Stefan Bakałowicz

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Stefan Bakalowicz
Le petit luxe (collection privée)

Stefan Bakałowicz (russifié en Stepan Vladislavovitch Bakalovitch, Степан Владиславович Бакалович), né le 17 octobre 1857 à Varsovie et mort peut-être à Rome en 1947, est un peintre polonais, né sujet de l'Empire russe. C'est un représentant de l'académisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle qui prisait les sujets inspirés de la Rome antique et qui passa presque toute sa vie en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Wladislaw (Ladislas, 1831-1904) est un peintre académique qui nous a transmis des peintures historiques sur le règne d'Henri III ou de Louis XIII, qui termine sa vie à Paris, et sa mère Wiktoryna (1835-1874) est une actrice de théâtre varsovienne fameuse. Son père lui donne sa première formation artistique et, après le lycée, Stefan Bakalowicz devient élève de peintres, dont le plus connu est Wojciech Gerson.

Il entre comme boursier à l'école de l'académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg en 1876 et y étudie jusqu'en 1881. Il a pour maîtres Verechtchaguine, ou Tchistiakov. Il obtient une petite médaille d'argent pour un dessin d'après nature et une autre pour une étude, en 1877; une grande médaille d'argent en 1878 pour une étude; et une autre en 1879 pour La Mort de Germanicus. En 1880, Bakalowicz reçoit une petite médaille d'or pour Jacob reconnaît la tunique de son fils Joseph, vendu par ses frères en Égypte et une grande médaille d'or en 1881 pour Saint Serge bénit Dimitri Donskoï. Il sort de l'académie avec le rang d'artiste de première classe, avec une bourse pour un voyage d'études de cinq ans à l'étranger.

Bakalowicz se rend alors à Cracovie, où il fait la connaissance de Jan Matejko, puis à Paris (1882-1883). Il fait un voyage en Algérie en 1883, puis demeure à Rome, afin d'étudier de près les sujets antiques.

Il consacre alors sa vie à l'histoire antique romaine et passe son temps libre à parcourir la péninsule italienne, et à participer à des fouilles archéologiques. Il consacre aussi une partie de son œuvre à des portraits mondains en Italie.

Il envoie à Saint-Pétersbourg de grandes toiles pour des expositions académiques, comme:

  • 1885: deux tableaux, Romaine chez un marchand oriental devin, et Printemps
  • 1886: quatre tableaux, Conversation vespérale, Les voisines, Le message, Catulle lisant ses poèmes à ses amis (acheté par Tretiakov pour sa Galerie). Il est reçu à l'Académie pour ces derniers tableaux, dans la section de peinture historique.

Ses œuvres rencontrent le succès et il est considéré par les historiens d'art comme un pilier de l'académisme tardif. La famille impériale achète quelques-unes de ses œuvres.

Il est membre des sociétés artistiques de Saint-Pétersbourg, de Moscou, de Varsovie, et de Rome et expose à l'académie impériale des beaux-arts, et à d'autres expositions de la capitale et de la province, ainsi qu'à l'étranger. On l'appelle l'Alma-Tadema russe. Sa clientèle se trouve principalement en Russie et à Rome.

Il visite l'Égypte en 1903.

En 1913, l'académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg lui refuse une exposition particulière, car elle estime que le style pompéien ou romain est passé de mode. C'est en 1914 qu'il envoie pour la dernière fois ses tableaux en Russie et ses derniers liens avec la Russie datent de 1921. Sa vie est inconnue après 1936.

Galerie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]