Steve Harris

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Steve Harris

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Steve Harris en 2008

Informations générales
Nom de naissance Stephen Percy Harris
Naissance 12 mars 1956 (58 ans)
Drapeau du Royaume-Uni Leytonstone, Angleterre
Activité principale Musicien, auteur-compositeur
Genre musical Heavy metal
Instruments Basse, (Fender Precision Bass)
Années actives Depuis 1974
Labels EMI
Influences Chris Squire
Deep Purple
Site officiel www.ironmaiden.com

Stephen Percy « Steve » Harris (né le 12 mars 1956), est un musicien britannique, célèbre pour être le bassiste, occasionnel claviériste, et principal parolier du groupe britannique de heavy metal Iron Maiden. Il demeure, avec le guitariste Dave Murray, le seul membre ayant contribué à tous les projets du groupe depuis sa création jusqu'à nos jours, et qui en est crédité dans tous les albums. Alors qu'il se prédestinait au football, sa découverte du rock puis de ce qui sera le heavy metal le pousse à se lancer dans la carrière musicale. Il intégra deux groupes, Gypsy's Kiss puis Smiler, avant de fonder Iron Maiden le jour de Noël 1975. En plus d'être bassiste du groupe, Steve Harris produit et coproduit les albums du groupe et réalise les vidéos de concert.

Le 18 juillet 2012, Steve Harris annonce la sortie de son premier album solo British Lion[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Au début, Harris désire devenir batteur[2], mais faute de place chez lui, il se résigne à jouer de la basse[3]. En autodidacte, il maîtrise l'utilisation de l'instrument sur une copie de la Fender Precision Bass achetée 40£ en 1971. Dix mois lui suffirent pour qu'il rejoigne Influence, plus tard Gypsy's Kiss, où il évolua aux côtés de Bob Verscoyle (chant), Dave Smith (guitare) and Paul Sears (batterie)[2]. Quelques performances dans les bars de Maryland Point, de Stratford et de Bridgehouse eurent raison du groupe, qui se sépara[2]. Harris est alors convoqué pour passer une audition dans le but d'intégrer Smiler en tant que bassiste, mais commence à élaborer avec ses futurs acolytes d'Iron Maiden, Dennis Wilcock and Doug Sampson les chansons qui nourriront le premier album du groupe[2]. Cependant, il quitte le groupe après que les membres de Smiler aient jugé sa musique trop compliquée[2].

Après avoir quitté Smiler, il fonde Iron Maiden le jour de Noël de l'année 1975[2]. Et depuis la fondation du groupe, Harris demeure le principal parolier, signant environ près de 80 % des compositions[4]. Son jeu de basse dynamique s'agence parfaitement bien avec les compositions à plusieurs rythmes et fortement influencés par le rock progressif propres au groupe[5]. Les dernières compositions de Steve Harris sont davantage orientées vers le rock progressif que les précédentes[6],[7], le guitariste Adrian Smith déclarant cependant que le bassiste préfère à présent se consacrer à améliorer « les paroles, les mélodies et les sonorités » des chansons écrites par les autres membres plutôt que de s'accaparer la plume[8].

Leader du groupe, il est celui qui lui donne son orientation. Ainsi, souhaitant donner une orientation plus rock au groupe après Seventh Son of a Seventh Son, il s'oppose à Adrian Smith qui veut approfondir les aspects progressifs et doit quitter Iron Maiden, où il est remplacé par Janick Gers. Ce dernier affirme : « Il a une très très forte personnalité. Sans sa conduite et son ambition, Iron Maiden n'existerait pas, il n'y a aucun doute là-dessus. Il en est le cœur et la puissance[9]. » Après le départ du chanteur Bruce Dickinson, c'est lui qui choisit Blaze Bayley[réf. nécessaire].

En septembre 2012, il sort son premier album solo intitulé British Lion. Il définit son album comme un album de rock mainstream[10].

Iron Maiden en 2006 lors de la tournée A Matter of Life and Death World Tour

Le bassiste[modifier | modifier le code]

Steve Harris est considéré comme l'un des plus influents bassistes de heavy metal[11]. Il est connu pour son style de jeu qui s'assimile à un galop rapide des deux doigts sur les cordes. Il n'utilise jamais de médiator, y préférant son index et majeur. Avant de monter sur scène, Harris fait usage de talc afin de fluidifier son galop et donc son jeu, comme il est possible le voir sur le DVD bonus fourni avec l'album A Matter of Life and Death[12]. Le guitariste d'Iron Maiden, Janick Gers, estime que le jeu de Steve Harris demeure inimitable, car « il a appris à jouer d'une manière que personne ne peut appréhender »[13].

