StarCraft 2

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Starcraft 2)
Aller à : navigation, rechercher
StarCraft 2: Wings of Liberty
image

Éditeur Blizzard Entertainment
Développeur Blizzard Entertainment
Concepteur Dustin Browder
Musique Russell Brower
Derek Duke
Glenn Stafford

Début du projet 2003
Date de sortie 27 juillet 2010[1]
Licence Starcraft
Version 2.1.3 (15 mai 2014)
Genre Stratégie en temps réel
Mode de jeu Un joueur, multijoueur
Plate-forme Windows[2], Mac OS X[3]
Média DVD, Distribution en ligne
Langue Multilingue
Contrôle Clavier, souris

Évaluation PEGI : 16+
ESRB : T
Moteur Havok
Configuration recommandée - PC
Système d’exploitation Windows Vista ou Windows 7
Processeur 2,4 GHz Dual Core
Mémoire vive Go
Carte graphique Nvidia GeForce 8800GT ATI Radeon HD 3870
Espace disque 12 Go
Réseau Connexion haut débit
Configuration recommandée - MAC
Système d’exploitation Mac OS X 10.5.8
Processeur Intel Core 2 Duo
Mémoire vive Go
Carte graphique Nvidia GeForce 9600GT ATI Radeon HD 4670
Espace disque 12 Go
Réseau Connexion haut débit

StarCraft 2 est un jeu vidéo de stratégie en temps réel (STR) développé par Blizzard Entertainment. La première partie du jeu appelée StarCraft 2: Wings of Liberty (« Les Ailes de la Liberté ») sort le 27 juillet 2010 sur PC et MAC et fait suite à StarCraft à son extension StarCraft: Brood War sortis en 1998[1]. StarCraft 2 est divisé en trois parties, le jeu de base sous-titré Wings of Liberty devant être complété par deux extensions appelées Heart of the Swarm (« Le Cœur de l'Essain ») et Legacy of the Void (en)[4] (« L'Héritage du Vide »).

Le jeu prend place au XXVIe siècle et relate les affrontements entre trois espèces distinctes pour la domination d’une zone de la voie lactée connue sous le nom de Secteur Koprulu : les Terrans, constitués de descendants de bagnards terriens exilés loin de leur monde natal, les Zergs, une race d’insectes modifiés génétiquement et obsédés par l’assimilation des autres espèces de la galaxie et les Protoss, une race d’humanoïdes disposant de technologies et de pouvoirs psioniques très avancés. L’histoire de StarCraft 2: Wings of Liberty se déroule quatre ans après les événements de StarCraft: Brood War. Elle se concentre sur la lutte d’un groupe de rebelles Terrans mené par Jim Raynor combattant un régime autoritaire, le Dominion. Les deux extensions Heart of the Swarm et Legacy of the Void se concentrent respectivement sur l’histoire des Zergs puis sur celle des Protoss.

StarCraft 2 connaît rapidement un important succès commercial avec plus de 3 millions de copies vendues un mois après sa sortie. En décembre 2010, Blizzard Entertainment annonce avoir vendu 4,5 millions de copies depuis la sortie du jeu.

Trame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scénario de StarCraft.

StarCraft 2 prend place dans l’univers de science-fiction de StarCraft. L’action de la série se déroule dans une zone de la Voie lactée appelée secteur Koprulu. Les Terrans exilés de la Terre sont gouvernés par un état appelé la Confédération[notes 1]. L'autorité de la confédération est contestée par plusieurs groupes de rebelles.

En décembre 2499, la situation évolue brusquement. Les Protoss, une race extraterrestre, disposant de technologies et de pouvoirs psioniques[notes 2] très avancés, entre en contact avec l’humanité en détruisant une colonie de la Confédération. Les Terrans découvrent alors qu’une seconde race d’extraterrestres, les Zergs, est en train d’envahir plusieurs autres colonies. Les Protoss détruisent uniquement les planètes touchées par cette invasion. Un intense conflit éclate alors[5].

L’action de StarCraft 2 se déroule quatre ans après la conclusion de la campagne de StarCraft: Brood War dans laquelle Sarah Kerrigan[notes 3] réussit à prendre le contrôle de l’essaim Zerg avant de défaire les forces protoss et terrans qui tentent de l’empêcher de dominer le secteur[6]. Mais, étrangement, Kerrigan ne profite pas de sa victoire et se contente de régner sur la planète Char. Débarrassés pour un temps de la menace Zerg, les Protoss se bornent maintenant à un rôle d’observateurs, laissant le secteur Koprulu sous la coupe de l'empereur Arcturus Mengsk, le chef rebelle qui a renversé le gouvernement de la Confédération. Tout aussi corrompu que les anciens dirigeant de la Confédération, Mengsk soulève un fort mécontentement de sa population. Beaucoup se tournent désormais vers Jim Raynor, un ancien collaborateur de Mengsk devenu son pire ennemi.

