Sur-mesure

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Le sur-mesure, ou « sur mesure »[n 1], désigne la réalisation d'une pièce d'habillement (chemise, chaussures, costume) à la morphologie et aux désirs du client. En fonction du niveau d'intervention du tailleur ou du couturier, et parfois de son lieu géographique, le sur-mesure peut prendre diverses dénominations, de grande mesure en France, bespoke en Angleterre, ou su misura en Italie. Traditionnellement, le sur-mesure est opposé au prêt-à-porter.

Demi, petite et grande mesure[modifier | modifier le code]

Premier essayage d'un bâti
Devant
Dos

Demi-mesure[modifier | modifier le code]

La demi-mesure, est un processus majoritairement industriel. Il consiste à confectionner un vêtement à partir d'un patron préexistant[1]. Est utilisé alors un modèle disponible qui est ajusté aux mensurations, à la morphologie, aux demandes du client[2],[1],[3]. Le choix du tissu nettement plus large que pour le prêt-à-porter, des formes, de la doublure ou des boutons est alors possible[4]. L'assemblage se fait en suite à la machine[5] et certaines finitions peuvent éventuellement être manuelles[3] tels que la couture des doublures, boutonnières, ou l'intérieur du col[4] ; cet assemblage est le plus souvent réalisé à l'étranger, que ce soit en Allemagne[4] ou en Italie, en Europe de l'Ouest plus généralement, ainsi que parfois en Europe de l'Est ou en Chine[6]. La pièce en demi-mesure ne nécessite que deux à trois rendez vous avec le tailleur[4], peu de travail manuel[6] et son prix de vente est environ de deux à six fois inférieur à la grande mesure[1],[7]. La demi-mesure est parfois envisagée comme une alternative permettant d'« échapper aux imperfections du prêt-à-porter et offre plus de possibilités de correction que la simple retouche d'un modèle de prêt à porter[6] ».

Certaines marques, comme Lanvin, la française John Aston, Savile House by Scabal — anciennement fournisseur de tissu qui œuvre maintenant en demi-mesure —, ou l'historique Cifonelli sont réputées pour la création de costumes en demi-mesure (mais également en grande mesure pour certaines), avec des tissus fournis par Dormeuil ou Loro Piana[n 2] par exemple[6].

Petite mesure[modifier | modifier le code]

La petite mesure est proche de la demi mesure : utilisation d'un patron existant et adaptation à la morphologie du client. Mais la confection est artisanale et se fait à la main[3].

Grande mesure[modifier | modifier le code]

« Dans la grande mesure, rien n'existe avant que le client ait commandé »[1].

La grande mesure, le « vrai sur mesure[6] », consiste à réaliser un exemplaire unique d'un vêtement[3]. Une chemise nécessite de dix à vingt points de mesure du corps[8],[2], un costume une trentaine. À l'issue de cette prise de mesure, un patron est réalisé[1]. Cinquante à soixante-dix heures de travail sont alors nécessaires à la confection du costume[1]. Les choix sont larges, comprenant parfois plusieurs milliers de tissus, ainsi que de nombreuses autres options de détails concernant les poches, les revers, ou l'emplacement des coutures[6].

La grande majorité des coutures sont réalisées à la main[9]. La grande mesure impose un atelier le plus souvent sur place, et la présence d'un maitre tailleur. Il est admis qu'un costume en grande mesure à une durée de vie bien plus longue[6] qu'en prêt-à-porter, jusqu'à plusieurs générations parfois[3].

Le sur-mesure permet d'améliorer la ligne de celui qui porte le vêtement[9], de corriger ses imperfections de morphologie[6], et lui donne une bien meilleure aisance[6]. De plus, le tailleur conservant les mesures du client, la petite ou grande mesure devient un gain de temps pour la réalisation des prochaines pièces[6], bien que le patron soit renouvelé au bout de quelques années[10] ; malgré tout l'attente du produit fait partie intégrante du sur-mesure[11].

