
- Makisu
- Cuisine japonaise
- Cuiseur de riz (rice cooker)
- Jirō Ono, un des meilleurs maîtres sushi au monde