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de StarCraft.

Dans la campagne de StarCraft 2: Wings of Liberty, le joueur suit Jim Raynor, chef d'un groupe de révolutionnaires s'opposant à l'empire du Dominion d’Arcturus Mengsk[7]. Dans son combat, il est secondé par Matt Horner, commandant de bord du vaisseau des rebelles[8]. Au fil du scénario Raynor rencontre d'autres personnages. Sur la planète Mar Sara, il retrouve Tychus Findlay, un ancien compagnon d'armes[9]. Plus tard, il doit s’associer à Gabriel Tosh, chef des « Spectres », un groupe d'espions renégats disposant de pouvoirs psioniques. Il vient aussi en aide à la scientifique Ariel Hanson dont la colonie est menacée par les Zergs. Raynor retrouve également son ancien allié Protoss, le templier noir[notes 4] Zeratul[10]. Enfin, il s’associe avec le fils d’Arcturus, Valérian Mengsk pour attaquer la planète Char et pour rendre à Sarah Kerrigan sa forme humaine[11].

Scénario[modifier | modifier le code]

Sur la planète Mar Sara, l'ancien marshall Jim Raynor tente de soulever la population locale contre l'empire du Dominion. Il y retrouve son ancien camarade Tychus Findlay. Celui-ci lui propose un travail richement rémunéré : s’emparer d’un mystérieux artefact Xel’Naga[notes 5] également recherché par le Dominion. C’est alors que les Zergs reprennent leur expansion sur le secteur de Koprulu et envahissent Mar Sara. Raynor doit évacuer la planète à bord de son vaisseau, l'« Hyperion », commandé par Matt Horner.

Raynor s’embarque ensuite dans une série de missions visant à retrouver les pièces manquantes de l’artefact pour les revendres à la Fondation Moebius, dirigée par le mystérieux Docteur Emil Narud. Lors de ses recherches, il rencontre le mercenaire Gabriel Tosh, qu’il aide à récupérer du gaz nécessaire à l’entrainement de ses troupes. Raynor aide aussi la chercheuse Ariel Hanson alors qu’elle tente de sauver sa colonie d’une invasion zerg. Enfin, Matt Horner lui demande également son aide pour des missions visant à déstabiliser le Dominion. Lors de ces différentes expéditions, les Rebelles de Raynor sont amenés à combattre les Zergs, les Terrans du Dominion, mais aussi les Tal’Darim, des Protoss fanatiques, sectaires et hostiles. Suite à la récupération d’une des pièces de l’artefact, le Templier Noir Zeratul s’introduit sur l’Hyperion pour confier à Raynor un cristal lui permettant d’entrevoir une prophétie concernant le futur de la galaxie. La création prochaine d’un hybride Zerg/Protoss pourrait causer l’éradication de toute vie dans le secteur. Le cristal lui révèle également que seule Sarah Kerrigan, la reine des Zergs, aurait le pouvoir d'arrêter cet hybride.

Après avoir collecté les différentes pièces de l’artefact Xel’Naga, Raynor rencontre le propriétaire de la Fondation Moebius, qui se révèle être le fils d’Arcturus Mengsk, Valérian. Celui-ci, propose à Raynor de l’aider à envahir la planète Char et à rendre son humanité à Kerrigan grâce à l’artefact. Lors de l’attaque de Char, la flotte du Dominion est sévèrement touchée mais Raynor réussit à prendre pied sur la planète. Raynor lance alors l’assaut contre le centre névralgique de Char. À l'aide de l'artefact, il parvient à stopper les attaques Zergs et à rendre sa forme humaine à Kerrigan. Alors que lui et son équipe la rejoignent, Tychus Findlay se révèle être à la solde d’Arcturus Mengsk. Il tente de tuer Kerrigan, mais Raynor la défend en tuant Tychus d'une balle dans la tête[11].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le système de jeu de StarCraft 2 conserve les éléments de jouabilité qui avaient fait le succès de StarCraft. Comme dans celui-ci, trois races complètement différentes sont disponibles : les Terrans, les Protoss et les Zergs. Chacune dispose d’unités distinctes et de ses propres mécanismes de jeu. Dans les modes partie personnalisée et multi-joueurs, le nombre d’unités disponibles pour chaque race est sensiblement le même que dans StarCraft[12].

