StarCraft II

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StarCraft II
StarCraft2logo.png

Éditeur Blizzard Entertainment
Développeur Blizzard Entertainment
Concepteur Dustin Browder
Musique Russell Brower, Derek Duke, Glenn Stafford

Date de sortie 27 juillet 2010[1]
Version 2.0.6 (12 mars 2013)
Genre Stratégie temps réel
Mode de jeu Un joueur, multijoueur
Plate-forme Windows[2], Mac OS X[3]
Média DVD, jeu téléchargeable
Langue Allemand, anglais, chinois, coréen, espagnol, français, italien, polonais, portugais, russe
Contrôle Clavier, souris

Évaluation PEGI : 16+
ESRB : T
Moteur Havok
Configuration recommandée - PC
Système d’exploitation Windows Vista ou Windows 7
Processeur 2,4 GHz Dual Core
Mémoire vive Go
Carte graphique Nvidia GeForce 8800GT ATI Radeon HD 3870
Espace disque 12 Go
Réseau Connexion haut débit
Configuration recommandée - MAC
Système d’exploitation Mac OS X 10.5.8
Processeur Intel Core 2 Duo
Mémoire vive Go
Carte graphique Nvidia GeForce 9600GT ATI Radeon HD 4670
Espace disque 12 Go
Réseau Connexion haut débit

StarCraft II est un jeu vidéo de stratégie en temps réel (STR) développé par Blizzard Entertainment. La première partie du jeu appelée StarCraft II: Wings of Liberty sort dans le monde le 27 juillet 2010 sur PC et MAC et fait suite à StarCraft sorti en 1998 et à son extension StarCraft : Brood War[1]. StarCraft II est divisé en trois parties : le jeu de base sous-titré - Wings of Liberty - devant être complété par deux extensions appelées Heart of the Swarm et Legacy of the Void[4].

Le jeu prend place au 26e siècle et relate les affrontements entre trois espèces distinctes pour la domination d’une zone de la voie lactée connue sous le nom de Secteur Koprulu : Les Terrans, constitués de descendants de bagnards terriens exilés loin de leur monde natal ; les Zergs, une race d’insectes modifiés génétiquement et obsédés par l’assimilation des autres espèces de la Galaxie ; et les Protoss, une race d’humanoïdes disposant de technologies et de pouvoirs psioniques très avancés, cherchant à préserver leur civilisation de la menace des Zergs. L’histoire de StarCraft II: Wings of Liberty se déroule quatre ans après les événements de StarCraft : Brood War et se concentre sur la lutte d’un groupe de rebelles Terrans mené par Jim Raynor combattant un régime autoritaire, le Dominion. Les deux extensions Heart of the Swarm et Legacy of the Void devraient se concentrer respectivement sur l’histoire des Zergs puis celle des Protoss.

StarCraft II connaît rapidement un important succès commercial avec plus de 3 millions de copies vendues un mois après sa sortie, et en décembre 2010, Blizzard Entertainment annonce avoir vendu 4,5 millions de copies depuis la sortie du jeu.

Sommaire

Trame[modifier]

StarCraft II prend place dans l’univers de science-fiction militaire de StarCraft. L’action de la série se déroule dans une zone de la Voie lactée appelée secteur Koprulu. Les Terrans exilés de la terre sont gouvernés par une faction totalitaire appelée la Confédération qui est opposée à plusieurs groupes rebelles. En décembre 2499, une race extraterrestre disposant de technologies et de pouvoirs psioniques très avancés, les Protoss, entre en contact avec l’humanité en détruisant une colonie de la Confédération. Les Terrans découvrent alors qu’une seconde race d’extraterrestres, les Zergs, est en train d’envahir plusieurs autres colonies et que les Protoss détruisent systématiquement les planètes touchées par cette invasion[5]. L’action de StarCraft II se déroule quatre ans après la conclusion de la campagne de StarCraft : Brood War dans laquelle Sarah Kerrigan réussit à prendre le contrôle de l’essaim sur Char avant de défaire les forces protoss et terrans qui tentent de l’empêcher de dominer le secteur[6]. Depuis, Kerrigan et les Zergs ont plus ou moins disparu de la circulation. Débarrassés pour un temps de cette menace, les Protoss se bornent maintenant à un rôle d’observateurs, laissant le secteur Koprulu sous la coupe du Dominion Terran. Jim Raynor a formé un nouveau groupe révolutionnaire appelé les « rebels de Raynor » dont l’objectif est de renverser l’empereur Arcturus Mengsk.

