Stefano Rodotà

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Stefano Rodotà
Stefano Rodotà, en 2007.
Stefano Rodotà, en 2007.
Fonctions
Président de l'Autorité garante de la Protection des données personnelles
19972005
Prédécesseur Aucun
Successeur Francesco Pizzetti
Vice-président de la Chambre des députés
30 avril 19924 juin 1992
(1 mois et 5 jours)
Président Oscar Luigi Scalfaro
Législature XIe
Président du Parti démocrate de la gauche
19911992
Prédécesseur Aucun
Successeur Giglia Tedesco Tatò
Biographie
Date de naissance 30 mai 1933
Lieu de naissance Cosenza
Nationalité Drapeau : Italie Italien
Parti politique PDS
Profession Juriste

Stefano Rodotà, né le 30 mai 1933 à Cosenza, est un juriste et ancien parlementaire italien, d'ancienne origine arbëresh.

Biographie[modifier | modifier le code]

Licencié en droit à l'université La Sapienza de Rome, en 1955, il y enseigne le droit civil, en sa qualité de Professeur émérite. Son frère, Antonio Rodotà (1935-2006), a dirigé l'Agence spatiale européenne.

En 2005, l'Université Montaigne Bordeaux III le nomme docteur honoris causa[1].

Une figure de la gauche italienne[modifier | modifier le code]

Député de 1979 à 1994 pour Catanzaro, puis Florence, siégeant sur les bancs de la Gauche indépendante, if fut, brièvement vice-président de la Chambre des députés ; c'est en cette qualité qu'il présida, le 28 mai 1992, la cérémonie d'investiture du président de la République élu, Oscar Luigi Scalfaro. Parallèlement, il siégea au Parlement européen, durant la IVe législature, de 1989 à 1994.

En 1997, il prend la présidence de l'Autorité garante de la protection des données, et conserve cette charge jusqu'en 2005, date à partir de laquelle il se met en retrait du débat public.

En mars 2013, à la suite d'un scrutin parlementaire ayant constitué un blocage politique pour l'Italie car n'ayant fait apparaître aucune majorité claire, Rodotà appela de ses vœux, dans une tribune publiée par le journal de gauche L'Unità, à une « réactualisation ferme de la morale publique », sans laquelle « une colère née de la disparition de l'éthique publique [durant ces élections] » pourrait s'accroître[2].

Candidat à la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Stefano Rodotà,lors du Festival de l'économie de Trente, en 2013.

Après la renonciation de Milena Gabanelli et Gino Strada, tous deux choisis dans un premier temps, par les militants du Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, ce dernier annonce que sa formation compte soutenir la candidature de Stefano Rodotà à l'élection présidentielle italienne du 18 avril 2013, au cours de laquelle il obtient 240 voix lors du premier tour, chiffre supérieur au nombre de parlementaires du M5S qui soutiennent sa candidature. Il obtient 230 voix lors du second tour de scrutin, à l'issue duquel il termine premier, et 250 voix au 3e tour, très loin devant Massimo D'Alema 33 et Romano Prodi 22 (mais ce dernier est le candidat pressenti du Parti démocrate), puis au quatrième tour de scrutin, au cours duquel il obtient 213 voix, derrière les 395 voix de Prodi. Il est finalement vaincu par le président de la République sortant, Giorgio Napolitano, élu par 738 grands électeurs, Rodotà ayant, quant à lui, recueilli 217 suffrages.

La réélection du chef de l'État sortant se trouvant être contestée par le meneur du Mouvement 5 étoiles, Beppe Grillo, Stefano Rodotà, qui rejeta vivement les termes de Grillo, celui-ci évoquant « un coup d'État », félicita le président Napolitano pour sa réélection.

Ouvrages et essais[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]