Bespoke[modifier | modifier le code]

Le terme anglais de bespoke, ou bespoke tailoring est généralement considéré comme l'équivalent du français « sur mesure »[12]. Toutefois, le mot vient du verbe anglais bespeak qui signifie « commander »[13]. Il existe donc un décalage entre le sens généralement attribué au terme et sa signification littérale, née à une époque où la différence entre le sur-mesure et la demi-mesure n'existait pas et où seule comptait la différence entre la disponibilité immédiate et la fabrication sur commande. Cette ambiguïté du terme anglais a été mise en lumière par une décision de 2008 de l'Advertising Standard Authority (en). Dans une décision de juin 2008, l'organisme régulateur britannique, saisi d'une plainte concernant une publicité pour un tailleur en demi-mesure ayant décrit ses produits comme « bespoke »[14], a considéré qu'« aussi bien un costume entièrement sur mesure (fully bespoke) qu'en demi-mesure (made-to-measure) était « fait à la demande » (made-to-order), dans la mesure où il était fabriqué précisément selon les mesures et les choix du client et non prêt-à-porter, [que] le client s'attendait à ce qu'un costume « bespoke » soit fait selon ses mesures et ses choix [et que] la majorité des personnes ne s'attend toutefois pas à ce que le costume soit entièrement fait à la main à partir d'un patron entièrement coupé à partir de rien »[15],[16].

La tradition du bespoke tailoring est symbolisée depuis deux siècles par la rue de Savile Row à Londres[17]. Face à la prédominance du prêt-à-porter, particulièrement à partir des années 1960, les tailleurs installés dans cette rue savent perpétuer une tradition, malgré une baisse notable de l'activité économique depuis des décennies[5]. Au début des années 2000, afin de clarifier la notion de sur-mesure, les tailleurs se réunissent au sein de la Savile Row Bespoke Association et établissent une charte précise[5],[17] :

Le pure bespoke[6], « variante anglaise et hyper exigeante du vêtement sur-mesure[10] », désigne une « pièce unique entièrement conçue selon vos mesures, un cran au-dessus du sur-mesure », définie par la prise de plusieurs dizaines de mesures afin d'offrir « une réalisation 100 % manuelle, un patron spécifique pour chaque client, un minimum de 50 heures de travail, un choix de plus de 2 000 tissus et des dizaines de détails de fabrication qui signent un incomparable savoir-faire »[5],[18]. Ce terme désigne plus exactement le contrat implicite entre le tailleur et son client, qui s'étend sur plusieurs semaines ou mois avec les nombreux essayages successifs ainsi que le suivi de la confection étape par étape[5]. C'est une relation personnelle établie entre un tailleur, unique, et l'acheteur[19],[20].

Historique[modifier | modifier le code]

Préambule[modifier | modifier le code]

De tous temps, depuis que la couture existe, la création de vêtements est réalisée à la morphologie du client. Historiquement, le sur-mesure est partie intégrante de la confection : les couturières de proximité réalisent les demandes des clients, la relation se fait directement avec le fabricant[21]. C'est également le cas pour les tailleurs avant que ceux-ci ne connaissent — pour certains — une renommée internationale dès le XIXe siècle à l'image de Redfern par exemple. Avec l'apparition de l'industrialisation, et des premières machines à coudre au début du XXe siècle puis les tout premiers prémices d'une forme de prêt-à-porter dans les années 1920-1930, les choses changent : l'image du couturier, un style établi, ou la marque prennent le dessus au détriment de la relation personnelle et locale[21]. Avec la délocalisation, la fabrication s'éloigne, tout comme la responsabilité du client de s'impliquer dans la conception d'un produit qu'il choisit depuis la toute première étape alors que celui-ci n'existe pas encore[21].