Personnages[modifier]

Article détaillé : Personnages de StarCraft.

Dans la campagne de StarCraft II: Wings of Liberty, le joueur suit Jim Raynor, chef d'un groupe de révolutionnaires visant à renverser le Dominion d’Arcturus Mengsk[7]. Dans son combat, il est secondé par Matt Horner, commandant du vaisseau des rebelles[8]. Sur Mar Sara, Raynor retrouve Tychus Findlay, avec qui il part à la recherche des pièces d’un artefact Xel’Naga[9]. Au cours de ses recherches, il s’associe à Gabriel Tosh, chef d'un groupuscule d’assassins, les « Spectres », disposant de pouvoirs psioniques, et vient en aide à Ariel Hanson dont la colonie est menacée par les Zergs. Après une rencontre avec le templier noir Zeratul[10], Raynor s’allie avec le fils d’Arcturus, Valérian Mengsk, et avec le général Horace Warfield. Il se rend sur Char avec ce dernier afin d’utiliser l’artefact pour rendre à Sarah Kerrigan sa forme humaine[11].

Scénario[modifier]

Sur Mar Sara, Jim Raynor tente de libérer la population locale du contrôle du Dominion. Il y rencontre son ancien camarade Tychus Findlay. Celui-ci lui propose un travail richement rémunéré : s’emparer d’un mystérieux artefact Xel’Naga également recherché par le Dominion. C’est alors que les Zergs envahissent Mar Sara ainsi que tout le secteur de Koprulu, et Raynor doit évacuer la planète à bord de son vaisseau, l'« Hyperion », commandé par Matt Horner.

Raynor s’embarque ensuite dans une série de missions visant à retrouver les pièces manquantes de l’artefact, qu’il revend à l’énigmatique Fondation Moebius, dirigée par le mystérieux Docteur Emil Narud. Lors de ses recherches, il rencontre Gabriel Tosh, qu’il aide à récupérer le gaz nécessaire à l’entrainement de nouveaux Spectres. Raynor aide aussi la chercheuse Ariel Hanson alors qu’elle tente de sauver sa colonie d’une invasion zerg. Enfin, Matt Horner lui demande également son aide pour des missions visant à déstabiliser le Dominion. Lors de ces différentes expéditions, les Rebelles de Raynor sont amenés à combattre les Zergs menés par la Reine des Lames, mais aussi des Terrans du Dominion et les Tal’Darim, Protoss fanatiques, sectaires et hostiles. Suite à la récupération d’une des pièces de l’artefact, le Templier Noir Zeratul s’introduit sur l’Hyperion pour confier à Raynor un cristal Ihan lui permettant d’entrevoir une prophétie concernant le futur des Zergs et des Protoss, la création d’un hybride Zerg/Protoss et lui révèle que seule Kerrigan a le pouvoir d’empêcher l’éradication de toute vie dans le secteur.

Après avoir collecté les différentes pièces de l’artefact Xel’Naga, Raynor rencontre le propriétaire de la Fondation Moebius, qui se révèle être le fils d’Arcturus Mengsk, Valérian. Celui-ci, dans le but de montrer qu’il est digne de succéder à son père, propose à Raynor de l’aider à envahir Char et à rendre son humanité à Kerrigan grâce à l’artefact. Lors de l’attaque de Char, la flotte du Dominion est sévèrement touchée mais Raynor réussit à prendre pied sur la planète où il vient au secours du général Horace Warfield qui, blessé mais reconnaissant d’avoir sauvé ses hommes, lui confie le commandement des troupes. Raynor lance alors l’assaut contre le centre névralgique de la planète. À l'aide de l'artefact, il parvient à stopper les attaques Zergs et à rendre sa forme humaine à Kerrigan. Alors que lui et son équipe la rejoignent, Tychus Findlay se révèle être à la solde d’Arcturus Mengsk et, pour retrouver entièrement sa liberté, tente de tuer Kerrigan, mais Raynor la défend en tuant Tychus d'une balle dans la tête[11].

