Sur la trace d'Igor Rizzi

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Sur la trace d'Igor Rizzi

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Réalisation Noël Mitrani
Scénario Noël Mitrani
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Sortie 2007
Durée 1h31

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sur la trace d'Igor Rizzi est un long métrage canadien en langue française de Noël Mitrani, tourné au Québec en 2006.

Produit par son auteur-réalisateur, ce film a connu un succès critique international et a été salué comme l'un des films indépendants marquants de l'année 2006. La version française sous-titrée en anglais est distribuée au Canada et aux États-Unis sous le titre On The Trail Of Igor Rizzi. Sortie nord-américaine du DVD le 6 novembre 2007[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un ancien footballeur français ruiné a perdu sa femme d’origine québécoise. Installé à Montréal dans l’espoir de ressentir sa présence, il regrette de ne pas lui avoir dit à quel point il l’aimait. Son humeur décline au point d’accepter d’abattre un certain Igor Rizzi…

Distribution[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Noël Mitrani reçoit son Award à Toronto le 16 septembre 2006

Festivals[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Sur la trace d'Igor Rizzi a été tourné à Montréal au plus dur de l'hiver, par des températures comprises entre -10 et --32 °C. La voiture, un modèle Oldsmobile Cutlass 1981, a été sauvée de la casse et a fait l'objet d'une importante réparation car sa couleur bleu pâle comme la glace la rendait précieuse pour le décor hivernal du film.
L'Oldsmobile 1981

Commentaire[modifier | modifier le code]

  • Souvent comparé à Fargo des frères Coen ou aux films de Jim Jarmush, Sur la trace d'Igor Rizzi est une réflexion sur le remords et la fuite du temps. Le personnage, qui a tout perdu après avoir connu la gloire et la facilité, est aux prises avec ses regrets. Pour surmonter son deuil, il doit trouver la réponse en lui-même, faire le point sur son passé et accomplir une quête morale. Le décor insolite de Montréal sous la neige sert à amplifier les sentiments de désarroi ressentis par le personnage, mais aussi à exalter la poésie de la vie.

Critique[modifier | modifier le code]

  • Dans le Guide des films de Jean Tulard, le critique Claude Bouniq-Mercier écrit: "Un film dans la tradition du thriller avec tueur à gages et cadavre à la clé, aux images sombres et presque charbonneuses malgré la neige de cet hiver canadien. Mais il s'agit bien d'un film noir, c'est surtout son humour distancié qui est noir. En de longues séquences, avec maints détails incongrus, le réalisateur propose un portrait original et inattendu d'un bras cassé de la criminalité. Laurent Lucas, le visage barré d'une épaisse moustache, très pince-sans-rire, est étonnant dans son interprétation "à froid". Un film décalé et surprenant, plus drôle qu'inquiétant."

La musique[modifier | modifier le code]

  • Les musiques participent au climat mélancolique et intemporel du film, elles se composent d'une série de chansons tirées du répertoire folk rock et country. Le classique Wayfaring Stranger, qui date de 1858, apparaît sous trois interprétations, celle d'Emmylou Harris (1975), celle de Bill Monroe (1956) et celle de Trace Adkins (1997). On entend également la poignante composition Chase The Blues Away de Tim Buckley (1969) et une interprétation lyrique du standard Sealed With a Kiss par Bobby Vinton.

Liens externes en français[modifier | modifier le code]

Making of[modifier | modifier le code]

Photos du tournage sur Flickr.