Certaines unités sont similaires à celles du jeu original mais disposent de nouvelles améliorations[13]. De nouvelles unités inspirées par les événements survenus lors des campagnes de StarCraft et de Brood War font également leur apparition[14]. Les unités de StarCraft 2 possèdent de nouveaux types de capacités qui encouragent les interactions avec l’environnement du jeu. Certaines unités comme les « faucheurs » peuvent par exemple franchir les falaises[15],[16] et d’autres comme les « traqueurs » peuvent se téléporter sur de courtes distances[17],[18].

De nouveaux mécanismes de jeu font aussi leur apparition[14]. Les Protoss peuvent désormais accélérer la vitesse de production d’une unité ou de recherche d’une amélioration[19]. Les Terrans peuvent améliorer leur bâtiment principal pour lui donner de nouvelles capacités, comme appeler des « MULEs » (Mobile Utility Lunar Excavator[20]), qui récoltent du minerai plus vite que les ouvriers de base. De leur côté, les Zergs disposent dans StarCraft 2 d’une unité spéciale pouvant répandre du « mucus » et augmenter la capacité de production d’unités. Certaines unités zergs peuvent désormais se déplacer lorsqu’elles sont enterrées[21].

La campagne de StarCraft 2 met également à disposition du joueur des unités additionnelles uniquement disponibles dans ce mode. Celles-ci sont pour la plupart des unités abandonnées lors du développement ou des unités issues du jeu original[22].

Interface[modifier | modifier le code]

L’interface de StarCraft 2 fonctionne suivant le même principe que celle de StarCraft. Ainsi la partie centrale de l’écran reste la partie du territoire sur laquelle le joueur opère. On retrouve les compteurs de ressources en haut à droite et la mini-carte en bas à gauche, surplombée d’une horloge indiquant le temps écoulé dans le jeu. De nombreuses fonctionnalités introduites dans Warcraft 3 font également leur apparition dans le jeu comme la possibilité de sélectionner plusieurs bâtiments simultanément.

L’interface de StarCraft 2 offre également de nouvelles options par rapport à ses prédécesseurs avec entre autres la possibilité de sélectionner jusqu’à deux cents unités contre douze dans le jeu original. La transmission d'ordre s'en trouve ainsi facilitée[23].

StarCraft 2 offre aussi de nouvelles options d’analyse des parties. L’outil permettant d’enregistrer des parties puis de les regarder est toujours présent. Il permet en plus de visualiser de nombreuses informations comme les actions des joueurs ou les informations concernant les unités, les ressources ou les bâtiments.

Mode de jeu[modifier | modifier le code]

StarCraft 2 propose plusieurs modes de jeux différents.

Mode campagne[modifier | modifier le code]

Il consiste en une succession de missions dans lesquelles le joueur doit amener les Terrans de Jim Raynor à la victoire. La salle où le joueur recevait les instructions concernant les missions est remplacée par une version interactive du vaisseau amiral des rebelles. Le joueur peut s'y déplacer comme dans un jeu en pointer et cliquer[24]. Contrairement à la campagne de StarCraft, celle de StarCraft 2: Wings of Liberty n’est pas linéaire. Certaines missions sont optionnelles mais permettent de décrocher les crédits nécessaires pour débloquer de nouvelles unités et de nouvelles technologies mais aussi d’engager des mercenaires. Il est nécessaire cependant de réussir un certain nombre d’entre elles pour débloquer les missions de l’intrigue principale. Certaines missions proposent au joueur de faire un choix quant à leur dénouement. Par exemple, dans la mission colonie, le joueur peut choisir d’aider les protoss à éliminer toute trace d’infestation zerg ou de les combattre pour aider la colonie dirigée par Ariel Hanson[25]. Dans le premier cas, la mission se termine par la mort de celle-ci et le joueur obtient l’accès à des technologies Protoss alors que dans le deuxième cas, elle réussit à trouver un antidote au virus infectant les colons, et le joueur obtient l’accès à des technologies zergs. Les missions n’ayant pas été jouées du fait de ces choix peuvent cependant l’être plus tard via l’interface « rapport de combat », mais les bonus alors obtenus ne sont pas accessibles au joueur. Les objectifs des missions de la campagne de StarCraft 2: Wings of Liberty ne se limitent pas toujours à détruire la base adverse. Dans une des missions, le joueur doit par exemple récolter du minerai dans un environnement volcanique régulièrement envahi par de la lave, ce qui contraint le joueur à mettre ses troupes en sécurité sur les hauteurs[24]. Dans une autre mission, le joueur est confronté à des ennemis n’attaquant que la nuit. Dans une mission d'infiltration, le joueur contrôle uniquement un personnage et a pour but d’influencer une bataille mené par deux intelligence artificielle. La plupart des missions comportent des objectifs secondaires, comme explorer une zone, détruire une unité spéciale ou un bâtiment adverse. Globalement, la campagne incite à bien prendre en main toutes les nouvelles unités et les différents modes de jeu.

