Stéphanie de Windisch-Graetz

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Stéphanie Éléonore Marie Élisabeth Camille Philomène Véronique de Windischgrätz, princesse zu Windisch Graetz (née le 9 juillet 1909 à Ploschkowitz, en Bohême, et décédée le 7 septembre 2005 à Uccle (Belgique) fut une aristocrate autrichienne. Arrière-petite-fille de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, elle reçut son nom de baptême de sa grand-mère maternelle, la princesse Stéphanie de Belgique, épouse de l'archiduc Rodolphe d'Autriche, et fut surnommée Fée[1]. Elle ne doit pas être confondue avec sa nièce, Stéphanie de Windisch-Graetz, née en 1939 (fille de son frère François-Joseph) et épouse de M. Dermot Blundell-Hollinshead-Blundell.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stéphanie était la fille de l'archiduchesse Élisabeth-Marie d'Autriche qui avait épousé, le 23 janvier 1902, le prince Otto zu Windischgrätz (1873-1952). Ce mariage morganatique, bien qu'excluant l'archiduchesse de la succession dynastique, avait été approuvé par l'empereur François-Joseph, grand-père paternel de l'archiduchesse. Son grand-père lui accorda toutefois le droit de conserver son prédicat d'altesse impériale. La princesse Élisabeth-Marie de Windischgrätz eut quatre enfants, Stéphanie et trois fils : François-Joseph (1904-1981), Ernest (1905-1952) et Rodolphe (1907-1939).

Issue, par son père, de la maison de Windisch-Graetz et, par sa mère, de la maison de Habsbourg-Lorraine, Stéphanie était l'arrière-petite-fille de l'empereur François-Joseph et de l'impératrice Élisabeth d'Autriche (née duchesse Élisabeth en Bavière).

Enfant, la jeune princesse souffrit de l'absence de sa mère qui voyageait beaucoup entre 1905 et 1917, et de la séparation de ses parents qui se disputèrent la garde des enfants. Le tribunal proposa en décembre 1919 de confier la garde des aînés à la mère et de Stéphanie et de Rodolphe au père[2]. Ceci fut rejeté par la princesse de Windischgrätz, mais le tribunal trancha à nouveau en avril 1920 dans ce sens. Ce n'est qu'accompagné de la gendarmerie que le prince de Windischgrätz eut le droit de voir ses enfants en été 1920, mais ne put les récupérer. La gendarmerie intervint à nouveau en mars 1921 et les faits furent abondamment cités dans la presse. Stéphanie fut perturbée et souffrit de crises d'acétone[3]. Finalement les enfants restèrent auprès de leur mère. Le couple se sépara officiellement le 26 mars 1924 et divorça en 1948. La princesse de Windischgrätz était déjà, depuis 1921, la compagne du député socialiste Leopold Petznek qu'elle épousera en 1948. Les enfants vécurent d'abord au no 3 de la Maxergasse à Vienne, puis Rodolphe et Stéphanie habitèrent à partir du 4 juin 1929[4] avec leur mère dans une villa qu'elle acheta à Hütteldorf, quartier résidentiel de Vienne (la villa Winditsch-Graetz, de style Biedermeier et néo-palladien), à la périphérie ouest du centre-ville, au milieu d'un parc de 2,7 hectares[5].

Durant sa longue existence, Stéphanie Björklund, née Windisch-Graetz, fut une grande voyageuse. Elle vécut depuis son mariage en Belgique, où elle fut proche de la princesse Napoléon, née princesse Clémentine de Belgique. Elle voyagea beaucoup en Afrique (principalement au Kenya, où vivait son frère aîné François-Joseph) et également en Amérique du Sud (Argentine).

Elle n'eut le droit de voir que quelques minutes la dépouille de sa mère défunte en 1963, tandis que son mari Björklund resta devant la porte.

Famille[modifier | modifier le code]

La princesse épousa en 1933 le comte Pierre d'Alcantara de Querrieu (1907-1944), mort au camp de concentration de Sachsenhausen en 1944 pour faits de résistance, et en 1945 M. Carl Axel Björklund (1906-1986), homme d'affaires suédois[6]. Elle eut un fils de chacun de ses mariages :

  • Alvar-Étienne d'Alcantara de Querrieu (né le 30 juillet 1935)
  • Bjorn-Axel Björklund (né le 20 octobre 1944 et mort le 7 septembre 1995)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Friedrich Weissensteiner, op. cité, p. 99
  2. Friedrich Weissensteiner, op. cité, p. 127
  3. Friedrich Weissensteiner, op. cité, p. 101
  4. Friedrich Weissensteiner, op. cité, p. 155
  5. 452, Linzer Straße
  6. Il déplaisait à sa belle-mère et n'avait pas le droit d'entrer chez elle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Friedrich Weissensteiner, L'Archiduchesse rouge, Payot, Paris, 2010