Stenkil de Suède

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Stenkil Ier Ragnvaldsson, gendre et successeur d'Emund III le Vieil, fut roi de Suède de 1060 à 1066.

Biographie[modifier | modifier le code]

Selon le saga de Hervor et du roi Heidrekr Stenkil était le fils du Jarl Rögnvald Ulfson et d'Astrid la fille de Njal Finnson, originaire du Hålogaland. Le père de Stenkil Ragnvaldsson était lui probablement originaire de la province suédoise de Västergötland [1].

Considéré comme un chrétien zélé, il est décrit par Adam de Brême « comme un très pieux roi, fidèle à Jésus-Christ et remplit de la crainte de Dieu » pour avoir sous le règne d'Emund Slemme « accompagné en versant des larmes et en se recommandant humblement à leurs prières » les envoyés de l'archevêque de Adalbert de Brême (1043-1072) chassés par le roi sous l'influence d'un évêque gyrovaque Osmond « qui ne relevait d'aucun pouvoir » [2].

Le roi cherche en effet à convertir ses sujets et apporte son soutien aux missions des évêques Adalvard de Sigtuna et Eginon de Scanie. Cependant, afin de ne pas s'aliéner les populations, il refuse de détruire le temple païen d'Uppsala et de mettre fin aux sacrifices sanglants[3]

Stenkil donne refuge au Jarl Haakon Ivarsson qui est devenu l'ennemi du roi Harald III de Norvège. Haakon avec une troupe commandée par le gouverneur du Gautland que la saga nomme Thorvid (c'est-à-dire Thyrnir ) est vaincu et le roi de Norvège qui occupe vers 1063 la région ouest de la Suède méridionale[4].

Les chroniqueurs de l'époque notent enfin que le roi préférait « les hommes du Västergötland à tous ses autres sujets » ce qui semble être la trace de la naissance d'un antagonisme entre les deux parties du pays, le Svealand et le Götaland, rassemblés sous l'autorité de la dynastie précédente. Il meurt de maladie en 1066[5].

Union et postérité[modifier | modifier le code]

De son épouse fille du roi Eymund, Stenkil laisse deux fils :

Il serait également le père de Éric VII de Suède

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (sv) Maj Odelberg, Vikingdatidens ABC, Musée historique de Stockholm,‎ 1995
  2. Adam de Brême Histoire des archevêques de Hambourg Éditions Gallimard Paris 1998 (ISBN 2070744647). Livre troisième chapitre XV p.135-136
  3. Adam de Brême Op. cit Livre quatrième chapitre XXX p. 219.
  4. Snorri Sturluson La saga de Harald l'impitoyable, XIIIe siècle, traduite et présentée par Régis Boyer, Payot, 1979, chapitre 72 p. 114-118
  5. La Saga indique simplement que sa mort est intervenue « vers l'époque où le roi Harald tombait en Angleterre »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]