Mode partie personnalisée[modifier | modifier le code]

Il permet de jouer contre l’intelligence artificielle du jeu indépendamment de la campagne, ou contre d’autres joueurs humains uniquement sur Internet via la plate-forme multi-joueurs de Blizzard Entertainment Battle.net. Celle-ci offre la possibilité de trouver automatiquement un adversaire (ou une équipe) à son niveau, pour un match dont le résultat influe sur le classement des joueurs sur le serveur. Les joueurs sont ainsi répartis entre différentes ligues en fonction de leur niveau, les deux cents meilleurs joueurs du serveur étant placés dans une ligue appelée « grand maître »[26]. Pour aider les débutants à se lancer dans le mode multi-joueurs, Blizzard Entertainment met à disposition du joueur des cartes spécialement créées à cet effet. Plusieurs niveaux d’intelligence artificielle et un mode multi-joueurs à vitesse de jeu réduite sont également disponibles pour s’entraîner[24]. L'intelligence artificielle est plus développée que dans StarCraft, de par les différents niveaux. Ils s’échelonnent de « très facile » à « élite ».

Comme pour StarCraft ou Warcraft III, un éditeur de niveau est fourni avec le jeu. Celui-ci permet comme ses prédécesseurs de créer des cartes et des campagnes mais inclut en plus la possibilité de créer des modifications. Différents éléments mis de côté lors du développement ou issus du jeu original et n’étant pas inclus dans StarCraft 2 peuvent ainsi être utilisés dans l’éditeur de niveau[27]. Celui permet en outre de créer un système de héros similaire à celui de WarCraft III[28] ou de modifier l’interface du jeu[29]. Blizzard Entertainment a également modifié la façon dont les cartes sont distribuées. Celles-ci sont en effet publiées sur Battle.net plutôt que stockées localement. StarCraft 2 dispose également d’un « marché » où les meilleurs cartes peuvent être vendues via Battle.net[30].

Développement[modifier | modifier le code]

Le développement de StarCraft 2 a été annoncé le 19 mai 2007 au Blizzard Worldwide Invitational à Séoul en Corée du Sud[31],[32]. Il a en réalité commencé dès 2003, peu après la sortie du jeu Warcraft 3: The Frozen Throne[33],[34]. D’après le chargé de création Rob Pardo, le développement de StarCraft 2 prend du retard du fait de la création en parallèle du jeu World of Warcraft[35].

Dès l’annonce, le jeu est prévu pour fonctionner sur les plates-formes Windows XP, Vista et Mac OS X et est compatible avec DirectX 9 et DirectX 10 bien que l’équipe de développement ait décidé de ne pas utiliser d’effet graphique spécifique à cette dernière version[2],[3]. Le jeu exploite le moteur de jeu physique Havok permettant ainsi un rendu réaliste d’interaction avec l’environnement, telle la chute de débris glissant le long d’une rampe d’accès[2],[36],[31].

Durant le développement du jeu, les fans furent invités à participer par l’intermédiaire de questions-réponses via des sites et des forums. Par l’intermédiaire d’un « représentant officiel », Blizzard Entertainment a ainsi régulièrement mis à dispositions des fans des pages internet concernant les unités ou les bâtiments, des vidéos et des messages des employés du studio afin de les tenir au courant du processus de développement du jeu[37].

Versions et extension[modifier | modifier le code]

Versions[modifier | modifier le code]

Un Boeing 747 de la compagnie Korean Air à l’Aéroport international d’Incheon avec une publicité pour StarCraft 2 peinte sur son fuselage.

En même temps que la version standard du jeu publiée le 27 juillet 2010, Blizzard Entertainment sort une version de luxe intitulée StarCraft II Collector's Edition. Celle-ci contient du contenu virtuel pour StarCraft et World of Warcraft, un DVD incluant un documentaire sur le développement du jeu, un livre de 176 pages intitulé The Art of StarCraft II : Wings of Liberty contenant des illustrations du jeu, la bande originale du jeu, un comics StarCraft et une clé USB contenant les jeux StarCraft et StarCraft: Brood War[38].

Dès sa sortie, le jeu est également disponible en téléchargement numérique sur la boutique en ligne de Blizzard Entertainment[38]. À partir de mars 2013, Blizzard propose ensuite une réduction pour l'achat de StarCraft II avec son extension en version numérique.