Pour femme[modifier | modifier le code]

La haute couture, tradition parisienne datant symboliquement de 1868[n 3], est depuis toujours totalement indissociable du sur-mesure féminin[23] et s'oppose au prêt-à-porter[n 4]. Dans les années suivantes, on distingue la « petite couture »[n 5], la « moyenne couture »[n 6], et la haute couture. Les réglementations édictées après la Guerre par la Chambre syndicale précisent que les modèles de haute couture « doivent être reproduits sur mesures de la cliente par l'entreprise elle-même […] et comporter un ou plusieurs essayages sur la cliente ou son mannequin »[25]. Chaque collection du grand couturier présente plusieurs réalisations, souvent à l'état de prototype ; celles-ci sont ensuite confectionnées à la commande, la cliente pouvant modifier des options comme le tissus, les longueurs, les encolures[25],[26]… La couturière « première d'atelier », pour avoir réalisé le modèle d'origine, se charge généralement de cette commande[26], et supervise les prises de mesures puis essayages. Le sur-mesure peut également être réalisé sur un mannequin de bois personnalisé pour les clientes ne pouvant se déplacer[26]. De la même façon, certains chausseurs disposent d'une forme en bois, sorte de moulage du pied, pour ses clientes les plus prestigieuses. Pour les femmes, le sur-mesure concerne donc les vêtements, mais également les chaussures ou les sacs à main. Les grands chausseurs mondiaux, comme Christian Louboutin par exemple, proposent un service parfois de grande mesure ou plus souvent de petite mesure, et le maroquinier Fendi propose certains de ses sacs en petite mesure avec diverses options[27].

Article détaillé : Cliente de haute couture.

Pour homme[modifier | modifier le code]

Aux environs des années 2000, face à la standardisation des marques mondialisées de prêt-à-porter et pour le choix de retourner à l'authentique, le sur-mesure du vestiaire masculin marque un retour notable dans les habitudes[10],[28], notamment en demi-mesure[29]. D'une manière plus générale, les dépenses de l'homme dans l'habillement sont en nette progression[30] ; l'IFM souligne qu'aux alentours des années 2010, les dépenses vestimentaires des hommes subissent moins de récession que les vêtements féminins[31]. Cette période débute symboliquement avec l'arrivée d'Hedi Slimane à la direction artistique de Dior Homme, événement qui marque un tournant avec des collections rencontrant un grand succès[30].

Depuis seulement quelques années ou depuis des décennies, plusieurs grandes marques créent ou perpétuent la tradition du sur-mesure à l'image d'Hermès, Lanvin, Paul Smith, Gucci, Ralph Lauren[28], Pape dans le 7e arrondissement, Starck & Sons, Dior Homme[7], Brioni, Francesco Smalto qui est Entreprise du patrimoine vivant de par son savoir-faire, ou encore Charvet. La marque Hugo Boss, leader mondial du costume en prêt-à-porter, créé en 2013 un département de confection en demi-mesure[4] et les italiens de Dolce & Gabbana proposent un service de sur-mesure pas très loin de Savile Row et Gucci lance une collection disponible en demi-mesure[31].

L'intérêt du sur-mesure, activité artisanale et locale tenue le plus souvent par des artisans indépendants des grands groupes de luxe[11], est symbolisé par le rachat du tailleur Arnys en 2012 par le premier groupe de luxe mondial, LVMH, sous le principe de « la notion de transmission du savoir-faire[32] ». Tailleur réputé établi depuis 1933 à Paris, spécialiste de grande mesure[33],[32], celui-ci compte parmi ses clients Jean Cocteau, François Mitterrand, Laurent Fabius, François Fillon[34],[35] ou Pierre Bergé[7] et de nombreux dandys. Toutes les réalisations de la maison peuvent être confectionnées sur mesure[9] au premier étage de celle-ci[36], ou en prêt-à-porter[36].

Le traditionnel tailleur reste une « zone neutre », un lieu d'échange où on discute, on échange, on se confie[7]. Chaque essayage, comparées parfois à des « rites d'initiation », pouvant durer une heure, tous les sujets sont abordés, en toute discrétion[7]. L'Univers des tailleurs pour homme est exclusivement masculin et les clients sont, le plus souvent, non accompagnés[7].

Pour la chemise, il reste dans les années 2010 moins d'une dizaine de spécialistes en France capables de fabriquer en grande mesure[2]. Certaines marques, à l'image de Ralph Lauren ou Zilli proposent des services de demi mesure[2].

Le domaine de la chaussure occupe également de nombreux bottiers fabriquant sur mesure, tel que le chausseur d'origine londonienne John Lobb, ou le maître d'art Pierre Corthay qui précise : « Notre société a besoin de racines, d'objets fabriqués par de vrais humains, avec de la vraie matière, une histoire, une consistance[11]. » Une paire de chaussure sur mesure peut nécessiter cinquante heures de main d’œuvre[11].

