Sumiyoshi-taisha

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Le Taiko bashi à Sumiyoshi-taisha
Entrée du Sumiyoshi-taisha
Entrée arrière du Sumiyoshi- taisha

Le Sumiyoshi-taisha (住吉大社?), aussi connu sous le nom Grand sanctuaire Sumiyoshi, est un sanctuaire shinto situé dans le quartier Sumiyoshi-ku d'Osaka au Japon. C'est le plus importants de tous les sanctuaires Sumiyoshi du Japon. Le plus ancien sanctuaire où sont vénérés les sumiyoshi sanjin (en), les trois kami Sumiyoshi, est le sanctuaire Sumiyoshi de Hakata.

Appelé « Sumiyoshi-san » ou « Sumiyossan » par les habitants, il est réputé pour les grandes foules qui s'y rendent le jour du Nouvel An pour le hatsumōde.

Le Sumiyoshi-taisha est dédié aux Sumiyoshi tanjin -- Sokotsutsu no Onomikoto, Nakatsutsu no Onomikoto et Uwatsutsu no Onomikoto -- ainsi qu'à Okinagatarashihime no Mikoto (l'impératrice Jingū), et ils sont collectivement appelés les « Sumiyoshi Ōkami » , les grands dieux de Sumiyoshi. « Sumiyoshi no Ōgami no Miya » est une autre appellation.

Il donne son nom à un style d'architecture shinto connu comme sumiyoshi-zukuri.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire bénéficie du patronage impérial au début de l'époque de Heian[1]. En 965, l'empereur Murakami ordonne que des messagers impériaux soient envoyés aux kami gardiens du Japon pour les informer des événements importants. Ces heihaku sont à l'origine présentés à 16 sanctuaires dont Sumiyoshi[2].

Sumiyoshi a été désigné comme sanctuaire shinto de tête (ichi-no-miya) pour l'ancienne province de Settsu[3]

De 1871 jusqu'en 1946, Sumiyoshi-taisha est officiellement désigné comme l'un des Kanpei-taisha (官幣大社?) du système moderne de classement des sanctuaires shinto, ce qui signifie qu'il se tenait au premier rang des sanctuaires soutenus par le gouvernement[4].

Le kami de Sumiyoshi et l'impératrice Jingū[modifier | modifier le code]

Le Sumiyoshi-taisha est fondé par Tamomi no Sukune pendant la neuvième année du règne de l'empereur Chūai (en 211[1]). Membre d'une puissante famille de la région, son nom de clan « Owari » lui a été accordé par l'impératrice Jingū alors qu'elle visite la côte de Gokishichidō (moderne Shichidou à Sakai) après son retour de l'invasion de la Corée. En même temps, elle lui dit de consacrer le Sanjin Sumiyoshi, comme elle il lui a été dit de le faire par un oracle. Plus tard, l'impératrice elle-même est vénérée à Sumiyoshi. Le clan Tsumori, dont les membres ont obtenu la position de prêtre en chef de Sumiyoshi-taisha depuis le règne de l'empereur Ōjin, sont les descendants de Tsumori no Toyoada (or Tsumori no Toyonogodan), le fils de Tamomi no Sukune.

Autres kami[modifier | modifier le code]

Sumiyoshi-taisha est aussi considéré comme le sanctuaire ancêtre de Hachimanshin, le dieu de la guerre car ce taisha (sanctuaire) est consacré à l'impératrice Jingū, mère de l'empereur Ōjin, qui est déifié en tant qu'Hachiman. Par conséquent, le sanctuaire est le gardien de la dynastie Kawachi. En outre, Hachimanshin est le dieu de la guerre sur terre et les dieux Sumiyoshi sont les dieux de la guerre sur mer. Plus tard, Sumiyoshi Taisha est devenu l'un des trois kami du waka.