Extensions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : StarCraft 2: Heart of the Swarm.

Lors d’une conférence se tenant pendant la BlizzCon 2008, Blizzard Entertainment a annoncé que StarCraft 2 sortirait sous la forme d’une trilogie[39]. La première partie publiée le 27 juillet 2010 et sous-titré Wings of Liberty se focalise sur les Terrans et sur le personnage de Jim Raynor. La deuxième partie intitulée Heart of the Swarm est publié le 12 mars 2013. Celle-ci inclut une nouvelle campagne se focalisant sur les Zergs et avec Sarah Kerrigan pour personnage principal. Heart of the Swarm introduit des nouvelles unités et des modifications d’unités existantes[40]. Sa sortie est également accompagnée d’une mise à jour de l’interface de Battle.net. Le troisième volet de la série, Legacy of the Void, devrait se focaliser sur les Protoss. Dans la campagne de cette extension, le joueur contrôlera Zeratul et devra utiliser la diplomatie pour rallier les tribus Protoss afin d’acquérir de nouvelles technologies et de nouvelles unités[41].

Accueil[modifier | modifier le code]

Ventes[modifier | modifier le code]

Dès sa sortie, le jeu connaît un important succès commercial avec un million d'exemplaires vendus le jour de sa sortie, et plus de trois millions d'exemplaires vendus en un mois[42],[43]. D'après Blizzard Entertainment, le jeu s'est vendu à quatre millions et demi d'exemplaires en 2010[44], et fin 2012 il jeu dépasse les six millions de copies vendues[45].

Critiques[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
StarCraft 2: Wings of Liberty
Média Pays Notes
Computer and Video Games US 93 %[46]
Eurogamer US 90 %[47]
Game Informer US 100 %[48]
GamesRadar US 100 %[49]
GameSpot US 95 %[24]
GameSpy US 4 / 5[50]
Gamekult FR 9/10[19]
IGN US 90 %[51]
Jeuxvideo.com FR 18/20[17]
VideoGamer.com US 100 %[52]
Compilations de notes
Metacritic US 93 %[53]
Game Rankings US 92,67 %[54]

À sa sortie, StarCraft 2: Wings of Liberty est accueilli de manière très enthousiaste par la presse spécialisée et obtient des notes globales de 93 % et 92,67 % sur les sites Metacritic et Game Rankings[53],[54].

Les graphismes du jeu sont décrits comme magnifiques, la presse spécialisée notant l’attention portée aux détails par les développeurs ainsi que les animations et les effets visuels du jeu[24],[51]. Certains journalistes mettent notamment en avant la forte identité visuelle du jeu et explique que celle-ci ne laisse pas les joueurs indifférents[19]. Certaines critiques jugent néanmoins que les graphismes sont réussis mais pas exceptionnels, en précisant que cela permet au jeu de fonctionner correctement sur des ordinateurs peu puissants[24],[17]. Les effets sonores du jeu sont en revanche unanimement salués, les critiques notant qu’ils contribuent fortement à rendre le jeu plus excitant. Sa bande originale est généralement jugée comme une réussite, les journalistes la décrivant comme « émouvante » et « épique »[24],[51]. La critique du site Gamekult explique notamment que la bande originale parvient à sublimer l'action ou à se faire oublier selon les situations et note que, comme d’habitude pour un jeu Blizzard, la musique est magique. La critique de Jeuxvideo.com note néanmoins qu’elle n'est pas aussi marquante que celle de StarCraft[19],[17]. Les critiques ont également apprécié les scènes cinématiques du jeu, qui sont jugés excellentes, très bien réalisées et faisant honneur a la réputation du studio[24],[19],[17]. Le doublage de la version originale est lui aussi décrit comme très réussi. Certaines critiques reproche en revanche à plusieurs doubleurs de la version française de « manquer de conviction »[24],[17].

Concernant le système de jeu, les journalistes spécialisés notent qu'il conserve la formule qui avait fait le succès de StarCraft, tout en l’enrichissant via de multiples modifications[24],[17]. Les critiques notent par exemple la disparition de certaines des unités du jeu original au profit de nouvelles unités, ainsi que l’apparition de nouveaux mécanismes[19],[17]. Ces modifications sont généralement bien accueillies. Le journaliste de Gamekult juge que celles-ci parviennent à électriser encore un peu plus la jouabilité en multijoueur du jeu[19]. Comme pour le système de jeu, les critiques notent que l’interface n’a quasiment pas évolué mais qu’elle reste toujours aussi efficace[19].