Autour du vêtement[modifier | modifier le code]

Le « sur-mesure » peut concerner également la fabrication d'un objet unique ne servant pas à s'habiller mais correspondant à des dimensions précises. Dans ce cas, il n'y a pas systématiquement de rapport entre la morphologie et le résultat de la fabrication, seuls les désirs du client importent[37]. L'usage veut qu'il soit utilisé également le terme de « commande spéciale[37],[38] ».

Dans un domaine lié à la mode, le sur-mesure est également pratiqué par des malletiers tel que Moynat, Louis Vuitton, le très ancien Goyard, ou encore les plus récents Ephtée ou Pinel & Pinel[11],[38] ; ceux-ci savent répondre à n'importe qu'elle demande de dimensions et d'intégrations d'éléments extérieurs les plus divers[38]. La joaillerie est également un domaine habitué à la commande spéciale réalisée aux souhaits des acheteurs (et parfois à la morphologie dans le cas d'une bague ou d'un bracelet)[37]. La fabrication se fait à la main chez un artisan joaillier disposant de son atelier et d'un sertisseur de pierres. Le sur-mesure débute par le choix d'un pierre pour laquelle il sera façonné le bijoux, ou à partir d'un dessin, d'un croquis, permettant d'envisager le bijoux sur lequel il sera monté les pierres ultérieurement[37]. La demi-mesure est également pratiquée, avec des bijoux dont la monture existe déjà et que le client peut adapter suivant ses goûts et son budget[37]. L'optique est également un domaine où le sur-mesure existe, à l'image du lunetier maître d'art Christian Bonnet qui peut prendre jusqu'à quinze mesures pour la fabrication de lunettes[11]. Pour la grande majorité de ces entreprises, la notion de Made in France est « un gage essentiel, vital même[11] », y compris pour vendre à l'étranger.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Larousse en ligne donne les deux variantes avec et sans trait d'union. Le Larousse précise que le sur-mesure est ce qui est fait sur mesure.
  2. Depuis fin 2013, l'entreprise Loro Piana appartient au groupe LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton.
  3. Les tailleurs et les couturières sont jusqu'alors sous des statuts séparés datant du milieu du XVIIIe siècle. En 1868 est fondée par Charles Frederick Worth la Chambre syndicale de la couture et de la confection pour dames. En 1910 une nette séparation est faite entre les couturiers (homme ou femme, au sens de la haute couture), et la confection en général qui occupe les couturières (au sens de la main d’œuvre)[22].
  4. Olivier Saillard précise :
    « L'historien se souviendra que la haute couture précède le prêt-à-porter. Le sur-mesure est à l'un ce que le standard est à l'autre. la relation entretenue avec la cliente, célébrée dans les carnets de mensurations et les séances d'essayage, est dissoute dans le format générique, anonyme mais démocratique, du prêt-à-porter, tout puissant à partir de 1960[24]. »
  5. Petite couture : les couturières dites « de quartier »[22].
  6. Moyenne couture : maisons de couture qui ne sont pas inscrites en haute couture[22].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Claudia Rahola, AFP, « Les tailleurs de Savile Row à Londres se mobilisent pour défendre le "sur mesure" », Culture, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 19 octobre 2009 (consulté le 8 décembre 2013)
  2. a, b, c et d Guillaume Crouzet, « Les secrets de la chemise sur mesure », Styles, sur lexpress.fr, Groupe Express,‎ 25 juin 2010 (consulté le 8 décembre 2013)
  3. a, b, c, d et e « Grande mesure, petite mesure, demi-mesure et confection », sur bespoke.blog.lemonde.fr, Le Monde,‎ 2011 (consulté le 8 décembre 2013)
  4. a, b, c, d et e Tess Lochanski, « Hugo Boss, Taille patron », Le Nouvel Observateur, no 2557,‎ 7 novembre 2013, p. 148 (ISSN 0029-4713)
