Stupeur et Tremblements

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Stupeur et tremblements)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Stupeur et Tremblements pour le film. 
Stupeur et Tremblements
Auteur Amélie Nothomb
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la Belgique Belgique
Éditeur Albin Michel
Date de parution 1999
Type de média Livre
Nombre de pages 186
ISBN 2-226-10950-1
Chronologie
Précédent Mercure Métaphysique des tubes Suivant

Stupeur et Tremblements est le huitième roman d’Amélie Nothomb, publié en 1999 chez Albin Michel.

Il est récompensé par le grand prix du roman de l'Académie française en 1999 ex-æquo avec Anielka de François Taillandier.

Résumé[modifier | modifier le code]

Amélie, originaire de Belgique qui a vécu sa petite enfance au Japon, a toujours admiré le raffinement et l’art de vivre du pays. À l’âge adulte, elle y retourne pour un contrat d’interprète au sein de la prestigieuse compagnie Yumimoto, afin d’y travailler et d’y vivre comme une vraie Japonaise en tant qu'employée.

La jeune femme se heurte à un système rigide auquel elle a du mal à s’adapter et enchaîne gaffe sur gaffe. Sous les ordres de la belle Mademoiselle Fubuki Mori, elle-même sous les ordres de Monsieur Saito qui lui est sous les ordres de Monsieur Omochi aux ordres de Monsieur Haneda, la jeune « Amélie-san » est aux ordres de tout le monde.

C’est l’histoire d’une déchéance cruelle et injuste : elle descend les échelons de la hiérarchie de la société jusqu’au poste de « dame pipi ». Elle refuse néanmoins de démissionner pour garder son honneur (notion fondamentale de la culture japonaise).

Commentaires[modifier | modifier le code]

  • Ce roman expose le système japonais du monde du travail, qui consiste à réclamer la perfection des employés, mais également à mettre à l’écart et frapper d’ostracisme, sans toutefois les licencier, les éléments déviants. Un exemple (sans la maltraitance subie par Amélie) est le madogiwa « coin de fenêtre », employé pour un salarié jugé inutile qu’on affecte à un bureau isolé, idéalement près d’une fenêtre, et à qui on ne confie plus aucune tâche jusqu’à ce qu’il démissionne ou prenne sa retraite. Proche finalement peut-être du « placard » français[réf. nécessaire].
  • C’est sur le rapport rendu difficile par la profonde différence de mentalité entre Occidentaux et Japonais que l’auteur travaille. Beaucoup reprochent à l’auteur d’avoir dressé là un tableau sans complaisance du Japon et des Japonais, oubliant au passage que ce qui est dépeint dans cet ouvrage n’est qu’un cas particulier et fantasmé[1].
  • Explication du titre : le roman précise que le protocole impose, en présence de l’Empereur, considéré jusqu’en 1947 comme un dieu vivant, de manifester avec stupeur et tremblements sa révérence (bien que l’existence de cette injonction soit ignorée de l’immense majorité des Japonais d’aujourd’hui[réf. nécessaire]).

Adaptation[modifier | modifier le code]

Le livre a fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Alain Corneau : Stupeur et Tremblements dans laquelle le personnage d’Amélie Nothomb est joué par la comédienne Sylvie Testud et aussi d’une adaptation au théâtre (donnée en représentation au théâtre le Petit Hébértot) durant le mois de Mai 2011, le personnage étant joué par la comédienne Layla Metssitane.

  • Office lady, au Japon, est un personnage type représenté dans le roman.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chris Reyns-Chikuma, Images du Japon en France et ailleurs: Entre japonisme et multiculturalisme, L’Harmattan, 2005, chapitre V (Amélie Nothomb : Tintin(e) au Japon)