Système de jeu[modifier]

Le système de jeu de StarCraft II conserve les éléments de gameplay qui avaient fait le succès de StarCraft. Comme dans celui-ci, trois races complètement différentes sont disponibles – les Terrans, les Protoss et les Zergs – chacune disposant d’unités distinctes et de ses propres mécanismes de jeu. Dans les modes « partie personnalisée » et multi-joueurs, le nombre d’unités disponible pour chaque race est sensiblement le même que dans StarCraft[12].

Certaines unités sont similaires à celles du jeu original mais disposent maintenant de nouvelles améliorations comme le « disciple » des Protoss, une unité de mêlée de StarCraft, pour lequel le joueur peut rechercher une capacité lui permettant de charger pour atteindre plus rapidement l’ennemi[13]. De nouvelles unités inspirées par les événements survenus lors des campagnes de StarCraft et de Brood War font leur apparition[14]. Les unités de StarCraft II possèdent de nouveaux types de capacités qui encouragent les interactions avec l’environnement du jeu. Certaines unités comme les « faucheurs » ou les « colosses » peuvent par exemple franchir les falaises[15],[16] et d’autres comme les « traqueurs » peuvent se téléporter sur de courtes distances[17],[18].

De nouveaux mécanismes de jeu font leur apparition. Certaines unités protoss peuvent par exemple être téléportées directement près d’un pylône après une amélioration de leurs bâtiments de production de troupes[14].

Les Protoss peuvent également accélérer la vitesse de production d’une unité ou de recherche d’une amélioration grâce à une capacité disponible sur leur bâtiment principal[19].

Les Terrans peuvent maintenant améliorer leur bâtiment principal pour lui donner de nouvelles capacités, comme appeler des « mules », qui récoltent du minerai plus vite que les ouvriers de base. Le bâtiment principal peut également être amélioré en bâtiment défensif.

De leur côté, les Zergs disposent dans StarCraft II d’une unité spéciale pouvant répandre du « creep » et pouvant créer de nouvelles larves sur les bâtiments principaux Zergs et augmenter ainsi leur capacité de production d’unités. Certaines unités zergs peuvent maintenant se déplacer lorsqu’elles sont enterrées[20].

La campagne de StarCraft II met à disposition du joueur des unités additionnelles uniquement disponibles dans ce mode. Celles-ci sont pour la plupart des unités abandonnées lors du développement ou des unités issues du jeu original comme les « vautours » ou les « ombres »[21].

Interface[modifier]

L’interface de StarCraft II fonctionne suivant le même principe que celle de StarCraft. Ainsi la partie centrale de l’écran reste la partie du territoire sur laquelle le joueur opère et on retrouve les compteurs de ressources en haut à droite et la mini-map en bas à gauche, surplombée d’une horloge indiquant le temps écoulé dans le jeu. De nombreuses fonctionnalités introduites dans Warcraft III font cependant leur apparition dans le jeu comme la possibilité de sélectionner plusieurs bâtiments simultanément ou de placer un point de ralliement directement sur une ressource.

L’interface de StarCraft II offre néanmoins de nouvelles options par rapport à ses prédécesseurs avec entre autres la possibilité de sélectionner jusqu’à 200 unités (contre douze dans le jeu original) permettant ainsi de leur assigner des ordres plus facilement. Le système de production d’unités à partir de plusieurs bâtiments a été modifié par rapport à celui de Warcraft III et le joueur doit maintenant cliquer (ou utiliser le raccourci prévu à cet effet) pour chaque unité qu’il souhaite produire indépendamment du nombre de bâtiments sélectionnés. L’interface permet également de visualiser les groupes assignés à des raccourcis clavier à l’aide d’onglets et tous les raccourcis claviers sont maintenant personnalisables via le menu option[22].

