Survivors Network of those Abused by Priests

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Fondée en 1989, le Survivors Network of those Abused by Priests (SNAP, pouvant se traduire en français par « Le réseau des survivants abusés par des prêtres »), est une association à but non-lucratif américaine (501c3) visant à appuyer les « survivants » (survivors[note 1]) d'abus sexuels effectués par des prêtres.

En 2007, SNAP comprend environ 4 500 membres répartis dans 55 chapitres. L'association possède des ramifications pour des groupes religieux, telles SNAP Baptist, SNAP Orthodox et SNAP Presbyterian, pour des groupes non-religieux (scout, familles) et pour certaines régions spécifiques (SNAP Australia et SNAP Germany).

Activités[modifier | modifier le code]

En 2009, SNAP appui un projet de loi new-yorkais qui forcerait les diocèses catholiques à dévoiler les noms de tous ses prêtres qui ont été transférés ou renvoyés en raison d'allégations d'abus[1].

Le 9 juin 2009, un groupe associé au SNAP a manifesté contre la promotion de Joseph Cistone comme évèque de Saginaw (Michigan)[2].

En août 2011, la Catholic League (en) accuse SNAP de diffamation envers l'archevêque Timothy M. Dolan[3] En mars 2013, dans le cadre de la succession de Benoît XVI, SNAP publie une liste intitulée The Dirty Dozen (« Les Douze Salopards », en référence au film homonyme) où douze prêtres papables sont identifiés comme ayant nuit à la cause des victimes en tentant notamment de minimiser les cas d'abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique[4],[5]. Quelques jours plus tard, l'association s'excuse de ne pas avoir considéré la traduction en français de l'expression[note 2], mais maintient ses affirmations[6].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le SNAP est régulièrement accusé de collusion d'intérêts avec des avocats qui tirent profit des procédures judiciaires déclenchées par ses membres. Ainsi, une proposition de loi soutenue par le SNAP en 2002 en Californie pour supprimer les règles de prescription dans les affaires d'abus sexuels avait été élaborée par Laurence E. Drivon, avocat et premier contributeur au SNAP. La manœuvre permit à Drivon et d'autre avocats de lancer des centaines de plaintes. De nombreux avocats sont dans des situations analogues. Au contraire, d'autres associations d'aides aux victimes refusent les donations des avocats des victimes[7].

Face à ces critiques, SNAP a reconnu en 2004 accepter les donations d'avocats chargés des affaires d'abus sexuels, mais a fait savoir qu'elle ne poussait pas ses membres à recourir spécifiquement à ces avocats[8].

Le soutien de Barbara Blaine, fondatrice du SNAP, au psychiatre Steve Taylor, alors qu'il a reconnu les charges de possession de pornographie enfantine qui pesaient contre lui, a fait l'objet de critiques[9].

SNAP a reçu en janvier 2012 une injonction de justice demandant de divulguer des informations sur des affaires d'abus sexuels. L'association est en effet soupçonnée d'avoir obtenu d'un avocat des informations en violation d'une obligation de silence décrétée par la justice. Le directeur de SNAP, David Clohessy, est menacé de peines d'amende ou de prison et a vainement cherché le soutien de la cour suprême du Missouri[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Survivors Network of those Abused by Priests » (voir la liste des auteurs)

  1. En anglais, le mot survivor est parfois utilisé pour désigner des victimes d'abus sexuels.
  2. « Salopard » a une signification beaucoup plus « dure » en français que dirty.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]