Steve Harris est fidèle aux Fender Precision Bass, faisant usage de quatre modèles au cours de sa longue carrière musicale (qui sont d'ailleurs représentés sur chaque album d'Iron Maiden). Blanche à l'origine, elle devient noire à l'occasion du premier album[14], puis d'un bleu étincelant, avant de redevenir blanche, mais cependant teintée de bleu et de beige, et sur laquelle on distingue le logo du club anglais de football West Ham[15],[16],[17].

Steve Harris fait figure d'exception dans le milieu de la musique en général et du heavy metal en particulier, dans la mesure où il interdit aux membres d'Iron Maiden de s'adonner à la consommation de drogues. Il s'agit d'une des raisons justifiant la mise à l'écart de Paul Di'Anno en 1981[réf. nécessaire].

Paroles et thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Steve Harris demeure le principal parolier d'Iron Maiden. Dans ses nombreuses compositions, le bassiste traite de sujets et de thèmes variés aux inspirations diverses :

Les guerres[modifier | modifier le code]

Les guerres et les évènements historiques ont particulièrement inspiré le bassiste dans ses compositions. En effet, nous pouvons identifier le thème des Croisades dans For the Greater Good of God sur l'album A Matter of Life and Death, celui de la Première Guerre mondiale dans Paschendale sur Dance of Death, ou encore These Colours Don't Run sur A Matter of Life and Death. La Seconde Guerre Mondiale est également un sujet de prédilection pour Steve Harris, contexte dans lequel il plaça trois de ses compositions, relatives au débarquement en Normandie, dans The Longest Day sur l'album A Matter of Life and Death, à la bataille d'Angleterre dans Aces High sur Powerslave ou encore au Projet Manhattan relatif à la conception de la bombe atomique dans Brighter Than A Thousand Suns sur A Matter of Life and Death. Steve Harris traite également Les guerres d'expansion américaine du XIXe siècle et La Guerre de Crimée inspirèrent à Harris deux des titres les plus populaires du groupe, respectivement Run to the Hills sur l'album The Number of the Beast et The Trooper sur Piece of Mind. Il est possible également d'évoquer l'hérésie cathare et la chute de Montségur dans la chanson Montségur sur Dance of Death.

Les personnalités historiques[modifier | modifier le code]

Tout comme les évènements historiques, les personnages ayant été acteurs de ces derniers ont fortement inspiré Harris dans son travail d'écriture. Nous pouvons mettre en évidence Gengis Khan, dans la chanson éponyme sur l'album Killers, Jules César, dont la mort inspira deux chansons au bassiste : The Ides of March sur l'album Killers mais aussi The Evil that Men Do sur l'album Seventh Son of a Seventh Son, dont le titre est tiré du discours de Marc Antoine (« The evil that men do lives after them; The good is oft interred with their bones; So let it be with Caesar. » soit : « Le mal engendré par les hommes survit à leur mort, le bien souvent enterré avec leurs os. Qu'il en soit ainsi pour César »), Alexandre le Grand, dont la vie et la mort inspira la chanson Alexander the Great (356-323 BC) sur l'album Somewhere in Time ou encore William Wallace dont le combat pour la liberté (« Freedom ! ») a inspiré la chanson The Clansman sur Virtual XI à travers le film Braveheart de Mel Gibson[réf. nécessaire].

Les œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

Outre l'Histoire, le bassiste tire également son inspiration de la littérature en général, et anglo-saxonne en particulier. Ainsi, diverses œuvres peuvent être en partie à l'origine de certains titres, notamment La Complainte du vieux marin de Samuel Taylor Coleridge, qui inspire la chanson la plus longue du groupe, à savoir The Rime of the Ancient Mariner sur l'album Powerslave, le poème The Charge of the Light Brigade de Lord Tennyson, qui décrit la « Charge de la Brigade Légère » anglaise pendant la bataille de Balaklava et qui inspire directement la chanson The Trooper sur Piece of Mind, le roman Le Nom de la rose écrit par Umberto Eco, dont s'inspire la chanson The Sign of the Cross sur l'album The X Factor, la nouvelle d'Edgar Allan Poe, The Murders in the Rue Morgue, qui inspire la chanson homonyme sur l'album Killers ou encore le Livre des cinq anneaux de Miyamoto Musashi, dont s'inspire la chanson Sun and Steel, sur l'album Piece of Mind, le cycle de Dune de Frank Herbert dont s'inspire la chanson To Tame A Land, sur l'album Peice of Mind.[réf. nécessaire].

Les œuvres cinématographiques[modifier | modifier le code]

Le cinéma est également une source d'inspiration pour Steve Harris, comme peuvent en témoigner les rapprochements entre films et chansons. En effet, il est possible d'identifier comme inspirations La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud, dont est tirée Quest for Fire sur Piece of Mind, The Wicker Man de Robin Hardy, bien que seule l'idole de paille du film inspire la chanson du même nom sur Brave New World, Les Duellistes de Ridley Scott, dont est tirée la chanson du même nom sur Powerslave et Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, qui inspire la chanson The Edge of Darkness sur l'album The X Factor[réf. nécessaire].