StarCraft II offre également de nouvelles options d’analyse des parties. L’outil permettant d’enregistrer des parties puis de les regarder est toujours présent mais permet en plus de visualiser de nombreuses informations comme les « actions par minute » des joueurs ou les informations concernant les unités, les ressources ou les bâtiments.

Mode de jeu[modifier]

StarCraft II propose plusieurs modes de jeux différents : Le mode campagne consiste en une succession de missions dans lesquelles le joueur doit amener les Terrans de Jim Raynor à la victoire. La salle où le joueur recevait les instructions concernant les missions est remplacée par une version interactive du vaisseau amiral des rebelles dans lequel le joueur se déplace comme dans un jeu en pointer et cliquer[23]. Contrairement à la campagne de StarCraft, celle de StarCraft II: Wings of Liberty n’est pas linéaire : certaines missions sont optionnelles mais permettent de décrocher les crédits nécessaires pour débloquer de nouvelles unités et de nouvelles technologies mais aussi d’engager des mercenaires. Il faut cependant réussir un certain nombre d’entre elles pour débloquer les missions de l’intrigue principale. Certaines missions proposent au joueur de faire un choix quant à leur dénouement : Par exemple, dans la mission colonie, le joueur peut choisir d’aider les Protoss à éliminer toute trace d’infestation zerg ou de les combattre pour aider la colonie dirigée par Ariel Hanson[24]. Dans le premier cas, la mission se termine par la mort de celle-ci et le joueur obtient l’accès à des technologies Protoss alors que dans le deuxième cas, elle réussit à trouver un antidote au virus infectant les colons, et le joueur obtient l’accès à des technologies zergs. Les missions n’ayant pas été jouées du fait de ces choix peuvent cependant l’être plus tard via l’interface « rapport de combat », mais les bonus alors obtenus ne sont pas accessibles au joueur. Les objectifs des missions de la campagne de StarCraft II: Wings of Liberty ne se limitent pas toujours à détruire la base adverse. Dans une des missions, le joueur doit par exemple récolter du minerai dans un environnement volcanique régulièrement envahi par de la lave, ce qui contraint le joueur à mettre ses troupes en sécurité sur les hauteurs[23]. Dans une autre mission, le joueur est confronté à des ennemis n’attaquant que la nuit, et, dans la mission « infiltration », le joueur contrôle uniquement un « spectre » et a pour but d’influencer une bataille mené par deux IA. La plupart des missions comportent des "quêtes" optionnelles, comme explorer une zone, détruire une unité spéciale ou un bâtiment adverse, etc. Globalement, la campagne incite efficacement à prendre en main les nouvelles unités et les modes de jeu.

Le mode « partie personnalisée » permet de jouer contre l’IA du jeu indépendamment de la campagne, ou contre d’autres joueurs humains uniquement sur Internet via la nouvelle version de la plate-forme multi-joueurs de Blizzard Entertainment Battle.net. Celle-ci offre toujours la possibilité de trouver automatiquement un adversaire (ou une équipe) à son niveau, pour un match dont le résultat influe sur le classement des joueurs sur le serveur. Les joueurs sont ainsi répartis entre différentes ligues en fonction de leur niveau, les 200 meilleurs joueurs du serveur étant placés dans une ligue appelée « grand maître »[25]. Pour aider les débutants à se lancer dans le mode multi-joueurs, Blizzard Entertainment met à disposition du joueur des cartes spécialement créées pour l’aider à se familiariser avec les différents éléments du système de jeu de StarCraft II. Plusieurs niveaux d’IA et un mode multi-joueurs à vitesse de jeu réduite sont également disponibles pour s’entraîner[23]. L'IA est plus développée que dans StarCraft, de par les différents niveaux ("très facile" à "dément"). Cependant, dans les derniers niveaux, elle a des capacités supérieures aux joueurs humains (vitesse de collecte des ressources accrue) qui limitent l'intérêt de ces modes.

