Subdivisions de l'Ukraine
L'Ukraine comprend 24 régions administratives (oblasti, singulier - oblast), 1 république autonome (avtonomna respublika), et deux municipalités (mista, singulier - misto) avec des statuts régionaux. Il existe aussi onze régions historiques, sans plus de réalité administrative actuelle que les anciennes provinces historiques françaises.
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Les oblasts [modifier]
La plupart des oblasts d'Ukraine (aussi appelés province) sont nommés d'après leurs capitales, qui sont officiellement appelés centres (ukrainien: обласний центр). La ville de Kiev est indépendante de l'oblast de Kiev qui l'entoure.
La république autonome [modifier]
Les deux municipalités à statuts particuliers [modifier]
Régions historiques [modifier]
Régions de la République socialiste soviétique ukrainienne [modifier]
En 1918, la République populaire ukrainienne fut partagée en 30, puis 32 territoires ou zemli (uk). La République socialiste soviétique d'Ukraine, qui lui fit suite lors de la formation de l'Union soviétique, fut divisée en 1925 en 40 okrougi et 706 raïony. En 1924, une partie des gouvernements de Podolie et d'Odessa en fut détachée pour créer une République autonome moldave au sein de l'Ukraine. En 1940, la moitié est de cette République autonome revint aux okrougi voisins tandis que l'autre moitié en fut détachée pour former, avec une partie de la Bessarabie jusque-là roumaine, la nouvelle République socialiste soviétique autonome moldave. Les divisions de la RSS d'Ukraine (uk) varièrent ensuite plusieurs fois jusqu'à la dislocation de l'Union soviétique.
Régions traditionnelles et historiques [modifier]
Ces régions n'ont pas d'existence légale. L'Ukraine se divise en 11 régions historiques[1] dont trois, Ruthénie, Bukovine et Crimée, correspondent peu ou prou à des divisions actuelles. Certaines, comme la Volhynie et la Galicie (polono-lituaniennes du XIVe siècle au XVIIIe siècle, ensuite respectivement russe et autrichienne jusqu'en 1918 et polonaises jusqu'en 1939), la Bukovine (moldave du XIVe siècle au XVIIIe siècle, autrichienne jusqu'en 1918 et roumaine jusqu'en 1940) ou la Méotide (tatare criméenne du XIIIe siècle au XVIIIe siècle, ensuite russe), s'étendent également sur les pays voisins. D'autres sont intégralement ukrainiennes : Ruthénie subcarpathique (hongroise jusqu'en 1918, tchécoslovaque jusqu'en 1945), Podolie (polono-lituanienne du XIVe siècle au XVIIIe siècle, russe ensuite), Boudjak et Yedisan (turques du XVe siècle au XVIIIe siècle, russes ensuite), Tauride et Crimée (tatares depuis le XIIIe siècle, sous suzeraineté ottomane du XVe siècle au XVIIIe siècle, russes ensuite). La plus vaste des régions historiques est la région zaporogue, pays des Cosaques du même nom, hérité des rapides du Dniepr.
D'autres régions sont parfois mentionnées, selon les auteurs :
- d'une part le nord (inclus dans l'oblast de Tchernivtsi) et le sud (Boudjak) de la Bessarabie (au sens de la goubernia russe de 1812, car avant 1812, Bessarabie était le nom du seul actuel Boudjak), ainsi que la région jadis roumaine de Hertsa (donnée à l'Ukraine en 1940, mais qui ne faisait partie ni de la Bucovine, ni de la Bessarabie) : les auteurs notamment roumains restent très attachés à ces dénominations ;
- d'autre part, les « abords de la Mer Noire » (Pritchornomoria) (uk) et le « bassin du Don » (Donbass), dénominations de géographie physique que les Soviétiques ont substituées aux dénominations historiques du Yedisan, de la Tauride et de la Méotide, jugées « étrangères, savantes et démodées ».
Articles connexes [modifier]
Notes [modifier]
- Hans-Erich Stier (dir.): Grosser Atlas zur Weltgeschichte, Westermann, 1985, ISBN 3-14-100919-8, DTV Atlas zur Weltgeschichte, 1987 traduit chez Perrin, ISBN 2-7242-3596-7, Putzger historischer Weltatlas, Cornelsen, 1990, ISBN 3-464-00176-8, Atlas historique Georges Duby, Larousse 1987, ISBN 2-03-503009-9, André et Jean Sellier Atlas des Peuples, La Découverte : « Europe centrale » : 1992, ISBN 2-7071-2032-4