Stanisław Barańczak

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Stanisław Barańczak avec son épouse

Stanisław Barańczak (né le 13 novembre 1946 à Poznań) est un poète, traducteur, essayiste et critique littéraire polonais. Pour échapper à la censure, il utilisait des pseudonymes comme Barbara Stawiczak, Szczęsny Dzierżankiewicz et Feliks Trzymałko.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à Poznań au lycée Karol Marcinkowski et à l'université Adam Mickiewicz en étudiant la philologie polonaise. Il est membre du PZPR (parti communiste polonais) de 1967 et 1969. En 1974 il soutient sa thèse de doctorat sur la poésie de Miron Białoszewski.

Comme poète il débute dans la revue "Odra" en 1965.

Trois ans plus tard, il publie son premier livre de poésie "Korekta twarzy" (La correction du visage).

En 1972 il obtient le Prix Kościelski décerné chaque année par une fondation installée en Suisse à un jeune écrivain polonais.

En 1975 il signe la "lettre des 59" contre le régime communiste en Pologne et exigeant la liberté de travail, de conscience, de religion, d'expression et d'information. Il participe à la création du KOR (Comité de défense des ouvriers). Pendant quelques années il travaille à l'université Adam Mickiewicz mais en 1977 il en est licencié. Après la fondation de Solidarność en 1980 il en devient membre. Grâce aux succès des protestations, il revient à l'université avant d'accepter une offre d'emploi à l'université Harvard, mais il tombe malade de la maladie de Parkinson.

En Pologne il publie huit tomes de poésie, reproduits clandestinement sur duplicateur et diffusé parmi les membres des syndicats.

En 1981 la Pologne passe sous le régime de la loi martiale nouvelle étape du combat des autorités communistes contre l'opposition. Barańczak écrit aux États-Unis ses essais sur la littérature polonaise sous le communisme notamment sur la poésie de Zbigniew Herbert ou les études "Etyka i poetyka" (L'éthique et la poétique).

En 1983 il participe à la création de "Zeszyty Literackie" (Cahiers littéraires) créé par Barbara Toruńczyk chez Kultura de Jerzy Giedroyc) à Paris dont il est toujours rédacteur et en 1986 il devient aussi le chef de "Polish Review" à New York.

Parmi les livres de poésie publiés après la chute du communisme en Pologne il y a aussi "Chirurgiczna precyzja" (La précision chirurgicale) récompensée par le prix littéraire polonais le plus prestigieux Nike en 1998.

Il est le frère de Małgorzata Musierowicz écrivain polonais pour les enfants et les jeunes.

Poésie[modifier | modifier le code]

La poésie de Barańczak révèle une grande influence de la littérature anglaise dont il est traducteur.

Il traduisit la majeure partie des œuvres de William Shakespeare et grand nombre des œuvres des poètes métaphysiques anglais du XVIIe siècle.

Les poèmes de Barańczak reposent sur une poétique qui révèle une grande richesse et diversité des formes (le poème "Południe" - Midi).

Cette exigence ne l'empêche pas d'écrire des poèmes et des chants anticommunistes très populaires pendant les années 1970 et après.

La laideur du monde polonais du régime faire lui exprimer le catastrophisme comparable aux poètes du groupe "Żagary" comme le jeune Czesław Miłosz, mais cela relève plutôt d'une autre esthétique : l'art pessimiste, toujours ravi par l'obscurité des formes et enfin saisi par la beauté abstraite.

Telles sont les "traductions de la musique" de Franz Schubert. Les chants originalement composés pour les textes de Wilhelm Müller Barańczak réinvente poétiquement ses propres textes. C'est une réinvention comparable par exemple à la "traduction de Chopin" chez d'autres poètes (par exemple Kornel Ujejski en polonais où Jean Loysel en français). Cette invention des formes reposants sur ses propres sentiments et son expérience personnelle de la vie constitue le propre de la poésie de Barańczak.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'université Jagellonne de Cracovie en 2006[1].

Livres poétiques et essais[modifier | modifier le code]

  • 1968 Korekta twarzy
  • 1970 Jednym tchem
  • 1971 Nieufni i zadufani. Romantyzm i klasycyzm w młodej poezji lat sześćdziesiątych
  • 1972 Dziennik poranny. Wiersze 1967-1971
  • 1973 Ironia i harmonia. Szkice o najnowszej literaturze polskiej
  • 1974 Język poetycki Mirona Białoszewskiego
  • 1977 Ja wiem, że to niesłuszne. Wiersze z lat 1975-1976
  • 1978 Sztuczne oddychanie
  • 1979 Etyka i poetyka. Szkice
  • 1980 Knebel i słowo. O literaturze krajowej w latach siedemdziesiątych
  • 1980 Tryptyk z betonu, zmęczenia i śniegu
  • 1981 Wiersze prawie zebrane
  • 1981 Książki najgorsze
  • 1981 Dziennik poranny. Poezje 1967-1981
  • 1981 Bo tylko ten świat bólu...
  • 1983 Czytelnik ubezwłasnowolniony. Perswazje w masowej kulturze literackiej PRL
  • 1984 Uciekinier z Utopii. O poezji Zbigniewa Herberta
  • 1986 Atlantyda i inne wiersze z lat 1981-1985
  • 1988 Przed i po. Szkice o poezji krajowej przełomu lat siedemdziesiątych i osiemdziesiątych
  • 1988 Widokówka z tego świata i inne rymy z lat 1986-1988
  • 1990 Tablica z Macondo, albo osiemnaście prób wytłumaczenia sobie i innym po co i dlaczego się pisze
  • 1991 Biografioły
  • 1991 159 wierszy. 1968-1988
  • 1994 Podróż zimowa
  • 1995 Pegaz zdębiał
  • 1996 Poezja i duch Uogólnienia. Wybór esejów 1970-1995
  • 1998 Chirurgiczna precyzja

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (pl) Doktorzy honoris causa, sur le site de l'université Jagellonne