    « Un costume sur six vendus dans le monde porte l'étiquette Hugo Boss. La griffe allemande, celle qui a inventé le prêt-à-porter masculin et participé à la production standardisée du costume dès les années 1970, se lance […] »
  5. a, b, c, d et e Bertrand Fraysse, « Trois-pièces sur rue - Les tailleurs de Savile Row », sur challenges.fr, Challenges,‎ 3 février 2011 (consulté le 8 décembre 2013)
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Bertrand Fraysse, « L'élégance faite homme », Challenges, no 0751-4417,‎ 17 octobre 2013, p. 90 à 91 (ISSN 0751-4417)
  7. a, b, c, d, e et f Philippe Vasset (photogr. Olivier Amsellem), « Les habits du pouvoir », Obsession, Le Nouvel Observateur, no 14,‎ novembre 2013, p. 60 à 65
    « Tous ont des précaution de banquier suisse pour protéger l'identité de leur clientèle (aucun tailleur interrogé n'a donné un seul nom) mais, passé le seuil des boutiques, tout le monde se connaît et se salue. […]Le grand prêtre de ce culte, celui dont les amateurs ont disséqué chaque apparition, fut mongtemps Édouard Balladur. Fou de mode masculine, […] La grande mesure a longtemps été l'antichambre du pouvoir. On pourrait faire l'histoire du Parti socialiste en étudiant les costumes de ses élus […] »
  8. « La réalisation d’une chemise sur mesure (II) : La prise des mesures », sur bespoke.blog.lemonde.fr, Le Monde,‎ 7 juin 2007 (consulté le 8 décembre 2013)
  9. a, b et c Marine de la Horie, « La mesure selon Arnys », Art de vivre, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 22 mars 2011 (consulté le 8 décembre 2013)
    « Ce tailleur pour hommes, dont le savoir-faire se transmet de père en fils, est un repaire de dandys adeptes du look rive gauche. […] Experts en bon goût masculin, ces frères ultrachics ont fait du sur-mesure une seconde nature. Tout est réalisable, du costume à la chemise, en passant par les habits de chasse ou les culottes de cheval. »
  10. a, b et c Elisabeth Franck-Dumas, « Chez le tailleur des princes », Mode, sur next.liberation.fr, Libération,‎ 18 avril 2013 (consulté le 14 décembre 2013)
    « […] des costumes bespoke, cette variante anglaise et hyper exigeante du vêtement sur-mesure. Et le sur-mesure, particulièrement sa déclinaison masculine, est le nouvel eldorado du grand marché du luxe »
  11. a, b, c, d, e, f et g Delphine Dechaux, « Luxe suprême, l’œuvre d'artisan », Challenges, no 353,‎ 11 juillet 2013, p. 111 à 113 (ISSN 0751-4417)
    « Le prix à payer pour le fait-main, sur mesure, d'une qualité absolue, c'est l'attente. […] une nouvelle génération d'artisans indépendants a trouvé son public, en France et à l'étranger. Dans des styles et des métiers différents, […] »
  12. Farid Chenoune, Des modes et des hommes: deux siècles d'élégance masculine, Flammarion,‎ 1993 (lire en ligne), p. 168
  13. Grand Dictionnaire Hachette-Oxford, Oxford University Press,‎ 2007 (lire en ligne), p. 983
  14. (en) Richard Anderson, Bespoke: Savile Row Ripped and Smoothed, Simon and Schuster,‎ 2009 (lire en ligne), p. 189-191
  15. (en) « The meaning of bespoke in technicolour », Savile Row Style Magazine,‎ 2012 (consulté le 23 février 2014) : « Both fully bespoke and made-to-measure suits were "made to order" in that they were made to the customer's precise measurements and specifications, unlike off-the-peg suits. We considered that customers would expect a bespoke suit to be tailored to their measurements and specifications. We considered that the majority of people, however, would not expect that suit to be fully hand-made with the pattern cut from scratch. »
  16. (en) Megan Murphy, « 'Bespoke' ruling fails to suit Savile Row », Financial Times,‎ 18 juin 2008 (lire en ligne)