La plupart des critiques se focalisent sur la campagne du jeu, qui est globalement décrite comme une réussite. Ainsi, les journalistes saluent le fait que le joueur puisse se déplacer dans son vaisseau entre les missions pour discuter avec les personnages, choisir ses missions, recruter des mercenaires, rechercher de nouvelles technologies et améliorer certaines unités. Les différentes missions sont généralement décrites comme très variées aussi bien au niveau des objectifs que des environnements[24],[51]. Certaines critiques notent également que le mode solo n’est pas linéaire et qu’à plusieurs reprises, le joueur doit faire des choix pouvant influer sur le déroulement de la campagne[19]. Enfin, l’introduction d’un système de « hauts-faits », similaire à celui de Xbox Live, du PlayStation Network ou de Steam, est également bien accueillie. Les critiques notent que ce système permet d’augmenter la durée de vie du jeu en mode solo[24],[19].

Le mode multijoueur est également salué par les critiques qui le décrivent comme très bien conçu et bien équilibré[51],[19]. Certaines critiques regrettent néanmoins certains inconvénients liés à la nouvelle version de Battle.net, dont notamment l’absence de mode réseau local obligeant le joueur à être connecté à Internet pour jouer en réseau[24],[17].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le jeu est récompensé à de nombreuses reprises en 2010 par des sites et des magazines spécialisés. Il obtient notamment six titres de « meilleur jeu sur PC de l’année » dont ceux décernés par les sites IGN, Gamasutra, 1UP et Gamespot. Ce dernier salut d'ailleurs son mode multijoueur en ligne sans égal[55],[56]. Le jeu a également été nommé « meilleurs jeu de stratégie de l’année » par l’Academy of Interactive Arts and Sciences[55]. En 2011, le site IGN le classe également sixième dans sa liste des meilleurs jeux récents, notant que son mode multijoueur parfaitement équilibré et sa campagne extrêmement variée en font un des meilleurs jeux de stratégie en temps réel[57]. La même année, le magazine PC Gamer le place en neuvième position dans son classement des cent meilleurs jeux de tous les temps[58].

Absence de la fonction LAN[modifier | modifier le code]

Blizzard Entertainment annonce le 29 juin 2009 que le jeu n’intégrera pas de possibilité de connexion en réseau local (LAN) et que toutes les parties multijoueurs devront passer par les serveurs de Battle.net[59]. La nouvelle est reçue avec déception par certains fans[60].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le 12 mars 2013, Blizzard Entertainment publie la première extension de StarCraft 2 intitulée Heart of the Swarm. Comme le jeu original, celle-ci est bien accueillie par la presse spécialisée et connaît un certain succès commercial avec plus d'un million de copies vendues en seulement deux jours[61].

Sport électronique[modifier | modifier le code]

Finale de la Global Starcraft II League en mai 2011.
Compétitions de StarCraft II
Image illustrative de l'article StarCraft 2
StarCraft 2 World Championship Series
WCS Europe
WCS Amérique
Global StarCraft 2 League
Global Finals
Tournois partenaires des WCS
Intel Extreme Masters
DreamHack
Major League Gaming
HomeStory Cup
Tournois importants non partenaires
Iron Squid
Chapter : 1 - 2 - 3
Electronic Sports World Cup

