Stade François-Coty

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Stade François-Coty
Stadium.svg
Stade François-Coty03.JPG
Généralités
Surnom(s)
Timizzolo
Adresse
Z.I du Vazzio
20000 Ajaccio
Coordonnées
Construction et ouverture
Ouverture
Rénovation
Extension
Utilisation
Clubs résidents
Propriétaire
Administration
Équipement
Surface
Pelouse
Capacité
10 500
Tribunes
Antoine Faedda (Nord)
Jean-Baptiste Poli (Est)
Honneur (Ouest)
tribune sud (sud)
Affluence record
env. 15 000 spectateurs
1969, AC Ajaccio-SC Bastia

Géolocalisation sur la carte : Ajaccio

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Le stade François-Coty est le stade du club de football ajaccien de l'AC Ajaccio. Sa capacité est actuellement de 10 500 places.

Historique[modifier | modifier le code]

Inauguré le 1er décembre 1969 sous le nom de Parc des Sports de l’ACA, le stade a toujours été appelé stade Timizzolo. Il pouvait accueillir initialement 12 000 spectateurs (pour 6 000 places assises). Le jour de l’inauguration, pas moins de 15 000 spectateurs sont recensés à l’occasion du derby corse opposant l’AC Ajaccio au SC Bastia. À noter que c’est un des rares stades à avoir une vue imprenable sur la Méditerranée.

L’enceinte est rebaptisée stade François-Coty en hommage à l’ancien maire d’Ajaccio François Coty, propriétaire du terrain offert par la famille à la mairie d'Ajaccio. Personnalité controversée de l’entre-deux guerres. Des travaux de rénovation ont été lancés en mai 2007 afin de conformer le stade, réputé pour sa vétusté, aux normes de la Ligue 1 et porter sa capacité à 13 500 places assises et couvertes. Initialement prévus pour être terminés en 2008, ces travaux, d'un coût estimé de 9 millions d’euros, ne seront pas achevés avant fin 2012. La pelouse datant de 1968 a été refaite entièrement durant l'été 2012. Concernant le stade, deux tribunes toutes neuves sont actuellement terminées, avec notamment des loges en tribune Nord. La tribune d'honneur sera refaite à neuf, durant la saison 2012-2013. Une fois les travaux terminés, la capacité du stade sera de 13 500 places.

Pour la première fois depuis 1968, la pelouse a été changée en juillet 2012. De plus, une tribune provisoire de 1800 places a été installée côté mer derrière le but[1].

Comment est née l’idée de construire un stade de football à Timizzolu ?

Lors du conseil d’administration du 21 mars 1967, les dirigeants de l'AC Ajaccio annoncent clairement leurs ambitions : « Nous voulons monter en première division ! » disent-ils à l'hôtel Dolce Vita, au cours d'une conférence de presse. Les dirigeants sont néanmoins inquiets. Le stade Jean-Lluis ne peut accueillir des matchs de D1. Il faut donc construire très rapidement un nouveau stade. Voilà plusieurs mois à présent que l’idée de bâtir une nouvelle enceinte près de Campo dell’Oro au lieu-dit « Timizzolu » fait son chemin. Puisqu'il est inconcevable que l’A.C.A. puisse rejoindre l'élite avec des installations aussi archaïques, le 28 avril 1966, on apprend qu'un nouveau stade sera construit sur le site de Timizzolu.L’emplacement n’est pas encore véritablement défini, mais il semble acquis que ce n’est pas sur la colline de Timizzolu que sera construite cette nouvelle enceinte, mais plutôt sur l’emplacement de l’ancienne carrière, en bordure immédiate de la route nationale qui mène vers Sartène. En coulisse, tout se met en place pour accueillir un club de première division à Ajaccio. Le 6 juillet de la même année, le projet s’affine. La commission départementale du Conseil Général donne son accord et transmet au préfet la convention qui sera présentée au club. Le contrat autorisant le transfert du stade Jean-Lluis sur le site de Timizzolu est signé. Les travaux commencent en octobre 1967. Les plans sont rendus publics. Selon les premières informations, on apprend que le stade portera de nouveau le nom de Jean Lluis, le légendaire président acéiste. Les premiers plans sont ambitieux. On y découvre un stade de football de 20.000 places, une piste d'athlétisme, un cours de tennis, un terrain de basket et même une piscine olympique. Inutile de préciser que toutes ces ambitions ne seront pas totalement réalisées. De plus, les architectes tiennent à préserver le site somptueux de Timizzolu, en ne construisant pas de tribune « coté mer » afin de garder la vue magnifique sur les plages de Tahiti et de Porticcio. (Photo: le conseil d'administration de l'ACA au stade Jean Lluis en 1967).