  17. a et b (en) Kate Norton, « Savile Row Never Goes Out of Style », sur businessweek.com, Bloomberg Businessweek,‎ 31 octobre 2006 (consulté le 14 décembre 2013)
  18. François Simon, « Le diable s’habille à Savile Row », Style, sur madame.lefigaro.fr, Madame Figaro,‎ 20 octobre 2008 (consulté le 13 novembre 2012)
  19. (en) Simon Crompton, « A Loss to (Sartorial) Language », sur mensflair.com,‎ 1er juillet 2008 (consulté le 9 décembre 2013)
    « Recently the UK Advertising Standards Authority took a rather ignorant decision to declare that there is no difference between bespoke and made-to-measure. It is a loss to menswear and to language. […] Bespoke tailoring requires an individual, specific cut of cloth, by hand. In the eyes of many on Savile Row, it also requires a one-on-one interview with the person who will make your suit for you. »
  20. (en) Simon Crompton, « Charvet and Brioni: Mass Producers », sur mensflair.com,‎ 18 mars 2009 (consulté le 9 décembre 2013)
    « True bespoke is done by one tailor, from scratch, to your precise and individual measurements; a new set of paper patterns is made just for you. »
  21. a, b et c Pascal Gautrand, « L'approche du sur mesure : l'exemple romain contemporain », Mode de recherche, Institut français de la mode, vol. Le luxe, no 16,‎ juin 2011, p. 49 à 54 (lire en ligne)
  22. a, b et c David Zajtmann, « L'organisation professionnelle comme source de légitimité. Le cas de la Fédération de la couture, du prêt-à-porter des couturiers, et des créateurs de mode. », Mode de recherche, Institut français de la mode, vol. Le luxe, no 16,‎ juin 2011, p. 13 à 29 (lire en ligne)
  23. Olivier Saillard, Vicky Chahine, « Trois questions à Olivier Saillard », sur lemonde.fr/style, M,‎ 14 mars 2013 (consulté le 8 décembre 2013)
    « Quels sont les points communs avec la haute couture actuelle ?
    Sans conteste le fait main et le sur-mesure. Les premières maisons de haute couture possédaient leurs propres ateliers, qui pouvaient compter jusqu'à 400 ouvrières. »
  24. Olivier Saillard et al. (préf. Bertrand Delanoë), Paris Haute Couture, Paris, Skira,‎ novembre 2012, 287 p. (ISBN 978-2-08128605-4), « Paris haute couture », p. 12 à 13
  25. a et b Alexandra Bosc et al. (préf. Bertrand Delanoë), Paris Haute Couture, Paris, Skira,‎ novembre 2012, 287 p. (ISBN 978-2-08128605-4), « La haute couture des années 1950, une certaine image du luxe », p. 210 et 211
  26. a, b et c Ykje Wildenborg et al. (préf. Bertrand Delanoë), Paris Haute Couture, Paris, Skira,‎ novembre 2012, 287 p. (ISBN 978-2-08128605-4), « La commande d'une robe », p. 224
  27. Marine Boisset, « Luxe sur mesure », L'Officiel, Éditions Jalou, no 981,‎ décembre - janvier 2013/2014, p. 240 (ISSN 0030-0403)
    « […] chez Fendi : la maison ajoute à son service de luxe Made to Order, lancé en 2003 […] une technique […] permettant d'incruster ses initiales pendant la confection de son sac sur-mesure. […] Les mythiques modèles […] sont ainsi personnalisables selon les désirs de la cliente »
  28. a et b Marine de la Horie, Fabrice Léonard, « Le sur-mesure sous toutes les coutures », Art de vivre, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 30 mars 2011 (consulté le 8 décembre 2013)
    « Cet engouement tient-il à une réaction contre la mondialisation, qui vend aux quatre coins du monde le même vêtement ? Ou à l'émergence d'un néoconservatisme, une tendance lourde prônant le retour aux valeurs sûres et authentiques ? Un peu des deux, sans doute… »
  29. « Fiche métier Tailleur », Métier du secteur : Mode, sur institut-metiersdart.org, INMA (consulté le 14 décembre 2013)