Comme pour StarCraft ou Warcraft III, un éditeur de niveau est fourni avec le jeu. Celui-ci permet comme ses prédécesseurs de créer des cartes et des campagnes mais inclut en plus la possibilité de créer des mod. Différents éléments mis de côté lors du développement ou issus du jeu original et n’étant pas inclus dans StarCraft II peuvent être utilisés dans l’éditeur[26]. L’éditeur de niveau de StarCraft II est plus perfectionné que celui de StarCraft et permet en outre de créer un système de héros similaire à celui de WarCraft III[27] ou de modifier l’interface du jeu[28]. Blizzard Entertainment a également modifié la façon dont les cartes sont distribuées : celles-ci sont en effet publiées sur Battle.net plutôt que stockées localement. StarCraft II devrait également disposer d’un « marché » où les meilleurs cartes pourront être vendues via Battle.net[29].

Développement[modifier]

Le développement de StarCraft II a été annoncé le 19 mai 2007 au Blizzard Worldwide Invitational à Séoul en Corée du Sud[30],[31]. Retardé par manque de ressources durant le développement de World of Warcraft, le développement de StarCraft II commence en 2003 peu après la sortie de Warcraft III: The Frozen Throne[32],[33]. D’après Rob Pardo (en) et Chris Sigaty, le développement de StarCraft II prend à nouveau un retard d’un an en 2005 du fait du besoin de ressources pour World of Warcraft[34].

Dès l’annonce du jeu, le jeu est prévu pour fonctionner sur les plates-formes Windows XP, Vista et Mac OS X et est compatible avec DirectX 9 (Pixel Shader 2.0) et DirectX 10 bien que l’équipe de développement ait décidé de ne pas utiliser d’effet graphique spécifique à cette dernière version[2],[3]. Le jeu exploite le moteur de jeu physique Havok permettant ainsi un rendu réaliste d’interaction avec l’environnement, telle la chute de débris glissant le long d’une rampe d’accès[2],[35],[30].

Durant le développement du jeu, les fans furent invités à participer par l’intermédiaire de question et de retour via des sites de fans et des forums. Par l’intermédiaire d’un « représentant officiel », Blizzard Entertainment a ainsi régulièrement mis à dispositions des fans des séries de questions/réponses, des pages internet concernant les unités ou les bâtiments, des vidéos et des messages des employés du studio afin de tenir la communauté de StarCraft II au courant du processus de développement du jeu. Blizzard a ainsi déclaré que des modifications qui avaient été proposées par des joueurs avaient été implémentées dans le jeu[36].

Versions et extension[modifier]

Versions[modifier]

Un Boeing 747 de la compagnie Korean Air à l’Aéroport international d’Incheon avec une publicité pour StarCraft II peinte sur son fuselage.

En même temps que la version standard du jeu publiée le 27 juillet 2010, Blizzard Entertainment a également publié une version collector du jeu intitulée StarCraft II Collector's Edition. Celle-ci contient du contenu virtuel pour StarCraft et World of Warcraft, un DVD incluant un documentaire sur le développement du jeu, un livre de 176 pages intitulé The Art of StarCraft II : Wings of Liberty contenant des illustrations du jeu, une clé USB inspirée du jeu contenant StarCraft et StarCraft : Brood War, la bande originale du jeu et un comics StarCraft[37].

La version collector de Hearth of the Swarm contient du contenu virtuel pour StarCraft, Diablo et World of Warcraft, un DVD en anglais sur le développement du jeu, un livre de 144 pages d'illustration sur les Hearth of the Swarm, un tapis de souris intitulé "Rush Zerg" et la bande son originale.

Dès sa sortie, le jeu est également disponible en téléchargement digital sur la boutique en ligne de Blizzard Entertainment[37]. Blizzard propose désormais le même service commercial que pour World of Warcraft, c'est-à-dire une réduction pour l'achat de StarCraft II avec son extension en version digitale.

Extensions[modifier]

Article détaillé : StarCraft II : Heart of the Swarm.