Diplomatie Yamato et la route de la soie[modifier | modifier le code]

Le taisha est un sanctuaire ayant des liens avec la diplomatie de l'ancienne royauté Yamato et la navigation et protège donc les missions japonaises dans la Chine impériale. An titre de prêtres en chef, les membres de clan Tsumori embarquaient aussi à bord de ces navires ambassades. Ceux-ci prenaient le large à partir de Suminoe no Tsu, un port situé sur la Hosoe-gawa (aussi appelée Hosoi-gawa et Suminoe no Hosoe dans l'antiquité), rivière située au sud du sanctuaire. Ouvert par l'empereur Nintoku, Suminoe pas Tsu est le plus ancien port international au Japon. C'était l'entrée au Japon pour la route de la soie.

Dans Le Dit du Genji[modifier | modifier le code]

Bien que Sumiyoshi Taisha est actuellement complètement enclavé, jusqu'à l'époque d'Edo, le terrain équestre du sanctuaire (actuellement parc Sumiyoshi) qui faisait face à la mer était considéré comme le représentant du beau paysage « hakushaseishou » (sable blanc et pins verts). À tel point que ce type de décor en designs et en art est connu comme le « design Sumiyoshi ». Dans le Genji monogatari de Murasaki Shikibu, le sanctuaire est utilisé comme étape importante dans certains chapitres concernant la Dame Akashi. Par ailleurs, dans le conte populaire « Issun-bōshi », un vieux couple qui n'a pas eu d'enfants prie à Sumiyoshi-taisha. Leurs prières sont exaucées et quand l'enfant part en voyage, il quitte le port de Sumiyoshi, descend la Hosoe-gawa jusqu'à la baie d'Osaka, remonte la Yodo-gawa et entre à Kyoto.

Architecture[modifier | modifier le code]

Style de construction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sumiyoshi-zukuri.
Illustration de l'architecture du sanctuaire principal

Construit dans le style sumiyoshi, le honden est classé trésor national japonais au motif qu'il est le plus ancien exemple de ce style d'architecture.

Il y a un okichigi (置千木), un faîteau en forme de fourche sur le toit du sanctuaire principal ainsi que 5 katsuogi carrés (堅魚木), des billettes placées à l'horizontale sur toute la longueur du toit[2]. Il n'y a pas de couloir le long du sanctuaire qui est entouré d'une clôture tamagaki en bois (玉垣), elle-même entourée d'une clôture ara-imi (荒忌垣).

Les piliers sont ronds, et reposent sur des fondations en pierre. Les planches entre les piliers sont à l'horizontale. La zone vue de face est la nef et au-delà se trouvent le sanctuaire intérieur et la seconde salle.

Torii Sumiyoshi[modifier | modifier le code]

Un des kaku-toriide Sumiyoshi Taisha

Un des torii en pierre du sanctuaire, juste au sud du honden, est appelé le « Kakutorii » (角鳥居). Il est inhabituel en ce que la barre du milieu ne s'étend pas à l'extérieur des poteaux verticaux, et toutes les pièces ont des bords carrés[5]. Ce type de torii est appelé Sumiyoshi torii d'après le nom du sanctuaire.

Lanternes et pont[modifier | modifier le code]

Seot cent lanternes de pierre sont conservées dans le sanctuaire, qui est aussi connu pour son pont en arche[6]. Ce pont a été construit vers 1600[7].

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

34° 36′ 46.07″ N 135° 29′ 34.59″ E / 34.6127972, 135.4929417 ()

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Breen, John et al. (2000). Shinto in History: Ways of the Kami, pp. 74-75.
  2. Ponsonby-Fane, Richard. (1962). Studies in Shinto and Shrines, pp. 116-117.
  3. "Nationwide List of ichi-no-miya," p. 3.; retrieved 2011-08-09
  4. Ponsonby-Fane, Richard. (1959). The Imperial House of Japan, pp. 125.
  5. Sumiyoshi Taisha.net
  6. E.P., Sumiyoshi Taisha. Trésor national, purement national, Guide Japon 25/1/2013.
  7. L. Frédéric, Le Japon. Dictionnaire et civilisation (Paris, 1996), p. 1057.