Stanislas Clastrier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Stanislas Clément Clastrier, dit Stanislas Clastrier, né à Montagnac le 5 mai 1857 et mort à Marseille le 13 août 1925, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stanislas Clastrier fait son apprentissage de sculpteur à Marseille puis se rend à Paris pour suivre les cours à l'école des beaux-arts de Paris où il est l'élève de François Jouffroy et d'André Allar. Il expose au Salon de 1878 à 1889 et s'établit à Marseille en 1883.

Il exécute les portraits de Camille Pelletan (1891), Hyppolite Pépin pour la chambre de commerce de Saint-Étienne, Érasme Guichet à Châteauneuf-les-Martigues[1], Augustin Fabre pour les archives communales de Marseille. Il sculpte également des frontons pour divers monuments publics ou privés. Après la première guerre mondiale il sculpte de nombreux monuments aux morts : Les Pennes-Mirabeau, Peypin, Rognac, Saint-Zacharie, Vitrolles et pour les quartiers de Saint-André et Saint-Antoine à Marseille.

Travaux de restauration[modifier | modifier le code]

Professeur à l'école des beaux-arts de Marseille entre 1904 et 1926, il réalise pour cette ville divers travaux de restauration. En 1913 il remplace par un moulage les armoiries de la ville sculptées par Pierre Puget qui étaient placées au-dessus du balcon de la façade principale de l'hôtel de ville. Ce moulage ne pourra pas être conservée et sera remplacée en 1968 par une copie réalisée par le sculpteur Mérindol[2].

Il procède au démontage du plafond de la bibliothèque du couvent des prêcheurs qui se trouvait près de l'église Saint-Cannat et le reconstitue au pavillon des arts du parc Chanot. Le panneau central représente saint Dominique chassant l'hérésie avec aux angles les quatre évangélistes (saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean) et sur les panneaux latéraux les quatre pères de l'Église (Grégoire le Grand, saint Ambroise, saint Jérôme et saint Augustin)[3].

Archéologie[modifier | modifier le code]

Membre de la Société préhistorique de France, Stanislas Clastrier s'adonne également à l'archéologie. Il achète un terrain dans le 15e arrondissement de Marseille et, à l'occasion de travaux de débroussaillement, il y découvre l'ancien oppidum de Verduron. Ses travaux font l'objet de diverses communications.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Portraits en médaillons de Charles-Augustin Coulomb, Alessandro Volta, André-Marie Ampère et Michael Faraday sur la façade de l'hôtel des postes de la rue Colbert à Marseille.
  • L'Eau et Le Feu, mascarons des deux portes principales de la caserne des marins pompiers du boulevard de Strasbourg à Marseille construite par l'architecte Léonce Muller[4].
  • Victor Gelu, haut-relief en bronze. Le poète marseillais est représenté derrière une table qui lui sert de tribune, le bras droit tendu, en train de déclamer un de ses poèmes. Cette œuvre qui était située place neuve, rebaptisée place Victor Gelu, a été fondue en 1943 par l'occupant allemand pour la récupération du bronze.
  • Fronton de l'immeuble de la Compagnie de navigation Fraissinet située place du Général-de-Gaulle à Marseille.
  • Fronton de l'ancien bâtiment de l'hôpital de la Timone qui était à l'époque l'asile d'aliénés ou des insensés. Ce fronton représente des génies découvrant la Science.
  • Statue de Charles Jean Marie Barbaroux sur la façade ouest de la Préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille : cette statue a remplacé celle de saint Trophime détruite par un obus le 4 juin 1871 lors de la tentative de création d'une commune révolutionnaire à Marseille[5]. L'obus a été tiré par les canons du général Henri Espivent de La Villesboisnet qui avaient pris position sur la colline de la basilique Notre-Dame-de-la-Garde ; les communards sont obligés de se rendre et disent que la Vierge a changé de non et qu'elle est devenue « Notre-Dame de la Bombarde »[6].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte,‎ 2006 (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 9782862764412), p. 124-125.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrimages
  2. Site de la ville de Marseille
  3. Bernard Montagnes, « Le plafond des prêcheurs », Marseille, revue culturelle, no 136,‎ 1984, p. 11-17
  4. « Notice no IA13000846 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Paul Masson (dir.), Ferdinand Servian et al., Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, vol. VI : La Vie Intellectuelle, Marseille, Archives départementales des Bouches-du-Rhône,‎ 1914, 30 cmx20 cm, 877 p., chap. XI (« Les monuments »), p. 809
  6. Robert Levet (préf. Général Jean-Charles Mouscardès et cardinal Roger Etchegaray), La Vierge de la Garde au milieu des bastions : Quatre siècles de cohabitation entre l'Église et l'Armée sur une colline de Marseille (1525-1941), Marseille, Paul Tacussel,‎ 1994, 22 cmx18 cm, 228 p. (ISBN 2-903963-75-4), chap. 8 (« De 1871 à 1918, la vie à Notre-Dame de la Garde au plus fort des tensions entre l'Église et la République »), p. 144