Stephen Greenblatt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Stephen Jay Greenblatt

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Stephen Greenblatt en 2004.

Activités Critique littéraire, Théoricien de la littérature
Naissance 7 novembre 1943 (70 ans)
Boston, Massachusetts
Langue d'écriture Anglais
Mouvement New Historicism

Stephen Jay Greenblatt, né le 7 novembre 1943 à Boston, est un universitaire américain, critique littéraire et théoricien de la littérature. Il est lauréat du prix Pulitzer de l'essai.

Greenblatt passe pour le fondateur du néo-historicisme, approche critique de la littérature qu'il qualifie de « poétique de la culture » ; ses œuvres exercent une grande influence depuis le début des années 1980. Greenblatt est auteur et éditeur de nombreux ouvrages et articles liés au néo-historicisme, à l'étude de la culture, aux travaux sur la Renaissance et à la critique shakespearienne. Il est également cofondateur du magazine littéraire Representations qui publie de nombreux tenants du néo-historicisme. Son ouvrage le plus connu est Will in the World, biographie de Shakespeare qui figura pendant neuf semaines sur la New York Times Best Seller list[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Greenblatt est né à Boston et a grandi à Cambridge (Massachusetts). Après des études secondaires au lycée de Newton North, il fait des études supérieures à l'université Yale, où il obtient son baccalauréat ès arts en 1964; il entame alors des études de lettres, obtenant un master en 1968, et un doctorat en 1969. Parallèlement il obtient le titre de bachelier des arts à Pembroke College (Cambridge) en 1966 où il passe également un master en 1968.

Greenblatt est nommé sur un poste d'enseignement (Class of 32) à l'université de Californie à Berkeley où il restera 28 ans, en tant que professeur à partir de 1980. Il accepte ensuite un poste à Harvard, où il occupe à partir de 1997 la chaire Harry Levine de littérature. En 2000, il reçoit le titre de Professor of the humanities (Lettres et Sciences humaines) de l'université John Cogan. Greenblatt est considéré comme une figure-clef du mouvement qui a vu le jour dans les études littéraires à partir des années 1980, s'écartant d'une approche purement littéraire et textuelle des œuvres pour les replacer dans leur contexte culturel[2].

Greenblatt est professeur attaché (fellow) au Wissenschaftskolleg de Berlin. En tant que professeur et conférencier détaché, il est intervenu à l'École des hautes études en sciences sociales (France), à l'université de Florence, à l'université de Kyoto, à l'université d'Oxford et l'université de Pékin. Il est membre de l'Académie américaine des arts et des sciences, de la Société américaine de philosophie et l'Académie américaine des arts et des lettres. Il a également présidé l'Association des lettres modernes (en).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Quattrocento, Flammarion, 2013, 350 p. (étude historique)[3],[4] . Titre original : The Swerve: How the World Became Modern - Prix Pulitzer de l'essai en 2012.
  • Will le Magnifique, Flammarion, 2014, 488 p. Titre original : Will in the World: How Shakespeare Became Shakespeare

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rachel Donadio, « Who Owns Shakespeare? (A qui appartient Shakespeare ?) », New York Times,‎ 23 janvier 2005 (consulté le 2 March 2012)
  2. Norton Anthology of Theory and Criticism, New York, W. W. Norton,‎ 2001 (ISBN 0-393-97429-4), p. 2250
  3. Le poème qui a changé le monde, books.fr, 13 mars 2012
  4. Le poème retrouvé des atomes, Marco Zito, Le Monde.fr, 31 janvier 2013