Lors d’une conférence se tenant pendant la BlizzCon 2008, Blizzard Entertainment a annoncé que StarCraft II sortirait sous la forme d’une trilogie[38]. La première partie publiée le 27 juillet 2010 et sous-titré Wings of Liberty se focalise sur les Terrans et sur le personnage de Jim Raynor. La deuxième partie intitulée Heart of the Swarm est publié le 12 mars 2013. Celle-ci inclut une nouvelle campagne se focalisant sur les Zergs et dont le personnage principal, Sarah Kerrigan, peut évoluer au fur et à mesure des missions comme dans un jeu de rôle. Heart of the Swarm introduit également des nouvelles unités et des modifications d’unités existantes[39]. Sa sortie est accompagnée d’une mise à jour de l’interface de Battle.net s’appliquant aussi bien au jeu original qu’à l’extension. Le troisième volet de la série, Legacy of the Void, devrait se focaliser sur les Protoss. Dans la campagne de cette extension, le joueur contrôlera Zeratul et devra utiliser la diplomatie pour rallier les tribus Protoss afin d’acquérir de nouvelles technologies et de nouvelles unités[40].

Accueil[modifier]

Ventes[modifier]

Dès sa sortie, le jeu connaît un important succès commercial avec un million d'exemplaires vendus le jour de sa sortie, et plus de 3 millions d'exemplaires vendus en un mois[41],[42]. D'après Blizzard Entertainment, le jeu s'est vendu à 4,5 millions d'exemplaires en 2010[43], et fin 2012 il jeu dépasse les 6 millions de copies vendues[44].

Critiques[modifier]

Aperçu des notes obtenues
StarCraft II: Wings of Liberty
Média Pays Notes
Computer and Video Games US 93 %[45]
Eurogamer US 90 %[46]
Game Informer US 100 %[47]
GamesRadar US 100 %[48]
GameSpot US 95 %[23]
GameSpy US 4 / 5[49]
Gamekult FR 9/10[19]
IGN US 90 %[50]
Jeuxvideo.com FR 18/20[17]
VideoGamer.com US 100 %[51]
Compilations de notes
Metacritic US 93 %[52]
Game Rankings US 92,67 %[53]

À sa sortie, StarCraft II: Wings of Liberty est accueilli de manière très enthousiaste par la presse spécialisée et obtient des notes globales de 93 % et 92,67 % sur les sites Metacritic et Game Rankings[52],[53]. Les graphismes du jeu sont décrits comme magnifiques, la presse spécialisée notant l’attention portée aux détails par les développeurs ainsi que les animations et les effets visuels du jeu[23],[50]. Certains journalistes mettent notamment en avant la forte identité visuelle du jeu et explique que celle-ci ne laisse pas les joueurs indifférents[19]. Certaines critiques jugent néanmoins que les graphismes sont réussis mais pas exceptionnels, en précisant que cela permet au jeu de fonctionner correctement sur des ordinateurs peu puissants[23],[17]. Les effets sonores du jeu sont en revanche unanimement salués, les critiques notant qu’ils contribuent fortement à rendre le jeu plus excitant, et sa bande originale est généralement jugée comme une réussite, les journalistes la décrivant comme « émouvante » et « épique »[23],[50]. La critique du site Gamekult explique notamment que celle-ci parvient à sublimer l'action ou à se faire oublier selon les situations et note que, comme d’habitude pour un jeu Blizzard, la musique est magique, la critique de Jeuxvideo.com notant néanmoins qu’elle n'est pas aussi marquante que celle de StarCraft[19],[17]. Les critiques ont également apprécié les scènes cinématiques du jeu, qui sont jugés excellentes, très bien réalisées et faisant honneur a la réputation du studio[23],[19],[17]. Le doublage de la version originale est lui aussi décrit comme très réussi, certaines critiques reprochant par contre à certains doubleurs de la version française de « manquer de conviction »[23],[17]. Concernant son système de jeu, les journalistes spécialisés notent que celui-ci conserve la formule qui avait fait le succès de StarCraft, tout en l’enrichissant via de multiples modifications[23],[17]. Les critiques notent par exemple la disparition de certaines des unités du jeu original au profit de nouvelles unités, ainsi que l’apparition de nouveaux mécanismes[19],[17]. Ces modifications sont généralement bien accueillies, le journaliste de Gamekult jugeant que celles-ci parviennent à électriser encore un peu plus le gameplay en multijoueur du jeu[19]. Comme pour le système de jeu, les critiques notent que l’interface n’a quasiment pas évolué mais qu’elle reste toujours aussi efficace[19]. La plupart des critiques se focalisent sur la campagne du jeu, qui est globalement décrite comme une réussite. Ainsi, les journalistes saluent le fait que le joueur puisse se déplacer dans son vaisseau entre les missions pour discuter avec les personnages, choisir ses missions, recruter des mercenaires, rechercher de nouvelles technologies et améliorer certaines unités. Les différentes missions sont généralement décrites comme très variées aussi bien au niveau des objectifs que des environnements[23],[50]. Certaines critiques notent également que le mode solo n’est pas linéaire et qu’à plusieurs reprises, le joueur doit faire des choix pouvant influer sur le déroulement de la campagne[19]. Enfin, l’introduction d’un système de « hauts-faits », similaire à celui de Xbox Live, du PlayStation Network ou de Steam, est également bien accueillie, les critiques notant que ce système permet d’augmenter la durée de vie du jeu en mode solo[23],[19]. Le mode multijoueur est également salué par les critiques qui le décrivent comme très bien conçu et bien équilibré[50],[19]. Certaines critiques regrettent néanmoins certains inconvénients liés à la nouvelle version de Battle.net, dont notamment l’absence de mode réseau local obligeant le joueur à être connecté à Internet pour jouer en réseau[23],[17].