    « Depuis les années 1990, on constate un regain d’intérêt de la gent masculine pour son apparence. Ce phénomène se traduit par le développement des services de « demi-mesure » industrielle. La valeur ajoutée des tailleurs se trouve dans une confection artisanale que ce soit en « petite mesure traditionnelle » (patron prédéfini ajusté aux mensurations du client) ou en « grande mesure » (conception d’un patron parfaitement ajusté à la conformation du client). »
  30. a et b Elvire von Bardeleben, « L’homme, un flambeur pas comme les autres », Mode, sur next.liberation.fr, Libération,‎ 21 octobre 2013 (consulté le 14 décembre 2013)
    « La réussite de Dior crée un effet boule de neige. Les griffes qui possédaient déjà une ligne homme réinvestissent dans son rajeunissement, à l’instar de Lanvin qui lance en 2006 sa «Garde Robe» sur les podiums. Quant aux maisons spécialisées dans un domaine précis (souliers, sur-mesure…) et dotées d’une belle aura, elles deviennent des marques globales, comme le chausseur Berluti, propriété de LVMH, qui s’est mis au prêt-à-porter en 2012. Tandis que la holding concurrente, Kering, ex-PPR, a acquis le tailleur Brioni pour développer sa gamme d’accessoires. »
  31. a et b Isabelle Willot, « La ruée vers l'homme », L'Express Styles, L'Express, no 3252,‎ 30 octobre 2013, p. 48 à 51
  32. a et b Astrid Gouzik, « LVMH offre Arnys à sa marque Berluti », sur usinenouvelle.com, L'Usine nouvelle,‎ 14 juin 2012 (consulté le 8 décembre 2013)
    « Créé en 1933, l’enseigne du VIIe arrondissement de Paris fait partie de la fine fleur du sur-mesure masculin. […] également spécialisée dans la "grande mesure". »
  33. Juliette Garnier, « Saint-Germain-des-Prés, le nouveau terrain d'affrontement entre LVMH et Hermès », sur latribune.fr, La Tribune,‎ 14 juin 2012 (consulté le 8 décembre 2013)
    « Ce magasin fondé rue de Sèvres en 1933 par Léon Grimbert est connu pour ses services sur-mesure pour hommes. François Mitterrand y aurait fait faire ses costumes. »
  34. Lisa Vignoli, « Dans le vestiaire du pouvoir », M, le magazine du Monde, Le Monde,‎ 12 octobre 2013, p. 84 à 88
  35. Reuters, « LVMH s'offre le tailleur Arnys », sur lefigaro.fr, Le Figaro Économie,‎ 14 juin 2012 (consulté le 8 décembre 2013)
    « Elle compte parmi ses célèbres clients l'ancien Premier ministre François Fillon ainsi que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Elle a aussi habillé François Mitterrand ou Jean Cocteau. »
  36. a et b Fabrice Léonard, « Arnys, le charme discret de l'élégance masculine », Tendances, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 12 juin 2009 (consulté le 8 décembre 2013)
    « L'allure Arnys se décline en prêt-à-porter comme en sur-mesure. »
  37. a, b, c, d et e Florence Gremaud, « Bijoux sur mesure : de l'idée à l'écrin », L'Express Styles, Groupe Express, vol. Spécial joaillerie, no 3257,‎ 4 décembre 2013, p. 60 à 63
    « […] l'exigence est la même : satisfaire les moindres désirs du client. […] Ce rapport direct, quasi intime avec un artisan joaillier, représente un atout pour la plupart des clients du sur-mesure. »
  38. a, b et c Philippe Couderc, « Les malles de luxe : convois exceptionnels », Challenges, no 351,‎ 27 juin 2013, p. 72 à 74 (ISSN 0751-4417)
    « Les malles énormes font toujours l'objet de commandes spéciales. Inspirées par la technologie, certaines contiennent des chaines hi-fi ou des consoles de jeux. d'autres revisitent des modèles très anciens comme les malles bar, pique-nique, camping, caviar ou secrétaire, domaine d'excellence de Louis Vuitton, dont l'imagination va toujours plus loin, de la malle pour chef d'orchestre à la malle-casino. Chez Goyard, la malle culinaire commandée par Alain Ducasse […] Tous se prévalent à juste titre de la perfection des matières et des finitions. On fabrique sur mesure […] »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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