Stefano Della Bella

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Cavalier polonais

Stefano Della Bella et Étienne de la Belle à la cour de France (Florence, – Florence, ) est un graveur aquafortiste italien de l'école florentine[1] de la Renaissance, de style maniériste et baroque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stefano della Bella naît dans une famille de peintres, de sculpteurs et d'orfèvres. Il est le fils du sculpteur Francesco di Girolamo Della Bella (mort en 1613). Il apprend avec Giovanni Benedetto Castiglione et le médailleur et ciseleur Gasparo Mola, puis s'oriente ensuite vers le dessin et la gravure auprès de Remigio Cantagallina. Il devient ensuite membre de l'atelier d'Orazio Vanni, puis vers 1625, de celui de Giovan Battista, fils du précédent, et enfin de celui de Cesare Dandini.

Son œuvre de jeunesse consiste à reproduire les eaux-forte de Jacques Callot qui avait été présent à Florence entre 1612 et 1621, venu suivre les enseignements de Cantagallina.

Sous la protection Don Lorenzo de Médicis, fils cadet du grand-duc Ferdinand Ier de Médicis, della Bella a l'opportunité d'accomplir des voyages d'étude à Rome, où il séjourne de 1633 à 1636 (gravure de la cavalcade célébrant l'entrée à Rome de l'ambassadeur de Pologne le ).

Il y rencontre des graveurs français et des imprimeurs comme Israël Henriet (oncle d'Israël Sylvestre, peintre de la cour) et François Langlois, qui influent sur sa décision de partir à Paris en 1639, quatre ans après la mort de Callot.

À Paris, grâce aux gravures commandées par le cardinal de Richelieu (gravures du siège et de la prise d'Arras), il fréquente des courtisans, des artistes de théâtre et des hommes de lettres.

Il rencontre Rembrandt à Amsterdam en 1647.

Son goût pour la nature se manifeste dans ses tableaux : ses gravures d'animaux, ses paysages révèlent un style vif et plein de fantaisie, maintenant détaché de l'inspiration initiale de Callot. Il étudie aussi la figure humaine et aborde de nouveaux thèmes : les cartes topographiques, les caprices, la décoration (frises et ornements), les sujets militaires (carrousels, ballets de chevaux, exercices militaires).

Rentré à Florence en 1649, il revient sous la protection de la cour des Médicis, obtient une bourse pour enseigner la gravure à Cosme, le fils du grand-duc. Il exécute des frontispices, des illustrations de fêtes et des vues qui exaltent les splendeurs médicéennes. Il voyage plusieurs fois à Rome, où il grave quelques vues des ruines antiques en continuant à envoyer ses plaques et des feuilles à ses éditeurs parisiens.

Stefano de la Belle aura ainsi laissé plus de mille gravures dont les collections de Windsor Castle, au Louvre et aux Offices sont particulièrement importantes.

Il est enterré dans l'église Sant'Ambrogio.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

  • La perspective du Pont Neuf de Paris (1646), Blanton Museum of Art at the University of Texas, Austin [1]
  • Paysages maritimes, musée des beaux-arts de Rennes [2]
  • Frontispice des œuvres complètes de Paul Scarron [3]
  • Bandeaux pour le livre Les Triomphes de Louis-le-Juste, Paris, Imprimerie royale, 1649.
  • Entrée à Rome de l'ambassadeur de Pologne en l'année 1633, département des Arts Graphiques, musée du Louvre :
Wjazd poselstwa Jerzego Ossolinskiego do Rzymu.jpg


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Le Blanc: Manuel de l'amateur d'estampes, tome I, 1854, (réédition Amsterdam, 1970)
  • Thieme-Becker : Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, Lepizig, vol. 3, 1909, p. 228-230.
  • T. Kamenskaya : L’art graphique d’Etienne de la Belle, dans Annuaire du musée de l’Ermitage, tome I, 1er fascicule, Leningrad, 1936.
  • Anthony Blunt : The Drawings of G.B. Castiglione and Stefano Della Bella in the Collection of her Majesty the Queen at Windsor Castle, Londres, 1954, p.89-124.
  • Ph. D. Massar : Stefano Della Bella. Catalogue raisonné Alexandre De Vesme, New York, 1972
  • Françoise Viatte : Dessins italiens du musée du Louvre. Les dessins de Stefano Della Bella, Paris, 1974.
  • E. Bénézit : Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976.
  • Stefano Della Bella, Musée des Beaux-Arts de Caen, 1998
  • J. Talbierska : Stefano Della Bella - Etchings from the Collection of the Print Room of the Warsaw University Library, Varsovie, 2001
  • Reflets d’Italie, catalogue d’exposition, Liège, Collections artistiques de l’Université, 2006, notice 7.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Musée du Louvre