Récompenses[modifier]

Le jeu est récompensé à de nombreuses reprises en 2010 par des sites et des magazines spécialisés. Il obtient notamment six titres de « meilleur jeu sur PC de l’année » dont ceux décernés par les sites IGN, Gamasutra, 1UP et Gamespot, ce dernier saluant son mode multijoueur en ligne sans égal[54],[55]. Le jeu a également été nommé « meilleurs jeu de stratégie de l’année » par l’Academy of Interactive Arts and Sciences [54]. En 2011, le site IGN le classe également sixième dans sa liste des meilleurs jeux récents, notant que son mode multijoueur parfaitement équilibré et sa campagne extrêmement variée en font un des meilleurs jeux de stratégie en temps réel[56]. La même année, le magazine PC Gamer le classe neuvième dans son classement des 100 meilleurs jeux de tous les temps[57].

Absence de la fonction LAN[modifier]

Blizzard Entertainment a annoncé le 29 juin 2009 que le jeu n’intégrera pas de possibilité de connexion en réseau local (LAN) et que toutes les parties multijoueurs devront passer par les serveurs de Battle.net[58]. La nouvelle fut reçue avec déception par certains fans[59].

Postérité[modifier]

Le 12 mars 2013, Blizzard Entertainment publie la première extension de StarCraft II intitulée Heart of the Swarm. Comme le jeu original, celle-ci est bien accueillie par la presse spécialisée et connaît un certain succès commercial avec 1,1 millions de copies vendues en seulement deux jours[60].

Sport électronique[modifier]

Finale de la Global Starcraft II League en mai 2011.

Dès octobre 2010, Blizzard Entertainment s’associe avec le service de streaming GOM TV pour organiser une série de tournois professionnels en Corée du Sud baptisée Global Starcraft II League, dont les matchs sont diffusés sur internet via la plate-forme GOM TV et dont les vainqueurs se partagent un prix de 199 600 000 wons[61],[62],[63]. Le jeu est également à l’affiche des compétitions officielles des MLG[64], Dreamhack[65], des World Cyber Games et des Electronic Sports World Cup.

Produits dérivés[modifier]

L’univers de StarCraft a été adapté en une série de romans. Le premier appelé « Uprising » est publié en décembre 2000 et raconte les événements antérieurs au jeu original[66]. Des romans plus récents comme « l’Ombre des Xel’Naga » de Gabriel Mesta ou la « Saga du Templier Noir » de Christie Golden apportent de nouvelles informations sur l’univers du jeu, préparant ainsi le terrain pour le scénario de StarCraft II[67],[68]. D’autres romans, comme ceux de la série « StarCraft Ghost » écrite par Keith R.A. DeCandido, se focalisent sur l’histoire d’un des personnages secondaires du jeu[67]. L'univers du jeu a également été adapté dans une série de manga appelée « StarCraft : Frontline », dont l'action se déroule avant les événements de StarCraft II[69]. Des séries de figurines et de maquettes à l’échelle 1/30 basées sur les personnages et les unités du jeu ont été produites par ToyCom et par l’Academy Plastic Model Co.[70]. En 2008, Blizzard Entertainment s’est associé avec Fantasy Flight Games pour créer un jeu de société StarCraft, édité en France par Ubik comportant des figurines détaillées des personnages du jeu[71],[72]. La licence StarCraft a également été vendue à Wizards of the Coast qui en a tiré le jeu StarCraft Adventures[73].

