St Breock

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
St Breock
en cornique : Nanssans
Église St Breock
Église St Breock
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Comté Cornouailles
Code postal PL27 (WADEBRIDGE)
Indicatif 01208
Démographie
Population 725 hab. (Estimation démographique de 2009[1])
Géographie
Coordonnées 50° 30′ 40″ N 4° 51′ 14″ O / 50.511, -4.85450° 30′ 40″ Nord 4° 51′ 14″ Ouest / 50.511, -4.854  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni

Voir la carte administrative du Royaume-Uni
City locator 14.svg
St Breock

Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni

Voir la carte topographique du Royaume-Uni
City locator 14.svg
St Breock

St Breock (en cornique, Nanssans) est un village et une paroisse civile au nord de la Cornouailles, en Angleterre. Dans le passé, l’orthographe « St Breoke » était aussi en usage.

Le village de St Breock est situé à 1,6 km au sud-ouest de Wadebridge, sur la pente orientale de la vallée boisée de Nansent, et est borné au nord par la rivière Camel. Lors du recensement de 2001, la population était de 703 habitants (et de 725 selon l’estimation faite en 2009). Avec Egloshayle, à l’est, il est l’une des deux paroisses dans lesquelles la ville de Wadebridge s’est développée.

Église[modifier | modifier le code]

L’église, dédiée à Brieuc, remonte au xiiie siècle. Les bas-côtés, le transept sud et les porches sont des additions des xve siècle et xvie siècle, et l’église a été en grande partie reconstruite en 1677. Elle possède une tour crênelée avec un carillon de cinq cloches. Elle est située près d’un cours d’eau au fond de la vallée et de ce fait a été endommagée lors d’une importante inondation en 1965.

La nef est plus longue qu’il n’est d’usage dans les églises paroissiales, peut-être une conséquence de ce que les évêques d’Exeter possédaient un manoir à proximité avant la Réforme anglicane. L’église contient plusieurs beaux monuments en hommage à des membres de la famille Tredeneck et un autre, daté de 1598, à un Prideaux-Brunes. L’orgue est dû au plus célèbre organiste et facteur d’orgues de l’époque victorienne, Henry Willis[2].

Seth Ward, avant de devenir évêque d’Exeter, puis de Salisbury eut brièvement la charge de l’église en 1662.

Le monolithe de St Breock Downs[modifier | modifier le code]

Le monolithe de St Breock Downs

Le monolithe de St Breock Downs (en cornique Men Gurta) est un menhir préhistorique de 5 m de haut située près de St Breock. Il s’agit du plus grand et du plus lourd menhir de Cornouailles[3].

Pawton Manor[modifier | modifier le code]

Le domaine de Pawton Manor, à proximité de St Breock, était déjà établi pendant la période saxonne ; il était très vaste, s’étendant sur six paroisses entières et une partie de quatre autres. Il fut donné aux évêques de Sherborne par le roi Egbert de Wessex et resta à leurs successeurs jusqu’à ce qu’Henri VIII le récupère[4]. En 1086, il y avait 44 hides de terre (de l’ordre de 400 hectares), pour 60 charrues, 40 villageois et 40 fermiers ; les pâturages occupaient 12 lieues carrés (376 km2), les bois 2 lieues carrées (46 km2). En 1925, on pouvait encore voir des restes du palais évéchial et du parc aux daims[5]. Sur la colline dominant Pawton se trouve un large tertre avec des dolmens. À la ferme de Nanscowe on peut voir un pilier de pierre du ve siècle ou du vie siècle avec une inscription latine signifiant « Au fils d’Ulcagnus; et à Severus »[6],[7]. Il héberge maintenant un terrain de chasse privé.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Estimation de 2009 - Statistiques des paroisses de Cornouailles.
  2. (en) Joan Rendell, Cornish Churches, St Teath, Bossiney Books,‎ 1982.
  3. St Breock Downs Monolith, site English Heritage, consulté le 12 avril 2012.
  4. (en) Nicholas Orme, The Saints of Cornwall, Oxford, Oxford University Press,‎ 2000, 320 p. (lire en ligne).
  5. (en) Charles G. Henderson, Cornish Church Guide, Truro, Blackford,‎ 1925, p. 64-65.
  6. (en) N. Pevsner, Cornwall, Penguin Books,‎ 1970, 2e éd..
  7. (en) Thorn C. et al. (eds.), Cornwall, Chichester, Phillimore,‎ 1979, sec. 2,4 Texte et traduction du Domesday account of Pawton.

Sur les autres projets Wikimedia :