Stephen Fuller Austin

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Stephen Fuller Austin (), surnommé le Père du Texas, mena la deuxième colonisation de cette région des États-Unis actuels en faisant venir des migrants américains, alors que le Texas appartenait au Mexique. Il a donné son nom à l'actuelle capitale du Texas, Austin, mais aussi à des établissements d'enseignement comme l'Université Stephen F. Austin à Nacogdoches ou l'Austin College à Sherman.

Jeunesse (1793-1820)[modifier | modifier le code]

Stephen F. Austin et son frère

Stephen F. Austin est né dans la région minière du sud-ouest de la Virginie, dans le comté de Wythe[1]. Il est le deuxième enfant de Moses Austin et de Mary Brown, qui eurent d'abord une fille prénommée Eliza, qui mourut de façon précoce. Le , alors qu'il n'a que quatre ans, sa famille s'installe dans l'actuel État du Missouri, une région qui dépend alors de la couronne espagnole. Après la vente de la Louisiane aux États-Unis, le père de Stephen Austin demande la création d'un comté de Washington ; il réclame également que la cité qu'il a créé Potosi en devienne le chef-lieu.

A l'âge de 11 ans, Stephen Austin est envoyé faire des études à la Bacon Academy dans le Connecticut puis à la Transylvania University à Lexington, où il obtient son diplôme en 1810[2]. Il poursuit une formation d'avocat puis entre dans l'assemblée du territoire du Missouri à l'âge de 21 ans. Il se sert alors de son influence politique pour fonder la Banque de Saint Louis, mais se retrouve ruiné après la panique de 1819. Il décide alors de partir pour le territoire de l'Arkansas[2]. Là, il acquiert une propriété sur la rive sud de l'Arkansas River dans la région de l'actuelle Little Rock. Il repart en 1820 vers la Louisiane : il fait la connaissance de Joseph H. Hawkins à La Nouvelle-Orléans.

Départ pour le Texas[modifier | modifier le code]

Stephen F. Austin

Alors que Stephen Austin poursuit sa carrière en Arkansas, son père reçoit l'autorisation de la Nouvelle-Espagne de faire venir au Texas 300 colons anglo-saxons[2]. Ce dernier mourut d'une pneumonie sur le chemin du retour, le , laissant à son fils la tâche d'installer les colons. Stephen Austin arriva à San Antonio au Texas le 12 août, bien décidé à reconduire l'autorisation que son père avait reçue. Pendant son voyage, il apprend que le Mexique a déclaré son indépendance vis-à-vis de l'Espagne et que le Texas est devenu une province du Mexique. Il reçut néanmoins l'autorisation d'installer des colons par le gouverneur Antonio María Martínez. Ce dernier l'autorisa à explorer le littoral du golfe du Mexique entre San Antonio et le Brazos afin de trouver un endroit pour la colonie[3]. Il conduit cette expédition avec Manuel Becerra et trois Amérindiens aranama. Les colons s'installent finalement en décembre 1821 sur le territoire actuel du comté de Brazoria. Chaque famille reçoit une terre qu'elle peut mettre en valeur.

Cependant, le nouveau gouvernement installé à Mexico et dirigé par Agustín I ne reconnaît pas le droit de colonisation accordé par les autorités espagnoles. Stephen F. Austin dut se rendre à Mexico pour obtenir l’autorisation du nouveau gouvernement[4], autorisation qui avait été donnée à son père par les autorités espagnoles avant l’indépendance. Celle-ci fut accordée en 1823 par l’empereur Augustin Ier ; mais après son abdication, le nouveau gouvernement républicain du Mexique annula tous les actes du régime précédent. Le contrat d’Austin fut finalement reconnu à la mi-avril 1823. Lorsqu’il revint au Texas en juillet 1823, Stephen Austin décida de faire de San Felipe de Austin le chef-lieu de sa petite colonie[5]. Austin put installer cent autres familles en 1827 le long de l’Old San Antonio Road ; les autorités mexicaines pensaient qu’elles aideraient les soldats à se défendre contre les attaques comanches[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stephen Fuller Austin -Biography
  2. a, b et c Edmondson (2000), p. 59.
  3. Edmondson (2000), p. 60.
  4. Edmondson (2000), p. 63.
  5. Edmondson (2000), p. 70.
  6. de la Teja (1997), p. 88.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jesus F. de la Teja, Myths, Misdeeds, and Misunderstandings: The Roots of Conflict in U.S.–Mexican Relations, Wilmington (Delaware), Scholarly Resources Inc.,‎ 1997 (ISBN 0842026622)
  • J. R. Edmondson, The Alamo Story-From History to Current Conflicts, Plano, Republic of Texas Press,‎ 2000 (ISBN 1-55622-678-0)
  • Kenneth E. Jr. Hendrickson, The Chief of Executives of Texas: From Stephen F. Austin to John B. Connally, Jr., College Station, Texas A&M University Press,‎ 1995 (ISBN 0890966419)

Articles connexes[modifier | modifier le code]