Surnoms des personnalités politiques au Québec

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Cet article présente une liste de surnoms des politiciens au Québec.

Il existe une coutume au Québec consistant à donner des surnoms aux personnalités politiques, spécialement aux Premiers ministres du Québec. Certains d'entre eux sont des signes d'admiration et d'affection, quant à d'autres, ils passent davantage comme insultes.

Premiers ministres du Québec[modifier | modifier le code]

  • Maurice Duplessis (19361939 et 1944-1959) : « Le Chef » (souvent prononcé « Le Cheuf », de façon à imiter l'ancien joual). Ce surnom était souvent utilisé pour évoquer le prétendu despotisme de Duplessis. Cependant, il avait apparemment l'habitude d'utiliser ce surnom pour parler de lui-même.
  • Daniel Johnson (père) (19661968) : « Danny Boy ». Ce surnom lui fut attribué suite à une caricature faite par le caricaturiste Normand Hudon, avant même que Daniel Johnson ne prenne le pouvoir, où il était représenté comme un cow-boy comique.
  • Robert Bourassa (19701976 et 19851994) :
    • « Boubou » (ce surnom a inspiré le terme Boubou Macoutes)
    • « Le mangeur de hot dogs » (surnom inventé par Pierre Elliot Trudeau, premier ministre du Canada)
    • « L'homme le plus détesté du Québec » (surnom utilisé par les historiens pour faire référence à l'impopularité de Robert Bourassa entre ses deux premiers mandats et l'arrivée au pouvoir de René Lévesque et du Parti québécois en 1976)
  • René Lévesque (19761985) : « Ti-Poil » (allusion à ses cheveux)
  • Jacques Parizeau (19941995) : « Monsieur » (référence à sa fierté et à son allure aristocratique) : En 2003, un documentaire sur Parizeau fut intitulé Monsieur.
  • Lucien Bouchard (19962001) : « Lulu »
  • Jean Charest (20032012):
    • « Patapouf » ou « Patapouf Premier » (ce surnom de clown provient d'une rumeur, que Jean Charest a démenti, selon laquelle c'était le surnom que lui donnait son épouse. Ce surnom a été utilisé la première fois dans une campagne visant à renverser le gouvernement Charest, intitulée Destituons Patapouf !, qui a pris la forme d'une pétition entre 2003 et 2004. « Patapouf Premier » est une variante dépeignant Jean Charest comme un monarque despotique.)
    • « Le Frisé » (allusion à ses cheveux, ce surnom vient d'une chanson de Mononc' Serge concernant Jean Charest)
    • « Le Mouton » (allusion à ses cheveux.)
    • « Le P'tit Saint-Jean-Baptiste » (surnom dû à sa date de naissance, le 24 juin, qui s'avère être la journée de la Saint-Jean-Baptiste, jour de la Fête nationale du Québec)
  • Pauline Marois (20122014):
    • « La dame de béton » (surnom attribué suite à sa résilience face à une vague de démissions et de de reproches contre elle provenant de son parti en 2011-2012 alors qu'elle était dans l'Opposition)[1].

Autres personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Robitaille, « Les élus péquistes s’unissent autour de la «dame de béton» », sur Le Devoir,‎ 25 janvier 2012 (consulté le 15 juin 2014)