Le stade de « Timizzolu » ou François-Coty : un nouveau mythe :

C’est contre Lyon, le 17 novembre 1968 que l’A.C.A. dispute son dernier match officiel au stade Jean-Lluis. Les acéistes tiennent à signer un succès net et sans bavure, 4 à 1. C’est une page de l’histoire de l’A.C.A. qui se tourne. Dix jours plus tard, le 28 novembre 1968, les joueurs de l’A.C.A. s’entraînent pour la première fois sur la verte pelouse du stade de TimizzoluL’œuvre est grandiose : c’est le plus grand et plus beau stade de Corse ! Les journalistes locaux de l’époque, témoignent : « Les tribunes du stade de Timizzolu, si elles sont couvertes, se présentent sans panneaux protecteurs sur les cotés. Le stade est long de 108 mètre et large de 73 mètres avec un éclairage à giorno et son accès souterrain. Le stade peut aussi être utilisé sur le plan national et international. On annonce autour de la pelouse une piste de 400 mètres déroulée sur six couloirs. Les locaux situés sous les tribunes de 15.000 places forment un ensemble confortable et de bon goût comprenant quatre vestiaires avec douches et bains relaxes, les blocs sanitaires, l'infirmerie, les buvettes, bureaux, magasins à matériel, le tout, judicieusement éclairé, aéré et chauffé. De larges entrées harmonieusement façonnées, de nombreuses voies de dégagement apportent des solutions les plus satisfaisantes aux problèmes de l'accès au stade ». Le stade de Timizzolu porte dans un premier temps le nom de Jean-Lluis. (En photo: l'emplacement de Timizzolu avant la construction du stade).

Le feu d'artifice face au S.C.B.

Quelques jours plus tard, le 1er décembre 1968, l’A.C.A. reçoit le S.E.C.B. dans le cadre du premier derby corse de première division. Sans doute que ce match est l’un des plus mémorables de toute l’histoire du club. La rencontre est sur-médiatisée, et 16.000 spectateurs se rendent au match. Quelques incidents éclatent, entre supporters des deux équipes, au moment où les vingt-deux joueurs font leur entrée sur la pelouse. Ces derniers sont : Baratelli, Moïse, Brucato, Sbaïz, Calmettes, Risso, Ruelle, Sansonetti, Peretti, Marcialis et Géorgin, pour l’A.C.A., et Orsatti, Franceschetti, Tosi, Vincenti, Farina, Zénier, Ferrier, Serra, Blanchard, Blanc, Mekloufi et Erhardt, pour le sporting. Dans un match à sens unique, l’A.C.A. s’impose sur le score de 4 à 0. Le Provençal titre le lendemain : « C’était Austerlitz ! ». Victor Sinet, lui, dans France Football titrait: "Timizzolo, nouveau paradis du football" ou encore "Derby record". Toutefois, il faut attendre le 12 décembre 1971 pour que le stade soit inauguré officiellement. Peu avant la rencontre de championnat opposant l’A.C.A. à Nîmes, la fille d’un célèbre parfumeur ajaccien nommé François Coty, coupe le ruban symbolique. Le stade de « Timizzolu », que certains appelaient encore Jean-Lluis, en référence à l’ancienne enceinte, devient le stade François-Coty.

Puis, la reconstruction...

Lorsque l’A.C.A. est exclu des championnats professionnels en 1975, le stade François-Coty tombe dans l’abandon le plus total.Il faut attendre 1992 pour que des travaux de rénovation soient entrepris par la nouvelle équipe dirigeante acéiste menée par Antoine Antona, Alain Orsoni et Michel Moretti. Les deux tribunes latérales sont entièrement rénovées. Cette année là, Michel Moretti témoigne : « lorsque nous avons vu l’état des installations de François-Coty nous avons un coup au cœur ». En 1998, une tribune « nord » neuve est construite, puis on pose un toit sur la tribune « Jean-Baptiste Poli » en 2002, lorsque l’A.C.A. retrouve la Ligue 1. Enfin, en 2007, appuyé par la C.T.C. et le Conseil Général de la Corse-du-Sud, l’A.C.A. commence le financement, sur ses fonds propres, de la construction d’un nouveau stade neuf en lieu et place de l’ancienne bâtisse. Il faut toutefois attendre l'adoption de la loi Laporte, et la reconnaissance de l'enceinte comme étant "d'utilité publique", pour que les grands travaux continuent. La tribune JB Poli est entièrement rénovée et des loges sont construites en tribune nord. La tribune nord, appelée « Antoine Faedda » ancien dirigeant emblématique du club, est également couverte. Enfin, dans l'attente de la finalisation des travaux, de la rénovation de la tribune Honneur et dans le but de continuer à accueillir des matchs de Ligue 1, une tribune tubulaire est montée coté sud en 2013. D'ici 2015, le stade François-Coty ne sera plus, et laissera la place au stade Michel-Moretti flambant neuf. Une nouvelle page de l'histoire sera donc tournée...

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Bertocchini, ACA, Un Seculu in Rossu è Biancu, éditions Albiana, 2010.