Sulina
| Sulina | ||||
Héraldique |
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Vue de la ville de Sulina |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Dobrogée | |||
| Département | Tulcea | |||
| Maire Mandat |
Aurel Dimitriu PSD 2004-2008 |
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| Code postal | 825400 | |||
| Indicatif téléphonique international | +(40) | |||
| Démographie | ||||
| Population | 4 593 hab. (2007) | |||
| Densité | 324 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | 4 m | |||
| Superficie | 1 416 ha = 14,16 km2 | |||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Roumanie (administrative) Géolocalisation sur la carte : Roumanie (relief) |
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| Liens | ||||
| Site web | http://www.primariasulina.ro | |||
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Sulina est une ville portuaire située en Roumanie, dans le Delta du Danube, sur la Mer Noire.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Connue à l'époque byzantine sous le nom de Selenas (qui évoque le nom grec de la Lune), elle devint ottomane en 1421 sous le nom de Selimyia. C'était là que les bolozanes du Danube (péniches à voile, pouvant aussi être remorquées depuis la rive par des chevaux) et les tartanes et caraques de la Mer Noire déchargeaient et chargeaient leurs marchandises. Modernisée par les Britanniques qui y construisirent un nouveau phare et des quais (d'où la présence d'une minorité maltaise), elle fut le siège de la Commission du Danube de 1865 à 1939. Elle devint roumaine en 1878 et atteignit 15 000 habitants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est ici que les bateaux danubiens (paquebots à aubes NMS Titu Maiorescu, Tudor Vladimirescu, Regele Carol II et Stefan cel Mare de la N.F.R.) se mettaient bord à bord avec les paquebots du SMR (NMS Împaratul Traian, Dacia, Carol I, România, Polonia, Transilvania, Basarabia, Alba-Iulia et Suceava) pour transborder les milliers de réfugiés fuyant le nazisme : les paquebots maritimes les emmenaient à Istanbul (la Turquie était neutre)[1], non sans pertes dues aux torpillages soviétiques[2]. Devenue zone militaire après la guerre, démilitarisée en 1990, elle connaît actuellement une forte crise économique et compte moins de 5 000 habitants.
Temps présent [modifier]
L'ancien phare de Sulina, construit sur les plans du français Michel Pacha, marque le point zéro du Danube, à partir duquel sont comptées les distances sur le fleuve vers l'amont (les marins comptent en milles, les mariniers en kilomètres). Jadis loin en mer, ce phare est aujourd'hui situé à plusieurs kilomètres de celle-ci, les alluvions fluviatiles prolongent vers l'est le bras du Danube et l'embouchure. Celle-ci est l'objet d'un litige frontalier avec l'Ukraine qui a déplacé unilatéralement en 2009 sa frontière maritime vers Sulina, en posant une bouée-borne à l'extrémité de la digue nord du port.
Sulina, jadis à majorité grecque, est aujourd'hui surtout peuplée de Roumains et de Lipovènes (vieux-orthodoxes russes), avec une minorité croate (engagée surtout en navigation).
Notes [modifier]
- Annales du Musée naval de Constanta, ISBN 973-98883-6-4.
- Voir : Tragédie du Struma.