Dès octobre 2010, Blizzard Entertainment s’associe avec le service de diffusion en flux GOM TV pour organiser une série de tournois professionnels en Corée du Sud baptisée Global StarCraft 2 League. Les matchs sont diffusés sur internet via la plate-forme GOM TV et dont les vainqueurs se partagent un prix de 199 600 000 wons (environ 130 000 euros)[62],[63],[64]. Le jeu est également à l’affiche des compétitions officielles des Major League Gaming[65], Dreamhack[66], des World Cyber Games et des Electronic Sports World Cup. En 2012, Blizzard Entertainment lance les StarCraft 2 World Championship Series[67], un tout nouveau format de compétition avec des tournois nationaux et continentaux. En 2014, lors de sa troisième saison annuelle, il devient officiellement le tournoi le plus important de StarCraft II, grâce au système de points de Blizzard. Les qualifications nationales ont disparues, mais subsistent les trois régions Amérique, Europe et Corée. Le système de point détermine un classement WCS dans lequel les seize premiers joueurs disputent une grande finale à la fin de l'année[68].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : StarCraft#Produits dérivés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Confédération terrane, est une confédération interstellaire mis en place par les Terrans du secteur Koprulu. La planète d'origine de la Confédération est la colonie de Tarsonis, l'une des trois colonies terrans originelles dans le secteur.
  2. Les pouvoirs psioniques ou pouvoirs psychiques, sont la capacité d'utilisation de l'esprit pour créer des « phénomènes paranormaux ». Ces pouvoirs sont plus ou moins présents dans chaque espèce.
  3. Un humaine qui fut transformée en Zerg.
  4. Les Templiers noirs sont un groupe de Protoss qui rejettent la religion officielle de ce peuple. Les Templier Noirs et les autres Protoss se vouent une haine farouche.
  5. Les Xel'Naga sont un ancien peuple du secteur Koprulu. Ils sont considérés comme l’espèce la plus puissante connue dans l'univers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Communiqué de presse du 3 mai 2010, Blizzard Entertainment, consulté le 4 mai 2010.
  2. a, b et c FAQ du site officiel, Blizzard Entertainment, consultée le 19 mai 2007.
  3. a et b Communiqué de presse du 19 mai 2007, Blizzard Entertainment, consulté le 19 mai 2007.
  4. (en)« StarCraft 2 sera une trilogie », GameSpot,‎ 10 octobre 2008.
  5. (en) « L’histoire jusque là, partie 1 - StarCraft », Blizzard Entertainment,‎ 21 novembre 2007.
  6. (en) « L’histoire jusque là, partie 2 - Brood War », Blizzard Entertainment,‎ 16 avril 2008.
  7. « Biographie de Jim Raynor », Blizzard Entertainment.
  8. « Biographie de Matt Horner », Blizzard Entertainment.
  9. « Biographie de Tychus Findlay », Blizzard Entertainment.
  10. « Biographie de Zeratul », Blizzard Entertainment.
  11. a et b (en) « Scénario », IMDb (consulté le 29 janvier 2011).
  12. (en) Andrew Park, « Présentation de StarCraft 2 : Ce que l’ont sait jusque-là », GameSpot.com,‎ 20 mai 2007.
  13. (en) « Unités de StarCraft 2 : Zealot », Blizzard Entertainment (consulté le 15 septembre 2011).
  14. a et b (en) « Présentation des Protoss », Blizzard Entertainment (consulté le 15 septembre 2011).
  15. (en) « Unités de StarCraft 2 : Faucheur », Blizzard Entertainment (consulté le 15 septembre 2011).
  16. (en) « Unités de StarCraft 2 : Colosse », Blizzard Entertainment (consulté le 15 septembre 2011).
  17. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Pixelpirate, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty », sur Jeuxvideo.com,‎ 28 juillet 2010.
  18. (en) « Unités de StarCraft 2 : Traqueur », Blizzard Entertainment (consulté le 15 septembre 2011).
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Hosteel, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty », sur Gamekult.com,‎ 30 juillet 2010.
  20. Veut dire en français : Unité mobile de pelle lunaire
  21. (en) « Unités de StarCraft 2 : Reine », Blizzard Entertainment (consulté le 15 septembre 2011).
  22. (en) Brad Shoemaker, « Questions et réponses : StarCraft 2 », Giantbomb.com,‎ 17 octobre 2008.
  23. « Session de jeu sur StarCraft 2 », JudgeHype.com,‎ Juillet 2008.
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) Kevin Vanord, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty sur PC », sur GameSpot.com,‎ 2 août 2010.
  25. (en) « Guide de jeu pour StarCraft 2 », GameSpot.com (consulté le 15 septembre 2011).
  26. (en) « Ligue « grand maître » - Saison 3 », Blizzard Entertainment (consulté le 15 septembre 2011).
