Steven Hill

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Steven Hill

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Steven Hill dans Mission: Impossible en 1966-1967

Nom de naissance Solomon Krakovsky
Naissance 24 février 1922 (93 ans)
Seattle, État de Washington
États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Acteur
Films notables Mission: Impossible (Saison 1)
New York District
Permission jusqu'à l'aube
L'Affaire Chelsea Deardon
La Firme
Yentl
Alfred Hitchcock présente
Columbo

Steven Hill est un acteur américain de radio, de théâtre, de cinéma et de télévision des années 1940 aux années 2000, né le 24 février 1922 à Seattle dans l'état de Washington.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Steven Hill est né sous le nom de Solomon Krakovsky de parents d'origine russe[1]. Il sert durant quatre années la United States Navy Reserve (U.S.N.R.) qui est la réserve de volontaires de la Marine des États-Unis[2]. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, Hill se destine à devenir un acteur, un métier qu'il commence dès 1945 sur les stations de radio new-yorkaises puis sur les planches des théâtres de Broadway à New York[3].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Le jeune Hill fait sa première apparition sur la scène de Broadway dans la pièce de théâtre A Flag is Born, signifiant en français La naissance d'un drapeau, de Ben Hecht en 1946, avec dans la distribution le prometteur jeune acteur Marlon Brando.

Le premier tournant de sa carrière vient de 1948 à 1951 dans le rôle de Stefanowski dans la pièce de théâtre Mister Roberts[3],[4] avec Henry Fonda dans le rôle principal du Lieutenant Roberts et Joshua Logan comme metteur en scène. Cette pièce de théâtre est reprise dans le film Permission jusqu'à l'aube en 1955, d'un trio de réalisateurs réputés qui sont John Ford, Mervyn LeRoy et, de nouveau présent dans ce projet, Joshua Logan et de stars du grand écran représentées par Henry Fonda, reprenant alors son rôle, James Cagney, William Powell et Jack Lemmon.

Broadway à Times Square, quartier des théâtres de New York. Lieu tournant de la carrière de Steven Hill.

Au sujet de son travail d'acteur de théâtre, Steven Hill raconte :

« Le metteur en scène, Joshua Logan, a pensé que j'avais certaine capacité et il m'a empêché de créer l'une des scènes. Alors j'ai improvisé un dialogue qui est allé dans le spectacle. C'était ma première adhésion à un projet. Cela m'a donné un énorme encouragement à rester dans le métier[3]. »

Durant cette époque, le grand metteur en scène américain Elia Kazan, l'invite à rejoindre Marlon Brando et d'autres acteurs en tant que membre fondateur de l'Actors Studio. Un moment important pour Steven Hill : « C'était un autre sentiment de reconnaissance[3]. »

Sur le grand écran, Hill est présent dans une vingtaine de films durant sa carrière, dans des films dramatiques tels que dans La Déesse en 1958 ou dans le genre cinématographique dit du film noir dans La Dame sans passeport en 1950 ou Storm Fear en 1955. Dans les années 1950 et 1960, il se tourne vers la télévision, qui connaît son âge d'or. Il joue dans les importantes productions de l'époque telles que dans Playhouse 90 en 1959, Alfred Hitchcock présente en 1957 ou Goodyear Theater à la fin de la décennie 1950. Il apparaît aussi dans les séries connues comme Les Incorruptibles avec Robert Stack en 1960, Ben Casey en 1963, Rawhide en 1965 avec Clint Eastwood puis il est de nouveau présent dans Alfred Hitchcock présente en 1964 et 1965[3].

À partir de 1966, Steven Hill connaît le deuxième grand tournant de sa carrière en obtenant le premier rôle de la série phénomène de la fin des années 1960 dans Mission: Impossible.

Mission: Impossible[modifier | modifier le code]

Une partie de l'équipe de l'I.M.F: (de gauche à droite) Martin Landau, Barbara Bain et Steven Hill dans Mission: Impossible (1967)

En 1966, Steven Hill décroche le rôle principal de Daniel Briggs dans la série Mission: Impossible[3]. Daniel Briggs est le chef de l'I.M.F. (Impossible Missions Force) dont le but est de recruter une équipe d'agents secrets capable d'intervenir dans des dictatures et de déjouer les plans ou les pouvoirs en place dans l'anonymat.

L'acteur américain ne participe qu'à la première saison, il est évincé de la série en 1967 alors en plein succès. Les raisons de son départ sont liés à des contraintes professionnelles de tournages des producteurs et des engagements culturels et confessionnels de Steven Hill.

Durant cette première saison à de nombreuses reprises, les producteurs débordent dans le planning des tournages qui sont importants et chronophages. Un calendrier qu'ils sont tenus de respecter dans les délais des coûts de production, et ce vis-à-vis des commandes du diffuseur CBS télévision, obligeant les acteurs à jouer le week-end, notamment dès le vendredi soir ou le samedi, jour de chabbat.

