Steak (film)

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Steak

Réalisation Quentin Dupieux
Scénario Quentin Dupieux
Acteurs principaux
Sociétés de production La Petite Reine
4 Mecs en Baskets
4 Mecs à Lunettes
Pays d’origine Drapeau de France France
Drapeau du Canada Canada
Genre Comédie
Science-fiction
Sortie 2007
Durée 80 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Steak est un film franco-québécois réalisé par Quentin Dupieux, sorti en 2007.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Georges est le souffre-douleur de ses camarades de classe. Un jour, il craque et les mitraille. Son ami Blaise est accusé à sa place et condamné à 7 ans d'internement dans un hôpital psychiatrique. Le jour de sa sortie, en 2016, Blaise n'a plus qu'une famille : son meilleur ami Georges. Mais ce dernier ne veut plus entendre parler de son ami d'enfance, car il essaie de s'intégrer aux « Chivers », une bande dont les membres portent un blouson rouge et des bottines, boivent du lait, roulent en sport truck et jouent à un jeu incompréhensible et violent qui mélange cricket et calcul mental. Afin d'être définitivement admis par les Chivers, Georges doit cacher son tabagisme et se faire modifier le visage, car la chirurgie esthétique, qui fait des ravages parmi les jeunes, est un rite de passage obligé.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Bande originale [modifier]

Article détaillé : Steak (album).

Autour du film [modifier]

  • On trouve dans l'équipe du film de véritables artistes à part entière :
    • Sebastian Akchoté est SebastiAn (artiste electro).
    • Vincent Belorgey est Kavinsky (artiste electro).
    • Quentin Dupieux est Mr. Oizo (artiste electro).
    • Laurent Nicolas est auteur et réalisateur de la série d’animation Les Lascars.
    • Sebastien Tellier est musicien et chanteur.
  • Sebastien Tellier apparaît dans ce film et est crédité à la Bande originale de celui-ci. Sa chanson Divine éditée sur l'album Sexuality et représentant la France à l'Eurovision 2008 fait de très nombreuses références à la bande des Chivers : ("I'm looking for a band today - I see the Chivers anyway - Through my eyes" qui signifie "Je cherche un groupe aujourd'hui - Je vois les Chivers de toute façon - Dans mon regard").
  • Au moins deux scènes ont été filmées, montées et intégrées à une première version du film. L'une et l'autre servaient à introduire le personnage de Blaise. Elles sont présentes dans les bonus de l'édition DVD de Steak.
    • Dans la première scène coupée, on le voit utiliser un souffleur (ustensile de jardinage) dans le jardin d'un voisin pour se faire un peu d'argent de poche. Seulement le voisin n'a rien demandé et la saison n'est pas aux feuilles mortes.
    • Dans la seconde scène coupée, Blaise brosse les cheveux de sa fiancée (personnage totalement abandonné dans la version définitive du film) d'une manière qui évoque lourdement les rapports sexuels.
  • Le film peut s'inscrire, sous certaines réserves, comme une parodie de Orange mécanique et de ceux qui font les wannabe droogies (jeux violents, esprit de bande, préférence pour le lait...).

Critiques [modifier]

Dès sa seconde semaine d'exploitation, Steak a vu son public divisé en deux. Le sujet et la réalisation du film semblent avoir décontenancé le public habituel d'Éric et Ramzy, mais aussi une partie de la presse (Première, Le Parisien, …).

Si les critiques ont été dans l'ensemble très négatives, le film a paradoxalement été soutenu par des journaux considérés comme exigeants, tels que Libération, Chronic'art et Les Cahiers du cinéma.

  • Extrait de la critique des Cahiers du cinéma :

« … dès les premiers plans on se laisse guider : auteur d'un Non Film introuvable qu'il faudra se procurer de toute urgence, Quentin Dupieux a la main sûre. »

  • Le magazine Chronic'art a quant à lui placé Steak dans son top 10 Cinéma de l'année 2007 (numéro 7, critique élogieuse de Jean-Philippe Tessé qui attribue au film la note de 5/5, mettant en avant le caractère stellaire du film face au ciel bas et lourd d'un genre - la comédie française - "au bout du rouleau").

Sur la page d'accueil du top 10 annuel, on trouve également mention du film comme d'une "comédie schizophrène", "une manière de chef d'oeuvre ou d'étoile déjà émouvante par son infinie solitude".

  • Extrait de la critique de Libération :

« On pouvait craindre une daube sans nom, et on se retrouve avec un film profondément atypique (...) entre éloge de l'idiotie fondamentale et satire de l'époque… »

Le cas le plus révélateur des effets qu'a pu susciter ce film se trouve sur le site du magazine Les Inrockuptibles : Une critique assez négative lors de la sortie en salle, une autre plutôt élogieuse lors de la sortie en DVD[1].

Dans l'émission On n'est pas couché, le chanteur Sébastien Tellier, qui a co-composé la bande-originale et figure au casting, a expliqué l'incompréhension du public et de la presse par le fait qu'« il a été "vendu" comme une comédie populaire, alors qu'il s'agit d'un film d'auteur… »

Citation [modifier]

"Le dernier arrivé est fan de Phil Collins!" (Dan, le chef des Chivers)

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]