Stephen Leacock

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Stephen Leacock

Stephen Butler Leacock (30 décembre 1869 - 28 mars 1944) est un enseignant, politologue, économiste, écrivain et humoriste canadien. Il est considéré comme l'humoriste anglophone le plus connu du monde de 1915 à 1925[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Stephen Leacock naît à Swanmore, dans l'Hampshire (Angleterre) en 1869. Il est le troisième d'une famille de onze enfants[2]. À l'âge de six ans, il emménage avec sa famille dans une ferme à Egypt, dans l'Ontario. Bien que les Leacock aient connu une vie plutôt aisée en Angleterre, le père de Stephen, Peter, a été banni de la maison familiale pour avoir épousé Agnes Butler sans la permission de ses parents. Le grand-père de Leacock les soutient en leur donnant de l'argent. Peter devient alcoolique. À l'automne 1878, il part vers le Manitoba avec son frère E.P. Leacock, laissant seuls Agnes et les enfants[2]. En 1942, E.P. Leacock sera le sujet d'un sketch de Stephen, My Remarkable Uncle (Mon remarquable oncle).

En 1882, Stephen rejoint ses deux frères aînés, Jim et Dick, en intégrant l'Upper Canada College de Toronto. Il est meilleur élève que la moyenne. Il devient corédacteur et président du journal de l'école, The College Times, de 1886 à 1887. En 1887, il obtient son diplôme et est désigné Head Boy de sa classe. Il revient ensuite à la ferme où il retrouve son père, de plus en plus porté sur la boisson. Celui-ci quitte peu après définitivement le foyer familial. Certaines sources indiquent qu'il est parti pour la Nouvelle-Écosse et a changé son nom en Lewis[2].

En 1887, il intègre l'University College de l'Université de Toronto, où il est admis dans la fraternité Zeta Psi[réf. nécessaire]. En raison de difficultés financières, il ne peut retourner à ses études l'année suivante. Il quitte l'université pour travailler en tant qu'enseignant — un emploi qu'il abhorre — à Strathroy-Caradoc puis à Toronto.

En 1889, il est accepté à l'université de Chicago où il a pour enseignant Thorstein Veblen[2]. Il obtient un doctorat d'économie politique et de science politique[réf. nécessaire]. Il est conservateur social et est partisan de l'ancien Parti conservateur du Canada. Il est contre le droit de vote des femmes, l'immigration non anglo-saxonne mais pour l'introduction d'une politique d'assistance sociale[réf. nécessaire].

Stephen Leacock meurt en 1944, à Toronto, d'un cancer de la gorge[3].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Tôt dans sa carrière, Leacock s'oriente vers la fiction, l'humour et des brèves pour compléter ses appointements. Ses histoires, d'abord publiées dans des magazines canadiens et américains puis plus tard sous forme de livres, deviennent très populaires à travers le monde. Il a été dit en 1911 que plus de personnes avaient entendu parler de Stephen Leacock que du Canada. Entre 1915 et 1925, il est l'humoriste le plus connu du monde anglophone[1],[4],[5],[6]. Stephen Leacock admirait particulièrement l'humoriste Robert Benchley, avec qui il entame une correspondance ; il le pousse notamment à écrire un livre à partir de son travail, ce qu'il fait en 1922.

Durant l'été, Stephen Leacock vit à Old Brewery Bay, sa résidence à Orillia, près des lacs Simcoe et Couchiching. Old Brewery Bay est désormais un musée[7] et un lieu historique national du Canada. La ville d'Orillia lui inspire la ville fictive de Mariposa (en) qu'il développe dans Sunshine Sketches of a Little Town (1912).