Steven Hill, de confession juive orthodoxe, ne peut suivre les exigences des producteurs dans le prolongement des tournages le week-end. Il rentre chez lui tous les vendredis soir à la fois pour se reposer et pratiquer son culte. De ces différences irréconciliables, les rapports entre l'acteur et la production sont conflictuels. C'est lors de l'incident dans l'épisode n°23, intitulé "Silence, on tourne", qu'une suspension des producteurs est imposée à Steven Hill lorsqu'il refuse de monter les chevrons à travers un escalier sonore durant une scène, un refus n'ayant rien à voir cependant avec le chabbat de l'acteur.

Cette décision de le suspendre a comme conséquence la réduction considérable de son personnage dans les cinq derniers épisodes de cette première saison et l'éviction définitive de l'acteur dans la série. Dès le début de la deuxième saison, Steven Hill est remplacé par Peter Graves qui obtient le rôle principal de Jim Phelps, le nouveau chef de l'I.M.F.

Près de vingt ans après la série, idéaliste, Hill soutient dans le New York Times au sujet de son métier d'acteur :

« Je ne pense pas qu'un acteur doit jouer chaque jour. Je ne pense pas que cela est bon pour le soi-disant processus créatif. Vous devez avoir des périodes lorsque vous quittez la jachère des terres, c'est pour la laisser se revitaliser[5]. »

De la traversée du désert à New York District[modifier | modifier le code]

Après son éviction de la série, l'acteur connaît une longue traversée du désert de plus de dix ans. Steven Hill se souvient de cette période difficile de ce qu'il appelle : « Une énorme période de chômage[3]... » et dit-il de sa propre carrière qui est : « une histoire d'une profonde instabilité et de changement. »

Il retrouve le chemin des plateaux de télévision pour la première fois en 1978 avec la mini-série appelée King basée sur la vie de Martin Luther King, il joue le rôle de Stanley Levison, un conseiller et proche ami du révérend King pour lequel il l'aide à écrire ses discours et à organiser ses manifestations publiques. Au cours des années 1980, il retrouve les plateaux de tournage dans de grandes productions cinématographiques dans Yentl avec Barbra Streisand en 1983 ou dans L'Affaire Chelsea Deardon avec Robert Redford et Debra Winger en 1986[3].

Puis à partir de 1990, alors qu'il tourne Billy Bathgate une autre production hollywoodienne, dans lequel il joue un gangster de la finance nommé Otto Berman, l'occasion de participer de nouveau dans la distribution principale d'une série se présente avec New York District, ou de son titre original en anglais Law and Order[3]. Pour Steven Hill, c'est un déclic : « Le concept de ce titre m'a frappé[3]. »

De 1990 jusqu'à sa retraite du métier d'acteur en 2000, il fait partie de la distribution de la série télévisée New York District diffusée sur NBC télévision avec notamment Sam Waterston ou Jill Hennessy jouant ses collaborateurs. Il interprète le rôle du procureur général Adam Schiff, à la fois un sage et un mentor auprès de ses collègues. Un procureur général qui prend des décisions finales pragmatiques et équilibrées sur les affaires les plus difficiles en cours, tout en ayant une connaissance profonde des rouages du système judiciaire américain.

Au sujet de son personnage de procureur général dans la série : « Schiff est le rôle le plus difficile que j'ai eu, en raison de tout le jargon juridique.[...] C'est comme travailler dans une deuxième langue[3]. »

Durant sa deuxième partie de vie professionnelle, tel un jeune acteur, Steven Hill a cherché des rôles ayant un but social et il a cherché aussi la réconciliation de son métier d'acteur ainsi qu'avec Hollywood[3]. Il exprime avec sérénité dans le New York Times de février 1996 : « Plus tard, j'ai appris que le show-business est un milieu divertissant. J'ai donc eu à concilier mes sentiments idéalistes avec la réalité[3]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Steven Hill biographie », sur www.biography.com, A&E Television Networks, LLC. (consulté le 6 avril 2015)
  2. (en) « Steven Hill fiche signalétique », sur www.nndb.com, Soylent Communications,‎ 2015 (consulté le 6 avril 2015)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) Peter M. Nichols, « On Law and Order, a Real Idealist », sur www.nytimes.com, The New York Times,‎ Dimanche 25 février 1996 (consulté le 6 avril 2015)
  4. (en) « Mister Roberts au Alvin Theatre, (2/18/1948 - 1/06/1951) », sur www.ibdb.com, The Broadway League (consulté en avril 2015)
  5. (en) Lawrence Van Gelder, « AT THE MOVIES », sur www.nytimes.com, The New York Times,‎ Vendredi 11 avril 1986 (consulté le 6 avril 2015)
  • The Complete 'Mission: Impossible' Dossier, Par Patrick J. White, Avon Books (New-York, 1991)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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