Stockage d'information

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Différents médias de stockage d'information:
cartes mémoire, disquette, CD-Rom.

Le stockage d'information est aujourd'hui assuré par un support d'information électronique donc matériel. Ainsi, le terme de dématérialisation employé pour désigner le passage d'un support d'information papier à un support électronique est peu approprié, puisque ce dernier est lui aussi matériel.

Le choix de la méthode de stockage se fait selon plusieurs critères :

  • la fréquence d'utilisation ;
  • les besoins capacitaires de l'information (taille);
  • la criticité de l'information (coût, sécurité);


Le mot d'ordre des techniques de stockage est : plus de capacité, plus vite, plus fiable, et moins cher. C'est pourquoi les types de média sont variés et évoluent souvent.

Classification des technologies de stockage[modifier | modifier le code]

Positionnement des différents types de stockage

Stockage de masse[modifier | modifier le code]

L'objectif est de stocker une grande quantité d'information à long terme. On peut distinguer plusieurs générations :

Première génération 
les supports physiques, avec la carte perforée et le ruban perforé. Ces supports sont obsolètes en 2010.
Deuxième génération 
les supports magnétiques, comme la bande magnétique, sa petite sœur la cassette, le disque dur, la disquette. Les bandes magnétiques ne sont plus utilisées que pour la sauvegarde ou l'archivage des données (ex. LTO). Elles restent néanmoins un support privilégié de sauvegarde et d'archivage des données en raison de leur très grande capacité et de leur caractère amovible qui permettent de les délocaliser aisément. Ainsi, en 2008, les bandes ou cartouches accueillent couramment plus de 200 gigaoctets.
Troisième génération 
les supports optiques, tels que le disque compact (CD, CD-R ou CD-RW), le DVD (DVD-Rom ou DVD-RW) ou le Blu-ray.

En 2008, certains parlent de la mémoire du réseau Internet, car une information publiée sur Internet y reste sans qu'il soit aisé de la contrôler (la modifier, la supprimer, restreindre ou publier son accès).

Quatrième génération 
clé USB, carte SD et Carte microSD.

Mis à part le disque dur, les supports de première et deuxième génération ne sont pratiquement plus utilisés aujourd'hui.

Stockage à accès rapide, mémoire de travail[modifier | modifier le code]

Parallèlement, des mémoires plus chères mais très rapides ont été implantées sur des puces pour faciliter le traitement des informations en interne dans les ordinateurs :

  • la mémoire vive (ou mémoire RAM pour Random Access Memory), qui est perdue dès que l'ordinateur cesse d'être alimenté en électricité ;
  • la mémoire morte (ou mémoire ROM pour Read-Only Memory), qui est gravée et ne s'efface jamais (ex: NVRAM) ;
  • l'EPROM et l'EEPROM (mémoire morte réinscriptible), qui ont évolué en mémoire flash, donnant naissance aux récentes clés USB, concurrentes directes des anciennes disquettes.

Problématiques du stockage[modifier | modifier le code]

Le stockage d'information n'a cessé d'évoluer au cours du temps et de l'histoire des innovations technologiques, de l'invention de l'imprimerie, des microfiches, puis des mémoires électroniques et des supports de plus en plus miniaturisés: on constate un accroissement toujours plus important de la densité d'information, en nombre croissant sur des supports de plus en plus réduits.

L'utilisation des nanotechnologies, laisse entrevoir des perspectives importantes concernant la capacité de stockage informatique dans les années à venir, par exemple, en utilisant les « 0 » sur des carbones 12 et les « 1 » sur des isotopes 13. Il est estimé qu'environ 2 terabytes suffiraient à mémoriser tous les textes, images et sons utilisés en moyenne annuellement par un être humain[1].

Le cabinet IDC estime ladite masse à 1,8 zettaoctet (1021 octets) en 2011[2].

Fiabilité des supports[modifier | modifier le code]

Du fait de leur constitution physique, tous les supports de stockage ont une durée de vie limitée, entraînant un risque de perte d'information. Pour s'en affranchir, il faut constamment les vérifier et recopier les données sur des supports fiables. Une branche de la théorie de l'information permet de récupérer une altération partielle des données. Cette technique, dite des codes correcteurs, est notamment utilisée dans les installations RAID. La redondance de l'information reste ainsi le seul rempart face au manque de fiabilité des supports.

Confidentialité des données[modifier | modifier le code]

Pour ce qui est de la confidentialité, la cryptographie propose des solutions de chiffrement, qui reposent sur différentes méthodes :

Les nouvelles technologies de stockage en mode cloud computing (informatique en nuage) posent également des problèmes de confidentialité en raison des architectures mutualisées utilisées[3]. Certains domaines, comme le secteur bancaire, sont régis par des réglementations spécifiques pour pallier ce problème[4].

Performance[modifier | modifier le code]

Suivant la nature des informations stockées et la nature du media utilisé, le temps d'accès et le débit peuvent être très différents.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Jaap Bloem, Menno van Doorn, Sander Duivestein, Me the media: rise of the conversation society, VINT reseach Institute of Sogeti, 2009, p.273.
  2. article Clubic
  3. La sécurité du Cloud Computing
  4. Quels risques juridiques pour les banques ? - Banque & Droit nº 137 mai-juin 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]