St. Louis Blues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir St Louis Blues.
Couverture de la partition, publiée en 1914

Saint Louis Blues est une chanson de blues, composée par W.C. Handy. Elle est devenue un standard de jazz qui a été popularisé notamment par Louis Armstrong.

Le titre fait référence à la ville de Saint-Louis, Missouri. C'est une des plus anciennes chansons connue de l'histoire du blues, et aussi l'une des plus reprises. La version enregistrée par Bessie Smith est très célèbre. Mais paradoxalement, ce titre a rencontré plus de succès encore dans le domaine du jazz.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hugues Panassié a utilisé les disques de jazz comme un défi à l'autorité nazie en France. Il a introduit un disque St. Louis Blues par Armstrong. Son ami Mezz Mezzrow raconte une de ses performances dans son autobiographie "Really the Blues" (La rage de vivre):

« Il présenta un disque [à la censure nazie] étiqueté "La Tristesse de Saint-Louis", et Hugues leur expliqua patiemment que c'était une chanson triste traditionnelle française parlant du pauvre et malheureux Louis XIV[1]. Ce que le cerbère de la culture ne savait pas, c'est que sous cette étiquette se cachait l'étiquette original Victor, avec Louis Armstrong comme artiste et le vrai nom du morceau St. Louis Blues. »

Interprétations[modifier | modifier le code]

Le plus vieil enregistrement connu de ce morceau serait celui paru en décembre 1915[2] chez Columbia Records sous la direction de Charles A. Prince.

Al Bernard l'a enregistré en juillet 1918 pour le label Aeolian-Vocalion (entre autres).

Autres artistes ayant repris St. Louis blues :

et aussi Chet Atkins, Count Basie, Ruth Brown, Dave Brubeck, Duke Ellington, Louis Prima, Django Reinhardt, Artie Shaw, Fats Waller, Ethel Waters, etc.

Au Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Louis est plutôt Louis IX, mais Mezz Mezzrow était plus doué pour le jazz que pour l'histoire de France.
  2. ou bien le 3 janvier 1916 d'après le site Second Hand Songs