Styrax

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On appelle styrax (Styrax) un genre d'arbres ou d'arbustes poussant le plus souvent en Extrême-Orient, appartenant à la famille des Styracacées et comportant diverses espèces, quelques-unes très appréciées en parfumerie et en pharmacie pour leur baume. L'arbre est également appelé « aliboufier », en particulier lorsqu'il s'agit de l'espèce Styrax officinalis. Le baume ou résine se nomme « storax » ou « benjoin » selon les espèces, le premier de ces deux termes étant aujourd'hui inusité.

Le nom « styrax » sert aussi de façon abusive à désigner la résine du liquidambar. En effet dans l'antiquité, et notamment dans Histoire naturelle de Pline l'Ancien, le terme styrax désignait aussi bien le Liquidambar orientalis ("Styrax de Chypre et de Cilicie") que l'aliboufier ("Styrax de Syrie") ([1]

Les espèces les plus connues sont S. benzoin, S. tonkinense et S. officinalis, les deux premiers étant d'origine tropicale (Asie du Sud-Est) alors que S. officinalis se rencontre sur le pourtour de la mer Méditerranée, notamment en Italie et en Provence. S. japonica est une espèce recherchée en ornement.

La résine, d'une belle couleur jaune, est obtenue par incision du tronc. En pharmacie, le styrax ou baume styrax, sous forme de fumigations, est efficace contre les affections des voies pulmonaires. On l'utilise aussi pour traiter certaines maladies de peau. Comme toutes les résines odorantes, il peut être brûlé en tant qu'encens. En parfumerie, il joue le rôle de fixateur, le plus souvent dans des parfums féminins. Il a été utilisé dans les années 1920, en particulier dans Shalimar, de Guerlain, puis a été abandonné avant de revenir à la mode grâce aux créations de la maison Yves Saint Laurent (Opium, Nu).

Le Styrax calamithe ou calamite était un des multiples constituants de la thériaque et du diascordium de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle [2].


Espèces principales[modifier | modifier le code]

Styrax platanifolius

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historia Naturalis, Pline l'Ancien, Livre XII, LV. Styrax.
  2. D'après Maistral, in Yannick Romieux, De la hune au mortier, Éditions ACL, Nantes, 1986.

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