Stephen Crane

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Stephen Crane

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Stephen Crane en mars 1896

Activités Romancier, poète, journaliste
Naissance 1er novembre 1871
Newark, New Jersey, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 5 juin 1900 (à 28 ans)
Badenweiler, Forêt-Noire,
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Langue d'écriture Anglais américain
Mouvement Réalisme
Genres Roman, nouvelle

Œuvres principales

Stephen Crane, né le 1er novembre 1871 à Newark, dans l'État du New Jersey, et mort le 5 juin 1900 à Badenweiler, en Allemagne, est un écrivain, poète et journaliste américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, le révérend Jonathan Townley Crane et sa mère Mary Helen Peck Crane, entièrement dévouée aux activités de son mari au sein de l'Église Méthodiste furent les parents de 14 enfants, dont 5 décédés en bas âge. Le révérend J.T Crane décède lorsque Stephen a huit ans. Sa sœur Agnès, institutrice, l'éveille à la lecture romanesque. C'est à 19 ans qu'il publie son premier essai (sur l'explorateur Henry Morton Stanley) dans le magazine de son école, mais dès l'année précédente, il aide son frère Townley à rédiger la chronique locale pour le New York Tribune.

À partir de septembre 1890, il étudie au Lafayette College, puis entre à l'Université de Syracuse en 1891, mais quitte l'établissement six mois plus tard. En 1892, il commence sa carrière à New York comme journaliste indépendant. Devenu reporter correspondant pour le New York Tribune, il est renvoyé du journal qui n'a pas apprécié son compte rendu d'une manifestation ouvrière.

En 1893, il publie Maggie, fille des rues (Maggie: A Girl of the Streets) sous le pseudonyme de Johnston Smith, récit réaliste où abondent les dialogues truffés de jurons. L'œuvre fait scandale.

En 1895, avec l'aide de Hamlin Garland (en), il publie La Conquête du courage (The Red Badge of Courage), un roman réaliste sur la guerre civile américaine vécue et observée par les yeux d'un jeune soldat. Le livre remporte un certain succès.

Il travaille à partir de 1895 comme correspondant pour plusieurs journaux et couvre différents conflits, notamment au Mexique. En 1896, alors qu'il se rend à Cuba, le bateau coule et, après 36 heures de naufrage, trois survivants parviennent à atteindre les côtes de la Floride. Crane s'inspire de cette aventure pour écrire The Open Boat and Other Tales, en 1898. Il est correspondant de guerre en Grèce et en Turquie en 1897, puis à Cuba et à Porto Rico pendant la guerre hispano-américaine de 1898. Déjà malade, il s'installe avec sa compagne en Angleterre dans le Sussex où il fait la connaissance de Henry James et surtout de Joseph Conrad qu'il rencontre plusieurs fois.

Stephen Crane meurt de la tuberculose, à vingt-huit ans, à Badenweiler, en Allemagne. Il est enterré au cimetière d'Evergreen à Hillside, New Jersey (en).

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Maggie: A Girl of the Streets, New York, sn, 1893, sous le pseudonyme de Johnston Smith
    Publié en français sous le titre Maggie, fille des rues, traduit par Jeanne-Marie Santraud, Paris, Aubier-Montaigne, 1993 (bilingue)
  • The Red Badge of Courage, New York, D. Appleton & Company, 1895
    Publié en français sous le titre La Conquête du courage, traduit par Francis Viellé-Griffin et Henry D. Davray, Mercure de France, 1911 ; réédition, Gallimard, Folio no 1351, 1982
    Publié dans une autre traduction sous le titre La Conquête du courage, traduit par Dominique Aury, Paris, Sillage, 2006
  • George's Mother, New York, Edward Arnold, 1896
  • The Third Violet, New York, D. Appleton and Company, 1897
  • Active Service, New York, Frederick A. Stokes Company, 1899
  • The O'Ruddy. New York: Frederick A. Stokes Company, 1903, en collaboration avec Robert Barr

Recueils de poèmes[modifier | modifier le code]

  • The Black Riders and Other Lines, Boston, Copeland and Day, 1895
    Publié en français sous le titre Les Cavaliers noirs, Paris, La Différence, « Orphée » no 156, 1993
  • War is Kind, New York, Frederick A. Stokes Company, 1899

Recueil de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • The Open Boat and Other Tales of Adventure, New York, Doubleday & McClure, 1898
  • The Monster and Other Stories, New York, Harper & Brothers Publishers, 1899
  • Wounds in the Rain: War Stories, New York, Frederick A. Stokes Company, 1900

Recueils de nouvelles français[modifier | modifier le code]

La plupart des recueils parus en France ne respectent pas le contenu des recueils originaux
  • L’Hôtel bleu, Paris, Seghers, 1963
  • Le Bateau ouvert, Paris, Mercure de France, 1966
  • Le Visage incendié, Bruxelles, Éditions Complexe, 1991
  • Un mystérieux héroïsme, Éditions Autrement, 1995 (trad. Daniel Depland - 11 nouvelles tirées de 4 recueils ; préface et postface par Yves Carlet)
  • L’Arpent du diable et autres choses vues, Paris, Mercure de France, 1996
  • Le Monstre, Paris, Michel Houdiard, 1998
  • Blue Hotel, Paris, Liana Levi, 2003
  • Le Bateau ouvert, traduit pas Pierre Leyris, Sillage, 2005 (longue nouvelle reprise, dans une nouvelle traduction, dans le recueil Un mystérieux héroïsme)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Cazemajou, Stephen Crane (1871-1900), écrivain-journaliste, Paris, Éditions Didier, 1969.
  • Franck Bergon, Stephen Crane’s Artistry, New York, Columbia, 1975.
  • Harold Bloom éd., Stephen Crane: Modern Critical Views, New York, Chelsea House, 1987.
  • Michael W. Schaefer, A Reader’s Guide to the Short Stories of Stephen Crane, New York, Hall, 1988.
  • Christopher Benfey, The Double Life of Stephen Crane, New York, Knopf, 1992.
  • Stanley Wertheim, Paul Sorrentino, The Crane Log: A Documentary Life of Stephen Crane, 1871-1900, New York, Hall, 1994.
  • Linda Davis, Badge of Courage: The Life of Stephen Crane, Boston, Houghton, 1998.

Sources[modifier | modifier le code]