Stupeur et Tremblements
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Stupeur et Tremblements |
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| Auteur | Amélie Nothomb | |||||||
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| Genre | Roman autobiographique | |||||||
| Éditeur | Albin Michel | |||||||
| Date de parution | 1999 | |||||||
| Type de média | Livre | |||||||
| Nombre de pages | 186 | |||||||
| ISBN | 2-226-10950-1 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Stupeur et Tremblements est un roman autobiographique d’Amélie Nothomb publié en 1999. C’est le neuvième roman publié d’Amélie Nothomb et le septième à avoir été publié chez Albin Michel.
Il fut récompensé par le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1999 ex-æquo avec Anielka de François Taillandier.
Sommaire |
[modifier] Résumé
Amélie, fille de Belges qui vécut sa petite enfance au Japon, a toujours admiré le raffinement et l’art de vivre du pays. A l'âge adulte, elle y retourne pour un contrat de traductrice au sein de la prestigieuse compagnie Yumimoto, afin d'y travailler et d'y vivre comme une vraie Japonaise.
La jeune femme se heurte à un système rigide auquel elle a du mal à s'adapter et enchaîne gaffe sur gaffe. Sous les ordres de la belle Mademoiselle Mori, elle-même sous les ordres de Monsieur Saito qui lui est sous les ordres de Monsieur Omochi aux ordres de Monsieur Haneda, la jeune « Amélie-san » est aux ordres de tout le monde. C'est l'histoire d'une déchéance cruelle et injuste : elle gravit les échelons en sens inverse jusqu'au poste de « dame pipi ». Elle refuse néanmoins de démissionner pour garder son honneur (notion fondamentale de la culture japonaise).
[modifier] Commentaires
- Ce roman expose le système japonais du monde du travail, qui consiste à réclamer la perfection des employés, mais également à mettre à l’écart et frapper d’ostracisme, sans toutefois les licencier, les éléments déviants. Un exemple (sans la maltraitance subie par Amélie) est le madogiwa « coin de fenêtre », employé plus tout jeune jugé inutile qu’on affecte à un bureau isolé, idéalement près d’une fenêtre, et à qui on ne confie plus aucune tâche jusqu’à ce qu’il démissionne ou prenne sa retraite. Proche finalement peut-être du « placard » français[réf. nécessaire].
- C’est sur le rapport rendu difficile par la profonde différence de mentalité entre Occidentaux et Japonais que l’auteur travaille. Beaucoup reprochent à l’auteur d’avoir dressé là un tableau sans complaisance du Japon et des Japonais, oubliant au passage que ce qui est dépeint dans cet ouvrage n’est qu’un cas particulier et fantasmé[1].
- Explication du titre : le roman précise que le protocole impose, en présence de l’Empereur, considéré jusqu’en 1947 comme un dieu vivant, de manifester avec stupeur et tremblements sa révérence (bien que l’existence de cette injonction soit ignorée de l’immense majorité des Japonais d’aujourd’hui[réf. nécessaire]).
[modifier] Adaptation
Le livre a fait l’objet d’une adaptation filmique par Alain Corneau : Stupeur et Tremblements dans laquelle le personnage d’Amélie Nothomb est joué par la comédienne Sylvie Testud et aussi d'une adaptation au théâtre (donnée en représentation au Théâtre le Petit Hébértot) durant le mois de Mai 2011, le personnage étant joué par la comédienne Layla Metssitane.
- Office lady, au Japon, est un personnage type représenté dans le roman.
[modifier] Notes et références
- Chris Reyns-Chikuma, Images du Japon en France et ailleurs: Entre japonisme et multiculturalisme, L'Harmattan, 2005, chapitre V (Amélie Nothomb : Tintin(e) au Japon)
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