Suite lyrique

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La Suite lyrique et une composition de musique de chambre pour quatuor à cordes d'Alban Berg. Composée entre septembre 1925 et octobre 1926 et dédiée à Alexander von Zemlinsky, elle est créée le 8 janvier 1927 par le Quatuor Kolisch à Vienne.

Analyse et structure[modifier | modifier le code]

L'agencement procède de l'entrecroisement des mouvements pairs (tempo rapide) avec les mouvements impairs (tempo lent). Cet opéra latent selon Theodor Adorno qui rappelle le treizième quatuor de Beethoven par son cadre formel mais par l'esprit se rapproche du Chant de la Terre de Gustav Mahler et de la Symphonie lyrique d'Alexander von Zemlinsky se rapporte à un fait autobiographique, le sentiment amoureux du compositeur pour Hanna Fuchs, épouse d'un ami tchèque, d'où le recours au symbolisme des chiffres 10 et 23 (Berg et Hanna) qui détermine le nombre de mouvements et les indications métronomiques. L'écriture appartient au dodécaphonisme sériel sur la base d'une série de douze sons centrée sur le triton (quarte augmentée). La progression sentimentale est dramatique depuis le giovale initial au desolato final. En 1927 le compositeur transcrira les mouvements II, III, IV pour orchestre à cordes.

  1. Allegretto giovale
  2. Andante amoroso
  3. Allegro misterioso
  4. Adagio appassionato
  5. Presto delirando
  6. Largo desolato
  • Durée d'exécution : vingt sept minutes.

Variante chantée[modifier | modifier le code]

La découverte d'une partition annotée par Berg a montré que le 6e mouvement contenait une ligne vocale distribuée entre les quatre instruments. Elle suit un poème de Baudelaire ("De profundis clamavi" de Les Fleurs du mal traduit par Stefan George[1]) et elle peut donc être chantée.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • François-René Tranchefort, Guide de la musique de chambre, éd. Fayard, 1987, p.113-114

Références[modifier | modifier le code]