Stephen Fox

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Sir Stephen Fox (né le 27 mars 1627, décédé le 28 octobre 1716, à l'âge de 89 ans) était un homme politique britannique ; son père, William Fox, était un petit propriétaire terrien à Farley dans le comté de Wiltshire.

À l'âge de quinze ans, il est engagé dans la domesticité du comte de Northumberland; puis, il entre au service de Lord Percy, frère du comte, et sera présent dans l'armée royale lors de la bataille de Worcester (le 3 septembre 1651, durant la troisième guerre civile anglaise) en tant qu'ordonnance de Lord Percy auprès de l'artillerie. Il accompagnera le roi Charles II dans sa fuite vers le continent en qualité de majordome sur recommandation d'Edward Hyde, comte de Clarendon qui le présente comme un jeune homme éduqué sous la sévère discipline de Lord Percy... expert en langues étrangères et possédant toutes les qualités de la domesticité, honnêteté et discrétion.

L'habileté avec laquelle il va contrôler les maigres finances de la cour exilée lui fait gagner confiance et promotion. Il sera employé pour plusieurs missions importantes et, par la suite, interviendra en tant qu'intermédiaire entre le roi et George Monk, général de Cromwell. Honneurs et importantes rémunérations furent sa récompense après la restauration ; il fut nommé aux fonctions lucratives de premier clerc de l'Habit vert (clerk of the Green Cloth) et payeur-général des troupes.

En novembre 1661 il devient membre du Parlement pour la ville de Salisbury dans le Wiltshire. En 1665, il est anobli et revient au Parlement pour la cité de Westminster le 27 février 1679, and succède au comte de Rochester en qualité de commissaire du Trésor, fonction qu'il assumera pendant vingt-trois années et ce, sous trois monarques différents. En 1680, il démissionne de sa fonction de payeur-général et est nommé premier commissaire de la cavalerie puis, en 1684, il en sera commissaire unique.

Le roi Jacques II lui offrit une pairie à condition d'abjurer la religion catholique ; il refusa mais fut autorisé à conserver ses fonctions de commissaire. En 1685, alors qu'il était encore parlementaire pour Salisbury, il s'opposa à la facture pour la levée d'une armée demandée par le roi. Pendant la révolution, il adoptera une attitude de réserve décente, mais après la fuite de Jacques II, il fera acte de soumission à Guillaume III, qui le confirmera dans ses fonctions. Il sera réélu pour Westminster en 1691 et 1695 puis pour Cricklade (petite ville au nord du comté de Wiltshire) en 1698 et finalement, en 1713 à nouveau pour Salisbury.

Il se distingua notamment en fondant l'hôpital de Chelsea et en contribuant personnellement à hauteur 13 000 livres. Malgré son rang de deuxième, voire troisième, personnage dans la hiérarchie de l'État, il fut d'une grande utilité pour sa génération et un fonctionnaire qui s'acquitta de manière profitable de toutes les charges qui lui furent confiées. Il s'enrichit au service de la nation mais, à la différence d'autres hommes d'État de son époque, sans être suspecté de corruption et sans faillir dans l'estime de ses contemporains.

Il se maria deux fois en 1651 et 1703 ; avec sa première épouse, Élizabeth Whittle, il eut sept fils, qui moururent avant lui et trois filles ; avec la seconde, Christian Hopes, il eut deux fils et deux filles.
L'âiné des garçons de ce deuxième mariage, Stephen (1704-1776), fut lord Ilchester et Stavordale en 1747 puis comte d'Ilchester en 1756 et en 1758 il prit le nom additionnel de Strangways et ses descendants, la famille Fox-Strangways, perpétuèrent le titre de comte d'Ilchester. Le cadet, Henry, devint Lord Holland.

Sources[modifier | modifier le code]

(en) « Stephen Fox », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]