Surcouf (D621)

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Surcouf
Image illustrative de l'article Surcouf (D621)
Le Surcouf en 1970

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Quille posée 16 juillet 1951
Lancement 3 octobre 1953
Armé 1er novembre 1955
Statut 6 juin 1971 : abordé
1972 : coulé comme cible
Caractéristiques techniques
Type Escorteur d'escadre
Autres caractéristiques
Chantier naval Arsenal de Lorient
Port d'attache Brest puis Toulon
Indicatif D621

Le Surcouf (D621) est un ancien escorteur d'escadre de type T47 de la marine nationale française en service de 1955 à 1972. Premier d'une série de 18 escorteurs d'escadre, le Surcouf a été conçu comme escorteur anti-aérien et anti-sous-marin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mis sur cale en juillet 1951 aux chantiers de la DCN de Lorient, il est lancé en octobre 1953 et mis en service en 1955. Il est basé à Brest puis à Toulon.

Le 26 mars 1960, il est abordé au large de l'île de Groix par le cargo français Léognan, avec de gros dégâts matériels mais sans faire de victime[1].

En 1961, avant deux autres navire de sa classe, le Cassard et le Chevalier Paul, il est aménagé en conducteur de flottille[1]. Les transformations portent essentiellement sur un agrandissement du roof arrière afin de pouvoir loger à bord un amiral et son état major[1]. La tourelle avant de 57 mm et les deux plateformes de tubes lance-torpilles longues de 550 mm, placées à l'arrière, sont débarquées. Pour l'amiral, un appartement est ajouté dans le bloc passerelle, ainsi qu'un abri vitré à la place de la tourelle de 57 mm.

Durant la guerre d'Algérie, il aurait été envisagé de profiter de son passage dans le port d'Alger en mars 1962 pour utiliser son artillerie pour réduire la sédition du quartier de Bab-el-Oued[1]. Il n'y a pas de certitudes si ce projet a concrètement été envisagé. Mais un tel tir d'artillerie marine, inadapté ou disproportionné[1] n'aurait probablement pas eu l'assentiment des autorités navales qui auraient cherché à en dissuader le commandement territorial[1]. Le lundi 26 mars, accompagné par son sister-ship Maillé-Brézé, le Surcouf passera quelques heures au mouillage au cap Matifou situé à l’est de la baie d’Alger, à une dizaine de kilomètres de Bab-el-Oued et se contentera de défiler au large sans ostentation[1].

Le 6 juin 1971 vers h du matin, alors qu'il naviguait en formation, le Surcouf est abordé par le pétrolier soviétique Général Boucharov au large de Carthagène (Espagne)[1].. Le navire soviétique coupe presque en deux le navire français entre l'arrière de la passerelle et la première cheminée. L'escorteur d'escadre Tartu se porte alors à son secours et tente un remorquage. Mais la partie avant se détache et coule au bout de 4 heures. La partie arrière peut être remorquée jusqu'à Carthagène avant de rejoindre finalement Toulon le 2 juillet 1971. L'accident fait neuf disparus et un blessé grave[1], qui décèdera de ses brûlures au Centre des grands brûlés de l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon. Le Général Boucharov était prioritaire car il avait percuté le navire français sur son tribord.

La partie arrière du Surcouf deviendra alors la coque Q 495 le 22 mai 1972[1] et servira de cible à un missile Exocet qui la coule[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]