  27. (en) Brad Shoemaker, « BlizzCon 07: Pardo demos StarCraft 2 campaign », GameSpot.com,‎ 3 août 2007.
  28. (en) « StarCraft 2: Wings of Liberty - Interview de Chris Sigaty », IGN.com (consulté le 29 janvier 2011).
  29. (en) « BlizzCon 2009 : Battle.net 2.0 et l’éditeur de niveau », Sc2blog.com,‎ 24 octobre 2009.
  30. (en) Browder, Dustin & Rob Pardo. Interview. BlizzCon Panels. 2010.
  31. a et b (en) Charles Onyett, « Blizzard Worldwide Invitational – Annonce de StarCraft 2 », IGN.com,‎ 18 mai 2007.
  32. (en) Andrew Park, « StarCraft 2 annoncé à Séoul », GameSpot.com,‎ 18 mai 2007.
  33. (en) Rob Fahey, « World of Warcraft fait prendre un an de retard à StarCraft 2 », Eurogamer.net,‎ 29 juin 2009.
  34. (en) Charles Onyett, « Discussion au sujet de StarCraft 2 », IGN.com,‎ 19 mai 2007.
  35. (en) Samuel Horton, « World of Warcraft fait prendre un an de retard à StarCraft 2 », SK-Gaming.com,‎ 30 juin 2009.
  36. (en) « Blizzard Entertainment utilisera le moteur physique Havok », Havok,‎ 14 septembre 2006 (consulté le 18 juin 2007).
  37. (en) « Archive des questions/réponses de Karune », World of Raids (consulté le 29 janvier 2011).
  38. a et b (en) Jim Reilly, « StarCraft 2 Priced, Collector's Edition Announced », sur IGN.com,‎ 8 avril 2010.
  39. « Nouvelle en direct du BlizzCon », JudgeHype,‎ 11 octobre 2008.
  40. (en) Daniel Shannon, « Test de StarCraft 2: Heart of the Swarm », sur GameSpot.com,‎ 20 mars 2013.
  41. (en) Steve Watts, « Tout ce que vous devez savoir sur la trilogie StarCraft 2 », 1UP News,‎ 20 octobre 2008.
  42. (en) « StarCraft 2 : Meilleurs lancement d’un jeu PC en 2010 ! », Blizzard Entertainment,‎ 3 août 2010.
  43. « StarCraft 2 dépasse les 3 millions de ventes en un mois », Blizzard Entertainment,‎ 1er septembre 2010.
  44. (en) « Résultat 2010 » [PDF], Activision,‎ 9 février 2011.
  45. (en) Samit Sarkar, « StarCraft 2: Heart of the Swarm launching in first half 2013 », sur Polygon.com,‎ 7 novembre 2012.
  46. (en) Andrew Wooden, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty », sur Computer and Video Games,‎ 30 juillet 2010.
  47. (en) Oli Welsh, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty », sur EuroGamer.net,‎ 3 août 2010.
  48. (en) Adam Beissener, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty », sur Game Informer,‎ 3 août 2010.
  49. (en) Tyler Nagata, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty  », sur GameRadar.com,‎ 30 juillet 2010.
  50. (en) Eric Neigher, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty », sur GameSpy.com,‎ 4 août 2010.
  51. a, b, c, d et e (en) Charles Onyett, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty », sur IGN.com,‎ 3 août 2010.
  52. (en) Martin Gaston, « Test de StarCraft 2: Wings of Liberty sur PC », sur Videogamer.com,‎ 30 juillet 2010.
  53. a et b (en) « Bilan des scores obtenus par StarCraft 2: Wings of Liberty sur PC », Metacritic.com.
  54. a et b (en) « Bilan des scores obtenus par StarCraft 2: Wings of Liberty sur PC », Game Rankings.
  55. a et b (en) « Awards – StarCraft 2: Wings of Liberty », Blizzard Entertainment,‎ 2013.
  56. (en) « Best PC of 2010 – StarCraft 2: Wings of Liberty », Gamespot.com,‎ 2010.
  57. (en) Charles Onyett, « Top 25 modern PC games – StarCraft 2: Wings of Liberty », sur IGN.com,‎ 3 août 2011.
  58. (en) « The 100 Best PC Games of All Times – StarCraft 2: Wings of Liberty », PC Gamer,‎ 16 février 2011.
  59. Press Tour Interview de Rob Pardo publié par JudgeHype, le 29 juin 2009.
  60. Pétition LAN in Starcraft 2 Please créée le 29 juin 2009, et ayant récolté plus de 25 000 signatures en 3 jours, et dépassant les 250 000 signatures près d’un an après sa création.
  61. (en) « More than 1 million gamers take part in global Zerg invasion », Blizzard Entertainment,‎ 21 mars 2013.
  62. (en) Dustin Quillen, « Blizzard signe un accord d’exclusivité avec GOM TV », sur 1UP.com,‎ 28 mai 2010.
  63. (en) Brian Leahy, « Annonce de la Global StarCraft 2 League », sur Shacknews.com,‎ 9 août 2010.
  64. (en) Griffin McElroy, « Annonce de la Global StarCraft 2 League », sur Joystiq.com,‎ 10 août 2010.
  65. (en) « Major League Gaming Pro Circuit Video Game Competition Coming to Anaheim », sur IGN.com,‎ 25 juillet 2011.
  66. (en) Rob Zacny, « Ready Up – StarCraft 2, LoL, and Dota 2 pros head to DreamHack Summer », sur PC Gamer,‎ 15 juin 2012.
  67. « Les StarCraft 2 World Championship Series », sur Battle.net/sc2,‎ 4 avril 2012 (consulté le 22 août 2014)
  68. (en) « About StarCraft 2 WCS », sur wcs.battle.net,‎ 2014 (consulté le 22 août 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]