Autres[modifier | modifier le code]

Steve Harris ne se limite pas qu'aux différents domaines et thèmes cités afin de bâtir ses chansons. Il s'inspire également d'éléments plus inhabituels, et moins présents dans ses travaux, comme la mythologie grecque antique, avec le mythe de Dédale et Icare, librement retranscrit dans la chanson Flight of Icarus sur Piece of Mind ou encore ses expériences personnelles ou celles des différents membres : Charlotte, la prostituée qui, selon Dave Murray, exerçait dans son quartier, inspira en effet quatre chansons : Charlotte the Harlot sur l'album Iron Maiden, 22 Acacia Avenue sur The Number of the Beast, Hooks in You sur No Prayer for the Dying et From Here to Eternity sur l'album Fear of the Dark.

Influences[modifier | modifier le code]

Harris déclare être influencé par le rock progressif des années 1970, mais également par les premiers groupes de hard rock. Ses influences comprennent Black Sabbath[18], Deep Purple[18], Genesis[18],[19], Jethro Tull[18],[19], Led Zeppelin[18], Pink Floyd[18],[19], Thin Lizzy[20], UFO[21], Wishbone Ash[20] et Yes[18]. Steve Harris attribue le son des deux guitares propres aux premiers succès du groupe à Wishbone Ash et Thin Lizzy[22], les structures complexes à Genesis et Jethro Tull[22] et les sombres paroles à Black Sabbath[18].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Le 29 décembre 1983, Steve Harris épouse son amour d'enfance, Lorraine, avec laquelle il a quatre enfants dont Lauren, née le 6 juillet 1984, chanteuse de hard rock. Ils divorcent en 1993 puis Steve noue une nouvelle relation avec Emma, avec laquelle il a deux nouveaux enfants[9].

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Iron Maiden[modifier | modifier le code]

Harris (droite) sur scène avec Dave Murray en 2008.
Article détaillé : Discographie d'Iron Maiden.

En Solo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le bassiste d'Iron Maiden sort son album solo », Music in Belgium,‎ 29 juillet 2012 (consulté en 17 août 2012)
  2. a, b, c, d, e et f Mick Wall 2004
  3. The History Of Iron Maiden – Pt. 1: The Early Days (DVD). Sony. 23 Novembre 2004.
  4. (en) « The 25 greatest bassists of all time - Steve Harris », sur musicradar (consulté en 18 août 2012).
  5. (en) « IRON MAIDEN Bassist Talks About His Technique And Influences », sur Blabbermouth.net,‎ 24 septembre 2004 (consulté en 18 août 2012).
  6. Dome, Malcolm (2006-09-01). "The Good Life". Classic Rock (97): 76.
  7. Dome, Malcolm (2006-09-01). "Iron Maiden: War all the Time". Metal Hammer (157): 34–40.
  8. McIver, Joel (2010-12-01). "Iron Maiden: Adrian Smith". Total Guitar (208): 40–42.
  9. a et b « Steve Harris », Iron Maiden France (consulté en 17 août 2012)
  10. (en) Paul Brannigan, « Exclusive: Iron Maiden’s Steve Harris talks about his British Lion solo project », Classic Rock Magazine,‎ 27 août 2012 (lire en ligne)
  11. (en) "Ten of the best bassists… Ever!". Classic Rock. 2000-01-01. "#5: Steve Harris — Iron Maidens ever present backbone, as well as its musical guiding light (Er… sorry, Bruce)"
  12. A Matter of Life and Death: Documentary (DVD). EMI. 28 August 2006.
  13. (en) Ling, Dave (2005). "Powerslave Driver". Metal Hammer presents: Iron Maiden 30 Years of Metal Mayhem: 31–34.
  14. (en) Richard Bienstock, « Iron Maiden: Maiden Voyage », Guitar World,‎ 3 juillet 2011 (lire en ligne).
  15. A Matter of Life and Death: Documentary (DVD). EMI. 28 août 2006.
  16. Death on the Road- Life on the Road (DVD). EMI. 6 February 2006.
  17. (en) « West Ham's Top TEN Most Famous Fans Steve Harris », sur FootballFanCast.com (consulté en 18 août 2012).
  18. a, b, c, d, e, f, g et h (en) « Iron Maiden Bassist Talks About His Technique And Influences », Blabbermouth.net (consulté le 25 Avril 2008)
  19. a, b et c Mick Wall 2004, p. 20
  20. a et b Mick Wall 2004, p. 27
  21. Mick Wall 2004, p. 154
  22. a et b (en) « Maiden Voyage » (consulté le 2011-08-30)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mick Wall, Iron Maiden: Run to the Hills, the Authorised Biography, Sanctuary Publishing,‎ 2004, 3e éd. (ISBN 1-86074-542-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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