Suicide Club (film, 2002)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Suicide Club.

Suicide Club

Titre original Jisatsu saakuru
Réalisation Sono Sion
Scénario Sono Sion
Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Genre J-Horror
Sortie 2002
Durée 99 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Suicide Club (自殺サークル, Jisatsu saakuru?) est un film japonais réalisé par Sono Sion, sorti en 2002. Il est remarqué dans de nombreux festivals, pour ses scènes gores et pour son ouverture, au cours de laquelle le spectateur assiste au suicide joyeux de 54 jeunes lycéennes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film ouvre sur le suicide collectif de 54 lycéennes, qui saute devant un train en marche. C'est le début d'une vague de suicides inexpliqués qui déferle sur l'ensemble du Japon. Les pistes se multiplient, les suicides continuent. Les forces de l'ordre sont dépassées. La découverte, sur les lieux du crime de rouleaux composées de lambeaux de peau humaine cousus l'un à l'autre sème la confusion : ces suicides sont-ils vraiment volontaires ou bien sont-ils provoqués à distance par une organisation criminelle ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[1][modifier | modifier le code]

La genèse[modifier | modifier le code]

Expatrié à San Francisco, le cinéaste s'ennuie loin de son pays. En pleine déprime, il se met à écrire Jisatsu Sâkuru, roman dont la vision poétique et ésotérique n’est pas à la portée de tous les lecteurs ; je ne veux pas que le lecteur comprenne... d'ailleurs, il n’est pas important de comprendre. Une fois le livre terminé, il ne se retrouve pas avec un script, mais deux ; je ne sais pas si j'ai d’abord écrit le livre ou le scénario... et je ne sais pas quelle part de moi-même a écrit l'un ou l'autre... De retour au Japon, il demande au mangaka Furuya Usamaru d'adapter son histoire. Ce dernier refusera, sous prétexte que le roman et le scénario sont auto-suffisants. Lui laissant le champ libre pour reprendre l'histoire comme il le désire, il finira par accepter. Parallèlement, le romancier Sadamu Yamashita écrira un autre Jisatsu Sâkuru à la fin plus explicite...

Le premier film d'une trilogie avortée[modifier | modifier le code]

Suicide Club, sorti en 2002, est suivi quatre ans plus tard par Noriko's Dinner Table. L'histoire de ce film est parallèle à celle de Suicide Club et cherche à en éclairer les points inexpliqués. Elle couvre la durée de Suicide Club, tout en remontant un peu avant et en s'aventurant un peu après.

Suicide Club et Noriko's Dinner Table devaient être les deux premiers volets d'un triptyque. Cependant, le dernier volet ne s'est pas fait, faute de temps et de financements. Ainsi, Sion Sono déclare-t-il dans une interview : j'ai toujours voulu faire une trilogie, mais en réalité, c'est très difficile (I always wanted to make a trilogy but in reality it is very difficult[2]).

L'adaptation en roman[modifier | modifier le code]

En 2002, soit quelques mois après la sortie du film, Sion Sono publie un roman, Suicide Circle : The Complete Edition. Le roman, publié aux éditions Kawade Shobo Shinsha, est divisé en quatre parties qui détaillent l'histoire de Suicide Circle, notamment à travers les yeux d'un témoin du suicide des 54 jeunes lycéennes (scène d'ouverture du film). On y apprend que la vague de suicides n'est pas seulement circonscrite au Japon, mais qu'elle est mondiale. Par ailleurs, la police découvre un lien entre la vague de suicides et une mystérieuse organisation nommée Family Circle, qui manipule des jeunes par l'intermédiaire de leur site Internet.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Prix du jury et deuxième place pour le Fantasia Ground-Breaker Award lors du festival FanTasia 2003.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « fiche du film sur l'IMDB »
  2. (en) « Interview de Sion Sono sur le site offscreen.com »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]