Stabat Mater (Vivaldi)

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Stabat Mater
Genre Musique sacrée
Musique Antonio Vivaldi
Durée approximative 20 minutes
Dates de composition 1711-1712
Création 18 mars 1712
Brescia

Stabat Mater (RV 621) est une œuvre pour ensemble et voix (contralto) d'Antonio Vivaldi composée en 1712.

Historique[modifier | modifier le code]

Vivaldi se voit confier en 1711 la composition d'une œuvre pour la Vierge par l'église Santa Maria della Pace de Brescia, ville natale de son père Giovanni Battista Vivaldi. La première de l'œuvre fut donnée le 18 mars 1712 dans cette église à l'occasion de la fête des sept douleurs de la vierge Marie. Le Stabat Mater tombe ensuite dans l'oubli pour être redécouvert dans la première moitié du XXe siècle, comme de nombreuses œuvres du compositeur, et redonné pour la première fois en septembre 1939 par Alfredo Casella à Sienne dans le cadre de la Settimana Vivaldiana (Semaine vivaldienne).

Structure générale[modifier | modifier le code]

Cette œuvre, en fa mineur, comprend neuf mouvements :

  1. Stabat Mater dolorosa - Largo
  2. Cuius animam gementem - Adagissimo
  3. O quam tristis et afflicta - Andante
  4. Quis est homo - Largo
  5. Quis non posset contristari - Adagissimo
  6. Pro peccatis suae gentis - Andante
  7. Eia Mater, fons amoris - Largo
  8. Fac ut ardeat cor meum - Lento
  9. Amen

L'oeuvre est construite selon 3 groupes de 3 mouvements chacun, qui s'articulent sur 10 strophes du texte médiéval en latin du Stabat Mater. Les deux premiers groupes utilisent sur des paroles différentes la même base musicale. Ce procédé, inhabituel dans l'oeuvre vivaldienne et celle de ses contemporains, apporte une sensation d'unité particulière[1].

Les tempi sont globalement lents (largo, adagissimo, lento...), le seul mouvement rapide est le dernier, "Amen", indiqué Allegro.

L'exécution de l'œuvre dure environ 20 minutes.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diapason n°615, p.51, Roger-Claude Travers
  2. "Une lecture dépouillée et profonde", "un sommet vivaldien", diapason n°615.
  3. "La version gagnante de l'écoute en aveugle du n°82 de Classica: le chant tragique de Sara Mingardo et la direction habitée d'Alessandrini", La discothèque idéale de la musique classique, Actes Sud/Classica.