Stanislao Nievo

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Stanislao Nievo (né le à Milan - mort le à Rome) est un écrivain, journaliste et réalisateur italien, lauréat du prix Strega. C'est l'arrière-petit-fils d'Ippolito Nievo, auteur de Le confessioni di un italiano.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stanislao Nievo était le second des quatre fils d'Antonio, propriétaire d'une usine de boutons, et de la noble Xavierine Nasalli Rocca. De ses deux parents il pouvait se vanter d'un parenté illustre dans le monde culturel : du côté de son père il descendait d'Erasme de Valvasone, Ciro de Pers, Ermes de Colloredo et Ippolito Nievo, du côté de sa mère de Joseph et Xavier de Maistre.

À cause de la grande dépression de 1929, l'entreprise familiale entra en crise, tant que les Nievo se transféreront à Borgo Montello, dans la campagne du Pontino. Ils y restèrent jusqu'en 1946, intercalant néanmoins quelques séjours à Rome et dans le château de Colloredo de Monte Albano, duquel ils étaient propriétaires.

Après le lycée classique et un diplôme en sciences naturelles, il commença à voyager beaucoup de l'Europe centrale au profond Nord, pratiquant divers métiers : docker, mousse sur un bateau, cueilleur de fruits, ouvrier métallurgique et enseignant d'italien.

Nievo vers le milieu des annes cinquante collabora comme envoyé de Il Giornale d'Italia, une activité qui ensuite le portera à collaborer avec divers quotidiens, dont la Repubblica (1976), La Stampa (1978), Il Tempo (de 1987 à 1990), L'Independente (1994), Il Giornale. Durant ces collaborations, il écrivit divers romans, récits et poésies, et avec les romans Il prato in fondo al mare et Le isole del Paradiso il reçut respectivement, le Prix Campiello en 1975 et le Prix Strega en 1987. Très expressifs sont ses recueils de poèmes, tirés de passages littéraires de Viaggio verde (1976), Canto di pietra (1989), et, la dernière, Barca solare (2001).

L'écrivain se lança aussi dans les traductions de Kipling, Defoe et de E dio creò le grandi balene, une anthologie de poésies et récits sur les baleines écrits de tous temps et de tous pays traduits en italien. Comme conducteur de rubriques radiophoniques pour la Rai de 1979 à 1985 et aussi metteur en scène de deux longs-métrages : Mal d'Africa (1967) et Germania, sette donne a testa (1972). Il fut en outre responsable de l'organisation du controversé mais très apprécié succès mondial Mondo cane de Jacopetti, Cavara et Prosperi, en plus de Africa addio de Jacopetti et Prosperi.

Nievo, amoureux de la nature, vers laquelle il nourrissait un grande respect et une propension innée à se confronter jour près jour, a été un des membres fondateurs du WWF et de la "Forêt Idéale".

Il est l'arrière-petit-fils de l'écrivain Ippolito Nievo, auteur de Le confessioni di un italiano. Il a en outre présidé pendant de nombreuses années la Fondazione Ippolito Nievo. Inventeur du projet des Parcs Littérairs. En 2003, il a reçu le Prix Eugenio Montale pour son journalisme de voyage.

Cinématographie[modifier | modifier le code]

  • Mal d'Africa, 1968 ;
  • Sette donne a testa, 1972.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Romans: Il prato in fondo al mare (Prix Campiello en 1975), Aurora (Mondadori, 1979), Il palazzo del silenzio (Mondadori, 1987), Le isole del Paradiso (Prix Strega en 1987), La balena azzurra (Mondadori, 1990), Il sorriso des des (Marsilio, 1997), Alduà (Marsilio, 1999), Gli ultimi cavalieri dell'Apocalisse (en collaboration avec E. Pennetta, Marsilio, 2004).
  • Récits : Il padrone della notte (Mondadori, 1976), Il cavallo nero (Stampatori, 1979), Il tempo del sogno (Mondadori, 1993), Tre racconti (Italica, 1999).
  • Poésies : Viaggio verde (Mondadori, 1976), Canto di pietra (Mondadori, 1989), Barca solare (Rubbettino, 2001).

Il a traduit Kipling et Defoe.

Journalisme[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

(en) Stanislao Nievo sur l’Internet Movie Database