Notes et références[modifier]

  1. a et b Communiqué de presse du 3 mai 2010, Blizzard Entertainment, consulté le 4 mai 2010.
  2. a, b et c FAQ du site officiel, Blizzard Entertainment, consultée le 19 mai 2007.
  3. a et b Communiqué de presse du 19 mai 2007, Blizzard Entertainment, consulté le 19 mai 2007.
  4. (en) StarCraft II sera une trilogie, GameSpot, 10 octobre 2008.
  5. (en) L’histoire jusque là : Partie 1 - StarCraft, Blizzard Entertainment, 21 novembre 2007.
  6. (en) L’histoire jusque là : Partie 2 - Brood War, Blizzard Entertainment, 16 avril 2008.
  7. Biographie de Jim Raynor, Blizzard Entertainment.
  8. Biographie de Matt Horner, Blizzard Entertainment.
  9. Biographie de Tychus Findlay, Blizzard Entertainment.
  10. Biographie de Zeratul, Blizzard Entertainment.
  11. a et b (en) Scénario, IMDB. Consulté le 29 janvier 2011.
  12. (en) Andrew Park, « Présentation de StarCraft II – Ce que l’ont sait jusque-là », GameSpot.com, 20 mai 2007.
  13. (en) Unités de StarCraft II : Zealot, Blizzard Entertainment. Consulté le 15 septembre 2011.
  14. a et b (en) Présentation des Protoss, Blizzard Entertainment. Consulté le 15 septembre 2011.
  15. (en) Unités de StarCraft II : Faucheur, Blizzard Entertainment. Consulté le 15 septembre 2011.
  16. (en) Unités de StarCraft II : Colosse, Blizzard Entertainment. Consulté le 15 septembre 2011.
  17. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Pixelpirate, « Test de StarCraft II: Wings of Liberty », sur Jeuxvideo.com, 28 juillet 2010.
  18. (en) Unités de StarCraft II : Traqueur, Blizzard Entertainment. Consulté le 15 septembre 2011.
  19. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Hosteel, « Test de StarCraft II: Wings of Liberty », sur Gamekult.com, 30 juillet 2010.
  20. (en) Unités de StarCraft II : Reine, Blizzard Entertainment. Consulté le 15 septembre 2011.
  21. (en) Brad Shoemaker, « Questions et réponses : StarCraft II », Giantbomb.com, 17 octobre 2008.
  22. Session de jeu sur StarCraft II, JudgeHype.com, Juillet 2008.
  23. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) Kevin Vanord, « Test de StarCraft II: Wings of Liberty sur PC », sur GameSpot.com, 2 août 2010.
  24. (en) Guide de jeu pour StarCraft II, GameSpot.com. Consulté le 15 septembre 2011.
  25. (en) Ligue « grand maître » - Saison 3, Blizzard Entertainment. Consulté le 15 septembre 2011.
  26. (en) Brad Shoemaker, « BlizzCon 07: Pardo demos StarCraft II campaign », GameSpot.com, 3 août 2007.
  27. (en) StarCraft II: Wings of Liberty - Interview de Chris Sigaty, IGN.com. Consulté le 29 janvier 2011.
  28. (en) BlizzCon 2009 : Battle.net 2.0 et l’éditeur de niveau, Sc2blog.com, 24 octobre 2009.
  29. (en) Browder, Dustin & Rob Pardo. Interview. BlizzCon Panels. 2010..
  30. a et b (en) Charles Onyett, « Blizzard Worldwide Invitational – Annonce de StarCraft II », IGN.com, 18 mai 2007.
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Voir aussi[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]