Surimono

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Hokusai : surimono

Les surimono sont de luxueuses estampes japonaises, jouant le rôle de cartes de vœux, et imprimées à titre privé.

Origine[modifier | modifier le code]

Les ancêtres des surimono sont les egoyomi, ces calendriers sous forme de luxueuses estampes édités à titre privé également, en particulier à partir de 1765. De 1765 à sa mort, Harunobu réalisa de très nombreux egoyomi de très haute qualité, qui débouchèrent sur l'invention des estampes de brocart.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Comme les egoyomi, les surimono étaient édités en peu d'exemplaires, toujours luxueux, pour être offert à l'occasion d'une réunion ou d'une fête. Comme les egoyomi également, leur faible tirage et leur caractère privé les faisaient échapper aux rigueurs de la censure. Comme les egoyomi toujours, ils sont de petit format, et comportent souvent une signification cachée. Leur format shikishiban, de 20 cm x 18 cm, est cependant beaucoup plus carré que celui des egoyomi.

En revanche, ils n'ont pas comme les egoyomi le rôle premier de calendrier, mais sont plutôt utilisés pour marquer une grande occasion : Nouvel An, évènement particulier...

Usage[modifier | modifier le code]

Les surimono étaient la plupart du temps commandités par des cercles littéraires, pour illustrer le poème gagnant d'un concours de poésies. La gravure sur bois des caractères kanji du poème était donc en soi une prouesse technique, étant donné le petit format utilisé par les surimono.

Il arrivait aussi que des acteurs de Kabuki commanditent l'impression de surimono, pour commémorer un évènement important de leur carrière, tel qu'un changement de nom, ou encore les débuts sur scène de leur fils.

Liens externes[modifier | modifier le code]