Stop Breaking Down

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Stop Breakin' Down Blues

Single par Robert Johnson
Sortie 1938
Enregistré 20 juin 1937
Dallas, Texas
Durée min 16 s (prise 1)
min 21 s (prise 2)
Genre blues
Format 78 tours, 10"
Auteur Robert Johnson
Label Vocalion (en) no 04002

Singles par Robert Johnson

Stop Breaking Down ou Stop Breakin' Down Blues est une chanson de blues traditionnel enregistré par Robert Johnson en 1937. Décrite comme un « boogie rapide avec une mélodie forte »[1], la chanson a connu le succès avec de nombreuses reprises.

Chanson d'origine[modifier | modifier le code]

Robert Johnson a enregistré Stop Breakin' Down Blues pendant sa dernière session de 1937 à Dallas, en solo, s'accompagnant à la guitare. Plusieurs chansons ont été identifiées comme « précédent mélodique » : Caught Me Wrong Again (Memphis Minnie, 1936), Stop Hanging Around (Buddy Moss (en), 1935), et You Got to Move (Memphis Minnie et Joe McCoy, 1934)[2].

Il s'agit de la chanson la plus rapide de cette session d'enregistrement, avec « son exubérance vocale qui conduit l'histoire »[3]. Deux prises ont été enregistrées, assez similaires, bien que Johnson a mangé le premier vers à la deuxième prise. La compagnie de disques pressa les deux versions, et les publia indifféremment : certains disques comportent la première version, d'autres la seconde. Bien que l'accompagnement soit à la guitare frettée, Johnson ajouta une courte coda de guitare slide qui vient comme un clin d'œil[4].

En 1970, la première prise de la chanson fut incluse dans la compilation de Johnson King of the Delta Blues Singers, Vol. II (en), c'est la première ré-édition de cet enregistrement. Les deux prises figurent dans le coffret The Complete Recordings (en) sorti en 1990.

Versions blues[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des chansons de Johnson, Stop Breakin' Down Blues fut un échec commercial à sa sortie[5]. Cependant son travail survécut au sein d'un « petit cercle de pairs au Mississippi »[6], avec des interprétations par d'autres artistes. En 1945, Sonny Boy Williamson I enregistra sa version en Chicago blues avec Big Maceo (en) (piano), Tampa Red (guitare), et Charles Sanders (batterie) sous le titre Stop Breaking Down (RCA Victor 20-3047), avec des paroles un peu différentes[5].

En 1954, Baby Boy Warren (en) l'enregistra en Chicago blues shuffle, avec les paroles de Johnson (Drummond 3003). Forest City Joe l'enregistra en 1959 pour la compilation The Blues Roll On (Atlantic SD 1352). À la fin des années 1960, Junior Wells enregistra Stop Breakin' Down Blues avec Buddy Guy pour les albums the Coming at You Baby (1968) et Southside Blues Jam (1969) ; ces interprétations sont des pots pourris qui comportent des paroles de Five Long Years (en) et de la version de Sonny Boy Williamson I de Stop Breaking Down.

Versions postérieures[modifier | modifier le code]

The Rolling Stones ont enregistré Stop Breaking Down sur leur album de 1972 Exile on Main St. Leur interprétation diffère des précédentes, par la quantité de guitare slide de Mick Taylor et l'harmonica de Mick Jagger. Leur unique interprétation en public de la chanson (avec Robert Cray à la guitare slide et au chant) est incluse sur le DVD The Rolling Stones: Voodoo Lounge Live (en).

Stop Breaking Down fut également enregistré par Lucinda Williams en 1979 pour son premier disque professionnel, Ramblin' (en), un disque de reprises de blues ; sur cet album figurent deux autres chansons de Robert Johnson : Ramblin' on My Mind (en) et Malted Milk Blues. Jeff Healey l'a également repris en 1995 sur l'album Cover to Cover (en). The White Stripes ont donné leur version de Stop Breaking Down sur leur premier album The White Stripes en 1999 ; une version en public enregistrée par la BBC est sur leur single Dead Leaves and the Dirty Ground (en) de 2002.

Procès[modifier | modifier le code]

Stop Breaking Down (avec Love in Vain) a fait l'objet d'un procès au sujet du copyright. En 2000, la cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit décida que les chansons n'étaient pas dans le domaine public et qu'elles appartenaient légalement à Robert Johnson et ses ayants droit[7].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « upbeat boogie with a strong chorus line » (Wald 2004, p. 179).
  2. Wardlow et Komara 1998, p. 206.
  3. « his exhuberant vocal driv[ing] home the story line » (Wald 2004, p. 179).
  4. « like a little inside joke » (Wald 2004, p. 180).
  5. a et b Palmer 1981, p. 128.
  6. « small circle of Mississippi peers » (Wald 2004, p. 187).
  7. « 217 F.3d 684 »,‎ 26 juin 2000 (consulté le 3 juillet 2013).

Bibliographie[modifier | modifier le code]