Stavkirke

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Forêt norvégienne de pin sylvestre
Stavkirke d'Urnes

Une stavkirke ou stavkyrkje (en norvégien bokmål et nynorsk) est une église médiévale en bois typique de la Norvège, bien que les archéologues aient pu prouver que des églises de ce type avaient existé dans toute l’Europe du Nord[réf. nécessaire]. On les appelle en français les « églises en bois debout ». Celles de Norvège sont entièrement construites en bois de pin sylvestre (Pinus sylvestris), un arbre élancé au long tronc nu.

Historique[modifier | modifier le code]

Les mots stavkirke ou stavkyrkje sont formés des mots « pieu » (stav) et « église » (kirke ou kyrkje), en raison des grands pieux enfoncés dans le sol et supportant la structure de l'édifice. Par la suite, on fit reposer ces pieux (ou poteaux) sur un seuil de grosses pierres afin de s'affranchir des problèmes d'humidité du sol.

On estime qu'entre 1 000 et 2 000 églises en bois debout existaient en Norvège au Moyen Âge. La plupart furent détruites au cours du XIXe siècle, et on n'en recense plus aujourd'hui que 28, qui devraient toutes être restaurées d'ici 2015[1]. Quelques éléments archéologiques semblent indiquer que les stavkirkes furent édifiées, de préférence, sur les vieux sites sacrés des populations scandinaves, marquant ainsi une continuité entre les anciennes croyances païennes et le christianisme, introduit en Norvège vers l’an 1000.

Architecture[modifier | modifier le code]

Au niveau architectural, la plupart des stavkirkes réalisent une combinaison très originale entre les symboles chrétiens les plus classiques et les motifs vikings de l’ère pré-chrétienne, notamment les scènes de combats entre monstres de la mythologie nordique, souvent représentées sur les colonnes et les façades.

Il existe deux principaux types d'églises en bois debout : avec ou sans étage (type A ou B). Chacune des catégories étant à nouveau divisée selon la nature de leurs fondations, leur plan, etc. Les parois étaient régulièrement goudronnées pour conserver l'étanchéité du bois.

Parmi les stavkirkes, la plus ancienne et la plus célèbre est celle d’Urnes, qui a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979. La stavkirke de Heddal, quant à elle, est la plus grande, tandis que celle de Borgund, à Lærdal, est admise comme étant la mieux préservée.

La stavkirke de Fantoft a quant à elle été incendiée en 1992 puis reconstruite en 1997. La stavkirke de Hopperstad est située près de Vik sur le Sognefjorden.

Différente dans le style, la stavkirke de Torpo est située entre Geilo, station de sport d'hiver, et Gol dans la région de Buskerud. C'est aussi le cas de la stavkirke de Ringebu située à 50 km au nord de Lillehammer dans la vallée du Gudbrandsdalen.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Stavkirke d'autres pays[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anker, Peter & Aron Andersson, 1968 – 1969, L'art scandinave (tome 1), La nuit des temps 28 - 29. [Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire]: Zodiaque.
  • Gunnar Bugge, Les Églises en bois de Norvège, Desclée de Brouwer, Paris, 1993 (ISBN 2220034046)
  • (en) Nicholas Todd Harris, Norwegian Wood : A Case Study of Stave Churches, thèse de Master d'architecture, Massachusetts Institute of Technology, 1977 [PDF] [lire en ligne]
  • Oddgeir Hoftun, Stabkirchen - und die mittelalterliche Gesellschaft Norwegens / Text: Oddgeir Hoftun; Fotos: Gérard Franceschi; Konzeption: Asger Jorn; [übersetzt aus dem Dänischen von Irmelin Mai Hoffer und Reinald Nohal unter Mitarbeit von Sarah Majken Hoffer], Köln 2003: König; (ISBN 3-88375-526-5).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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