Malgré le fait qu'il ait publié des articles et des livres relatifs à son champ d'études, ses théories politiques sont désormais presque oubliées.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Elements of Political Science (1906)
  • Baldwin, Lafontaine, Hincks: Responsible Government (1907)
  • Practical Political Economy (1910)
  • Literary Lapses (1910)
  • Nonsense Novels (1911)
  • Sunshine Sketches of a Little Town (1912)
  • Behind the Beyond (1913)
  • Adventurers of the Far North (1914)
  • The Dawn of Canadian History (1914)
  • The Mariner of St. Malo (1914)
  • Arcadian Adventures with the Idle Rich (1914)
  • Moonbeams from the Larger Lunacy (1915)
  • Essays and Literary Sudies (1916)
  • Further Foolishness (1916)
  • Frenzied Fiction (1918)
  • The Hohenzollerns in America (1919)
  • Winsome Winnie (1920)
  • The Unsolved Riddle of Social Injustice (1920)
  • My Discovery of England (1922)
  • College Days (1923)
  • Over the Footlights (1923)
  • The Garden of Folly (1924)
  • Mackenzie, Baldwin, Lafontaine, Hincks (1926)
  • Winnowed Wisdom (1926)
  • Short Circuits (1928)
  • The Iron Man and the Tin Woman (1929)
  • Economic Prosperity in the British Empire (1930)
  • The Economic Prosperity of the British Empire (1931)
  • The Dry Pickwick (1932)
  • Afternoons in Utopia (1932)
  • Mark Twain (1932)
  • Charles Dickens: His Life and Work (1933)
  • Humour: Its Theory and Technique, with Examples and Samples (1935)
  • Hellements of Hickonomics in Hiccoughs of Verse Done in Our Social Planning Mill (1936)
  • Funny Pieces (1936)
  • The Greatest Pages of American Humor (1936)
  • Here Are My Lectures (1937)
  • Humour and Humanity (1937)
  • My Discovery of the West (1937)
  • Model Memoirs (1938)
  • Too Much College (1939)
  • The British Empire (1940)
  • Canada: The Foundations of Its Future (1941)
  • My Remarkeable Uncle (1942)
  • Our Heritage of Liberty (1942)
  • Montreal: Seaport and City (1942)
  • Happy Stories (1943)
  • How to Write (1943)
  • Canada and the Sea (1944)
  • While There Is Time (1945)
  • Last Leaves (1945)
  • The Boy I Left Behind Me (1946)
  • Wet Wit and Dry Humor
  • Laugh with Leacock
  • Back to Prosperity
  • The Greatest Pages of Charles Dickens
  • Essays and Literary Studies

Œuvres disponibles en français[modifier | modifier le code]

  • Panique à la banque Rivages 2008
  • Le plombier kidnappé Le Dilletante 2005
  • L'île de la tentation Le Dilettante 2003
  • Qui est le coupable ? Le Rocher 2002
  • Histoires humoristiques Laffont 1963

Liens externes[modifier | modifier le code]

Maison de Stephen Leacock à Orillia, dans l'Ontario.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Gerald Lynch, « Stephen Leacock », sur The Canadian Encyclopedia, Historica Foundation (consulté le 5 juillet 2012)
  2. a, b, c et d (en) « Stephen Leacock (1869-1944) A Biographical Sketch », sur National Library of Canada (consulté le 5 juillet 2012)
  3. (en) Stephen Butler Leacock 1869 – 1944, Leacock Museum. Consulté le 22 juillet 2012.
  4. (en) James A. "Pete" McGarvey, The Old Brewery Bay: A Leacockian Tale, Orillia, Ontario, Dundurn Press Ltd.,‎ 1994 (ISBN 1-55002-216-4), p. 7
  5. (en) Stephen Leacock et Bowker, Alan, On the Front Line of Life: Stephen Leacock : Memories and Reflections, 1935-1944, Dundurn Press Ltd.,‎ 2004 (ISBN 1-55002-521-X), p. 13
  6. (en) R. G. Moyles, Improved by Cultivation: An Anthology of English-Canadian Prose to 1914, Broadview Press,‎ 1994 (ISBN 1-55111-049-0), p. 195
  7. (en) Leacock Museum. Consulté le 22 juillet 2012.